24/09/2021-14:38:37
(Modification du message : 24/09/2021-14:40:23 par jsilvestre.)
RE: 15A Chez Foecouter, tests
(20/09/2021-09:43:28)pvrx a écrit : Bonjour à tous,
Je suis d'accord avec ce qui a été dit plus haut : si on fait abstraction de H2, les compressions se comportent effectivement très bien.
Encore faut-il que cette H2 n'atteigne pas des niveaux délirants, et se pose alors la question de savoir à partir de quand ce niveau peut être considéré comme délirant...
Quand on atteint 20%, cette question a du sens.
On entend souvent dire que la H2 procure une sensation flatteuse, et que c'est notamment pour ça que certains amplis à lampes sont appréciés.
Peut-être, mais sous la réserve émise plus haut, bien sûr, ce qui devient faux à très fort niveau.
Quant à la légende urbaine du "beau dégradé d'harmoniques"...
Pascal
Bonjour Pascal,
une réponse à la question se trouve dans ce papier de 2003 : http://gedlee.azurewebsites.net/Papers/D...AES_II.pdf
En résumé, les mesures de THD et IMD ne sont pas des indicateurs fiables de la qualité même pour des taux de THD dépassant 50% :
J'avoue que ces chiffres dépassent largement ce que j'imaginais, au moins dans un rapport 10! Intéressant!
Les résultats de cette étude correspondent bien avec les constations lues et entendues dans les milieux audiophiles, absence de corrélation entre les chiffres de distorsion et écoutes.
La meilleure corrélation qu'ils ont obtenue avec un autre indicateur, le "GedLee Metric" montre qu'il ne faut pas tout jeter pour autant, que certaines formes de distorsions sont plus gênantes que d'autres. Reste à trouver lesquelles et comment les mesurer. La difficulté étant qu'elles sont masquées par des distorsions non gênantes et donc invisibles pour les appareils de mesures actuels.
Un exemple trivial et facilement reproductible est le grain de riz posé sur la membrane d'un haut parleur insupportable à l'oreille mais pratiquement invisible avec une mesure de distorsion.
Avec mes petits moyens j'ai essayé d'investiguer dans ce sens du coté de l'électronique. Sans trop de surprises la conclusion est identique certaines distorsions peuvent être à la fois très gênantes et très faibles et donc impossibles à mesurer masquées par d'autres distorsions ou bruits. Avec un peu de persévérance et beaucoup de temps il est parfois possible d'avoir une estimation de leur amplitude en extrapolant des mesures et simulations. Elles peuvent êtres vraiment très faibles ce qui ne facilite rien bien au contraire!
Par contre une fois identifiées et supprimées ou réduites en modifiant le schéma l'oreille le ressent immédiatement.
Il reste du travail!
joël
