03/08/2025-15:01:01
Michael Jackson - Dangerous: Edition MOFI SACD/Vinyl parfaites ou avec des problèmes?
Bonjour,
MOFI a accompli un travail remarquable sur Dangerous en utilisant à la fois les bandes mères analogiques et numériques.
En effet, l’album Dangerous a été initialement produit selon une approche à double format : enregistré et mixé en analogique, avec un transfert simultané en numérique.
Cela explique la présence à la fois de sources analogiques et numériques pour cette édition. L’album comprend trois formats de bandes maîtresses analogiques et un format numérique :
• Master analogique ½” / 30 IPS avec réduction de bruit Dolby SR, transféré en DSD 256, pour les morceaux : “Jam”, “Why You Wanna Trip on Me”, “In the Closet”, “She Drives Me Wild”, “Remember the Time”, “Can't Let Her Get Away”, “Dangerous”
• Master numérique Mitsubishi X-86 HS – format ¼” 48kHz / 16-bit, transféré en DSD 256, pour : “Heal the World”, “Keep the Faith”
• Master analogique ½” / 30 IPS transféré en DSD 256, pour : “Black or White”, “Who Is It”, “Give in to Me”
• Master analogique ¼” / 30 IPS avec réduction de bruit Dolby SR, transféré en DSD 256, pour : “Will You Be There”, “Gone Too Soon”
Un examen approfondi des sources utilisées pour cette réédition MoFi révèle une volonté claire de privilégier la filiation analogique chaque fois que cela est possible, en accord avec l’engagement du label pour des sorties audiophiles et d’archives de haute fidélité.
La présence de multiples formats maîtres, y compris des bandes analogiques ½” et ¼”, ainsi que du numérique, témoigne d’une histoire de production hybride et d’une stratégie de conservation façonnée par les transitions technologiques et l’état des matériaux originaux.
Pour une analyse approfondie de ces éditions MOFI, nous comparerons quatre échantillons, chacun provenant d’un master différent.
Pour chaque extrait, nous comparerons le spectre de la version SACD à celui du CD japonais de 1991, ainsi que le spectre de la version vinyle à celui de ce même CD japonais.
L’utilisation combinée de bandes analogiques et numériques est clairement visible dans le spectrogramme ci-dessous, où la zone verte indique les morceaux issus de sources numériques. Ces pistes présentent une bande passante limitée à environ 24 kHz, correspondant au master numérique enregistré sur un Mitsubishi X-86 HS ¼” 48 kHz / 16-bit.
Spectrogramme avec sources maîtresses
Le premier morceau analysé est Jam. Pour ce morceau dans la version SACD, des points clés se dégagent :
Les spectres révèlent des variations dans l’équilibre sonore entre la version SACD et la version CD de 1991.
Cet équilibre diffère également de la version vinyle, où les différences sont moins marquées, surtout dans la plage des basses fréquences.
Cela s’explique par le fait que les basses et sous-basses sont mixées en mono sur les pressages vinyle.
Spectre : Jam (SACD) (blanc) vs CD (bleu), fréquence d’échantillonnage 88,2 kHz.
Spectre : Jam (vinyle) (blanc) vs CD (bleu), fréquence d’échantillonnage 192 kHz.
L’analyse du spectre stéréo ci-dessous du SACD met en évidence des variations entre les canaux droit et gauche dans les basses (zone verte) et les hautes fréquences (zone jaune), variations absentes sur le CD de 1991.
Ces différences expliquent en partie les écarts d’écoute relevés sur la version SACD, ainsi que les critiques émises par de nombreux auditeurs. Les écarts observés sont principalement significatifs sur le titre Jam. Les graphiques spectraux pour chaque piste sont disponibles à la fin de l’article.
Le point positif le plus notable est le travail réalisé par l’équipe MOFI, qui a livré la version la plus dynamique de Dangerous à ce jour.
Cependant, et c’est un point clé, cette plage dynamique s’accompagne d’une certaine inconsistance d’un morceau à l’autre.
Certaines chansons, comme Will You Be There, sonnent de façon exceptionnelle, tandis que d’autres, comme Jam, déçoivent davantage.
Dans ce dernier cas, on peut se demander s’il s’agit d’une erreur de mastering SACD ou simplement du résultat d’une bande maîtresse endommagée.
Et si la bande maîtresse était effectivement inutilisable, pourquoi une autre source n’a-t-elle pas été choisie ?
Cette question a été soumise à MOFI. Nous attendons actuellement leur réponse.
Retrouvez l’analyse de toutes les pistes et extraits ici (lien)
Bonne écoute
Jean-François
MOFI a accompli un travail remarquable sur Dangerous en utilisant à la fois les bandes mères analogiques et numériques.
En effet, l’album Dangerous a été initialement produit selon une approche à double format : enregistré et mixé en analogique, avec un transfert simultané en numérique.
Cela explique la présence à la fois de sources analogiques et numériques pour cette édition. L’album comprend trois formats de bandes maîtresses analogiques et un format numérique :
• Master analogique ½” / 30 IPS avec réduction de bruit Dolby SR, transféré en DSD 256, pour les morceaux : “Jam”, “Why You Wanna Trip on Me”, “In the Closet”, “She Drives Me Wild”, “Remember the Time”, “Can't Let Her Get Away”, “Dangerous”
• Master numérique Mitsubishi X-86 HS – format ¼” 48kHz / 16-bit, transféré en DSD 256, pour : “Heal the World”, “Keep the Faith”
• Master analogique ½” / 30 IPS transféré en DSD 256, pour : “Black or White”, “Who Is It”, “Give in to Me”
• Master analogique ¼” / 30 IPS avec réduction de bruit Dolby SR, transféré en DSD 256, pour : “Will You Be There”, “Gone Too Soon”
Un examen approfondi des sources utilisées pour cette réédition MoFi révèle une volonté claire de privilégier la filiation analogique chaque fois que cela est possible, en accord avec l’engagement du label pour des sorties audiophiles et d’archives de haute fidélité.
La présence de multiples formats maîtres, y compris des bandes analogiques ½” et ¼”, ainsi que du numérique, témoigne d’une histoire de production hybride et d’une stratégie de conservation façonnée par les transitions technologiques et l’état des matériaux originaux.
Pour une analyse approfondie de ces éditions MOFI, nous comparerons quatre échantillons, chacun provenant d’un master différent.
Pour chaque extrait, nous comparerons le spectre de la version SACD à celui du CD japonais de 1991, ainsi que le spectre de la version vinyle à celui de ce même CD japonais.
L’utilisation combinée de bandes analogiques et numériques est clairement visible dans le spectrogramme ci-dessous, où la zone verte indique les morceaux issus de sources numériques. Ces pistes présentent une bande passante limitée à environ 24 kHz, correspondant au master numérique enregistré sur un Mitsubishi X-86 HS ¼” 48 kHz / 16-bit.
Spectrogramme avec sources maîtresses
Le premier morceau analysé est Jam. Pour ce morceau dans la version SACD, des points clés se dégagent :
Les spectres révèlent des variations dans l’équilibre sonore entre la version SACD et la version CD de 1991.
Cet équilibre diffère également de la version vinyle, où les différences sont moins marquées, surtout dans la plage des basses fréquences.
Cela s’explique par le fait que les basses et sous-basses sont mixées en mono sur les pressages vinyle.
Spectre : Jam (SACD) (blanc) vs CD (bleu), fréquence d’échantillonnage 88,2 kHz.
Spectre : Jam (vinyle) (blanc) vs CD (bleu), fréquence d’échantillonnage 192 kHz.
L’analyse du spectre stéréo ci-dessous du SACD met en évidence des variations entre les canaux droit et gauche dans les basses (zone verte) et les hautes fréquences (zone jaune), variations absentes sur le CD de 1991.
Ces différences expliquent en partie les écarts d’écoute relevés sur la version SACD, ainsi que les critiques émises par de nombreux auditeurs. Les écarts observés sont principalement significatifs sur le titre Jam. Les graphiques spectraux pour chaque piste sont disponibles à la fin de l’article.
Le point positif le plus notable est le travail réalisé par l’équipe MOFI, qui a livré la version la plus dynamique de Dangerous à ce jour.
Cependant, et c’est un point clé, cette plage dynamique s’accompagne d’une certaine inconsistance d’un morceau à l’autre.
Certaines chansons, comme Will You Be There, sonnent de façon exceptionnelle, tandis que d’autres, comme Jam, déçoivent davantage.
Dans ce dernier cas, on peut se demander s’il s’agit d’une erreur de mastering SACD ou simplement du résultat d’une bande maîtresse endommagée.
Et si la bande maîtresse était effectivement inutilisable, pourquoi une autre source n’a-t-elle pas été choisie ?
Cette question a été soumise à MOFI. Nous attendons actuellement leur réponse.
Retrouvez l’analyse de toutes les pistes et extraits ici (lien)
Bonne écoute
Jean-François

