Livre : "It's a teenager dream, itinéraire d'un ingénieur du son"
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Livre : "It's a teenager dream, itinéraire d'un ingénieur du son"
Le 21/11/2025 est ressorti le livre "It's a teenager dream, itinéraire d'un ingénieur du son" 

Nouvelle édition enrichie depuis la première édition parue en 2016
Editeur : le mot et le reste
ISBN : 9782384317523

Dominique Blanc-Francard est le père de Mathieu Blanc-Francard, plus connu sous le nom de Sinclair et de Hubert Blanc-Francard du groupe Cassius.

Son autobiographie est remarquable pour qui s’intéresse aux techniques de la prise de son sous toutes ses coutures de 1963 à nos jours. Les techniques, les petits secrets, les bricolages insensés, les trucs innommables qui se cachent derrière les pochettes rutilantes des disques. L'histoire commence par l'analogique avec ses prises de son en direct (pas encore de multipistes), jusqu'au premier enregistreur numérique Mincom 3M 32 pistes numériques en 1978 et ainsi de suite.. 

Pour DBF, tout commence en 1963 quand un ingénieur du son, Robert Gaffinel (1939 – 2007) se présente chez Europe 1 pour demander aux ingénieurs du son s'ils connaissaient un confrère pour s’occuper du nouveau studio qu'il venait de créer au 35 bis rue de l'Abbé Grégoire à Paris. Ni une ni deux, Papa Jean-Marie Blanc-Francard, pionnier de la RTF, saute sur l'occasion et s'écrit : "mon fils" !

Son fils, Dominique, 19 ans, guitariste désœuvré, ne connaissait rien aux techniques du son, il passait le plus clair de son temps à jouer aux dés, mais il avait quand même à son actif plusieurs 45 tours réalisé avec son groupe de rock "Les Pingouins" dans lequel il était bassiste, un groupe créé en 1962 aux Grandes Terres à Marly le Roi avec Alain Fournier. Une chanson "Ho les filles Ho les filles" sera reprise en 1973 par le groupe Au bonheur des dames. C’est utile d’être musicien, à la lecture du livre on comprend qu’il a souvent recollé les morceaux de mauvais musiciens pour essayer d’en tirer quelque chose d’exploitable.

Un beau jour de 1963, Dominique se présente donc au studio Gaffinel, un studio indépendant qui deviendra en 1968 le studio ETA Editions et Techniques Audiovisuelles. Dominique y découvre, p37 : "au bout d'un long couloir une toute petite cabine avec un baffle posé contre le mur, un micro, un magnéto une piste". 
Aux États-Unis, la tradition fait naitre de belles réussites dans un garage, en France c’est au bout d’un couloir Smile C'est le début d'une grande aventure qui fera de DBF l'un des plus grand ingénieur du son Français, toujours actif (studio labomatic) connu notamment pour son travail au studio du château d'Hérouville fondé par le musicien Michel Magne qui a inventé en 1969 le concept de studio résidentiel avec piscine et champagne. Quand DBF s’y installe, il a déjà la réputation d’avoir « le son » c’est alors que la réputation du studio devient mondiale. Il enregistre les plus grands musiciens du rock : Elton John, Cat Stevens, David Bowie, T-Rex, Grateful Dead, pink Floyd...

Et pourquoi avait-il « le son » ? Il l’explique lui-même lors d’interviews : parce que les studios parisiens étaient constitués d'ingénieurs du son très sérieux en blouses blanches. Avec eux, il ne fallait pas dépasser le sacro-saint 0dB Vu parce qu'ensuite commençait le monde inconnu des distorsions.. Dominique quand à lui s'est fié à ses seules oreilles et au résultat en n’hésitant pas à pousser les aiguilles dans la zone rouge, bref, il avait "le son".

Texte : Multiplex

image : éditions le mot et le reste 2025
image : photo 1971 provenant du dépliant publicitaire du château d'Hérouville, Dominique Blanc-francard au premier plan et Michel Magne


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#2
RE: Livre : "It's a teenager dream, itinéraire d'un ingénieur du son"
bonsoir ,

merci pour ce sujet

claude
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