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ET SI …
Pensée du jour en ce jeudi 19 décembre 2024 .
ET SI …
Et si, chacun de nous avions notre propre perception de tout ce que l’on peut entendre, avec une signature spécifique et unique à chacun ?
Chaque personne a une voix qui est unique, partant de cette observation, pourquoi chacun d’entre nous n’aurait il pas aussi une unique perception de tout ce qu’il entend et en particulier de la musique ?
Si nous avons tous des organes différents dans la gorge qui définissent notre voix, pourquoi n’en serait il pas aussi vrai pour le système auditif ?
Pourquoi devrions nous tous entendre de la même façon ?
D’autant que nous avons aussi tous un cerveau différent !
Cela expliquerait peut être pourquoi nous sommes si souvent en contradiction avec avec d’autres personnes ayant eu l’occasion de participer à une écoute commune !
Bien cordialement.
Gilles
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RE: ET SI …
(19/12/2024-17:59:10)Bamboufou a écrit : Pourquoi devrions nous tous entendre de la même façon ?
D’autant que nous avons aussi tous un cerveau différent !
Cela expliquerait peut être pourquoi nous sommes si souvent en contradiction avec avec d’autres personnes ayant eu l’occasion de participer à une écoute commune !
Bonjour Bamboufou,
A mon avis nous entendons tous de la même manière.
Les différences viennent selon moi de la hiérarchisation de nos priorités dans l'appréciation de la musique. Autrement dit, nous avons tous des attentes bien précises sur tels ou tels critères que nous ne plaçons pas au même rang dans nos listes personnelles.
Ce constat que je m'évertue d'être le plus objectif possible est la conclusion de nos dizaines ( avec les copains ) d'écoutes chez les audiophiles et des débats qui s'en sont suivis.
Certains ne jurent que par la transparence et le détail, d'autres par la véracité des timbres, la finesse, d'autres encore par l'image 3D de la scène sonore etc...reléguant ainsi les autres critères en fin de liste.
Pendant les écoutes, ils focalisent sur les points qui leurs tiennent le plus à coeur et en oublient le résultat global.
Ou pour faire court, ça ne leur plait pas.
Exemple : Deux de mes amis audiophiles ne jurent que par la dynamique, adeptes donc des grosses gamelles à haut rendement poussées par de bons gros amplis bien costauds, car selon eux c'est le seul moyen de se rapprocher d'une écoute à niveau réel. La finesse, le détail de la mouche qui vole au seizième rang étant le dernier de leur soucis. Bon ben forcément, quand ces deux là vont écouter une petite biblio bas rendement, ils trouvent ça nul à chier.
Et inversement, ceux qui aiment les écoutes intimiste, en sourdine, vont trouver que le système haut rendement c'est de la grosse sono qui tache et qui arrache la tête.
Je sais pas si vous voyez l'idée que j'essaie de développer ici ?
A titre perso je focalise aujourd'hui beaucoup sur l'acoustique de la pièce.
Quand elle est très mauvaise, je n'entends plus que ça, peut importe le niveau qualitatif et financier du dit système que j'écoute. J'en ressorts bien souvent en me disant " quel gâchis " de dépenser autant d'argent pour un résultat si décevant alors que si un petit dixième de la somme investie dans le matos l'était en traitement acoustique, on en aurait au centuple.
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RE: ET SI …
Bonjour,
Ah, alors personnellement, j'aime bien l'avis donné par Rico38
D'autant plus lorsqu'il mentionne l'acoustique de la pièce :
au final, le couplage HPs/salle c'est bien ce qui donne une dominante majoritaire au "style sonore" de ce qui est retranscrit chez l'un ou chez l'autre
...
Je rajouterai aussi qu'il existe certainement une notion de culture d'écoute en audio,
et que dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, le meilleur côtoie souvent le pire ...
... les "goûts et les couleurs" en quelque sorte
crdt.
" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms."
Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
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RE: ET SI …
La plupart d'entre nous écoutent la musique dans leur salon, bien peu ont une pièce dédiée qu'ils peuvent traiter en conséquence.
Avec un égaliseur ou un DSP, on peut gommer les plus gros défauts d'une pièce d'écoute non traitée, hélas, ce traitement plombe un peu la dynamique.
L'écoute de la musique nécessite de faire des compromis, ce qu'il manque, c'est une référence, chacun sait qu'en revenant d'un bon concert, si on allume son système, on l'éteint bien vite...
Un bon casque constitue une référence surtout au niveau des timbres, mon vieux Stax est ma référence.
Cdt,
Gérard
NAS Synology, RaspberryPI 3B+ carte Allo Digione Signature, DAC SMSLSU9 ampli Hiraga 30W modifié, enceintes DIY "Papillon" V2, enceintes Martin Logan Scénario, Jedi, Jack Russel audiophile.
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RE: ET SI …
Bonjour Jean François
Tu as bien appréhendé le sens de ma réflexion !
La psychoacoustic est passionnante et peut peut être répondre à certaines interrogations !
Bien cordialement.
Gilles
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20/12/2024-14:45:28
(Modification du message : 20/12/2024-14:46:52 par ketalar.)
RE: ET SI …
Merci d'avoir enfoncé les portes. C'est nécessaire de temps en temps.
Il en va de l'écoute de la MUSIQUE comme pour tout le reste : il y en a pour tous les goûts.
Reste que l'audiophile pousse (*) son système vers ses goûts personnels.
Après les mesures - mais il en faut bien un peu - le reste n'est que subjectif voire littérature commerciale. En Hifi, les influenceurs ne datent pas d'hier !
* : le bouchon d'oreille ;-)
Tous mes voeux "de saison"
...et lis tout de même le Toole, si ce n'est pas déjà fait.
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RE: ET SI …
(20/12/2024-14:14:53)Bamboufou a écrit : La psychoacoustic est passionnante et peut peut être répondre à certaines interrogations ! Cela me semble évident. Pas mal d'audiophiles (plus qu'on ne le croit) écoutent au casque, comme l'a souligné Gérard. Et là, il n'est plus question de la pièce, de ces modes, et de son traitement.
Certains ne jurent que par le casque électrostatique, d'autres non. À ce niveau, c'est l'électronique en amont qui rentre en jeu avec la qualité du casque, bien entendu.
Mais comment expliquer dans ce cas que sur le même casque, avec la même électronique, deux auditeurs différents et musiciens professionnels apprécient ou n'apprécient pas ?
La réponse "parce qu'ils n'entendent pas la même chose" me parait la plus logique...
Notre audition, c'est 2 capteurs, pas bien fameux comparés à un micro de mesure calibré, mais surtout une usine ultra complexe à traitements.
Jean Hiraga avait dans l'audiophile écrit un sujet très intéressant, "entendons-nous comme les asiatiques". M'étant rendu moi-même assez régulièrement au Japon, la chose m'avait particulièrement intéressée, et éveillée précisément au sujet que tu as créé. Le sujet date, mais est toujours d'actualité.
http://6bm8.lab.free.fr/Documentations/R...HYSIO.html
J'avais fait un petit jeu avec un fichier posté sur ce forum, pour voir ce que les autres membres entendaient. Bien peu s'y sont prêtés.
Il y a eu des exemples frappants : Jimbee, dont je ne doute pas de la qualité de son système, a perçu "St Eustache", alors que personnellement, j'entends "scotché". Nous sommes là à la limite du perceptible...
https://forums.melaudia.net/showthread.p...t=eustache
Des expériences, faites en aveugle sur la focalisation auditive dans l'espace, ont montré un taux d'erreur important suivant les sujets :
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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RE: ET SI …
Citation :Des expériences, faites en aveugle sur la focalisation auditive dans l'espace, ont montré un taux d'erreurs important suivant les sujets :
Sujet dont j'ai retrouvé le papier : En page 56 et suivantes, le dispositif, puis les méthodes et les résultats.
these_archivage_3153861o.pdf (Taille : 23,98 Mo / Téléchargements : 144)
Et là, aucune mesure, aucun logiciel n'est encore capable d'expliquer notre perception individuelle du son dans l'espace, ce que les audiophiles appellent communément l'image, la focalisation ou encore la profondeur.
À propos de Hors Sujet, DSP et modes de la pièce ne le seraient-ils pas ?
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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RE: ET SI …
(20/12/2024-15:26:45)6336A a écrit : (20/12/2024-14:14:53)Bamboufou a écrit : La psychoacoustic est passionnante et peut peut être répondre à certaines interrogations ! Cela me semble évident. Pas mal d'audiophiles (plus qu'on ne le croit) écoutent au casque, comme l'a souligné Gérard. Et là, il n'est plus question de la pièce, de ces modes, et de son traitement.
Certains ne jurent que par le casque électrostatique, d'autres non. À ce niveau, c'est l'électronique en amont qui rentre en jeu avec la qualité du casque, bien entendu.
Mais comment expliquer dans ce cas que sur le même casque, avec la même électronique, deux auditeurs différents et musiciens professionnels apprécient ou n'apprécient pas ?
La réponse "parce qu'ils n'entendent pas la même chose" me parait la plus logique...
Notre audition, c'est 2 capteurs, pas bien fameux comparés à un micro de mesure calibré, mais surtout une usine ultra complexe à traitements.
Jean Hiraga avait dans l'audiophile écrit un sujet très intéressant, "entendons-nous comme les asiatiques". M'étant rendu moi-même assez régulièrement au Japon, la chose m'avait particulièrement intéressée, et éveillée précisément au sujet que tu as créé. Le sujet date, mais est toujours d'actualité.
http://6bm8.lab.free.fr/Documentations/R...HYSIO.html
J'avais fait un petit jeu avec un fichier posté sur ce forum, pour voir ce que les autres membres entendaient. Bien peu s'y sont prêtés.
Il y a eu des exemples frappants : Jimbee, dont je ne doute pas de la qualité de son système, a perçu "St Eustache", alors que personnellement, j'entends "scotché". Nous sommes là à la limite du perceptible...
https://forums.melaudia.net/showthread.p...t=eustache
Des expériences, faites en aveugle sur la focalisation auditive dans l'espace, ont montré un taux d'erreur important suivant les sujets :
Un membre du vert a donné ces précisions qui éclairent un peu les choses !
notre capacité d'audition (de même que la pensée, d'ailleurs) est en partie conditionnée par la langue qu'on parle.
Les gammes de fréquences sont très différentes selon les langues, et le français a une bande passante assez réduite.
D'où la difficulté des français a apprendre de nouvelles langues.
Bien sûr par la suite l'audition s'"éduque", en réactivant les synapses correspondant.
"Chaque peuple perçoit les sons à sa manière. Pour un français, le chant du coq est proche de « cocorico ». Pour un anglais, c’est « cock-a-doodle-do » qui est perçu et pour un allemand « kikeriki »! Le chant du coq est bien-entendu le même quelque soit son pays d’origine, mais la personne qui écoute son chant perçoit des fréquences différentes en fonction de sa langue maternelle. A la naissance, l’oreille humaine est capable d’entendre une large plage de fréquences s’étalant de 16 à 20 000 hertz (sons graves à aigus). Avec le temps et soumis à un environnement sonore plus ou moins limité, l’oreille peut se refermer par manque de stimulation. Par exemple, un Français parle principalement entre 1 000 et 2 000 Hz. Les Anglais quant à eux privilégient les zones de fréquences de 2000 à 16000 Hz, les Espagnols de 125 à 500 Hz, les Russes de 125 à 16000 Hz, etc. Par manque de stimulations, notre oreille peut se « fermer » à certaines fréquences.Sur l’étendue des fréquences sonores de la voix humaine, le français n’utilise qu’un octave, contre quatre en anglais et 11 en russe. Les français ne sont alors guère avantagés pour devenir polyglottes, à moins d’une sensibilisation aux langues dès le plus jeune âge.
En effet, à la naissance, le bébé naît avec des milliers de synapses qui représentent toutes les possibilités de connexions. C’est en grandissant que les synapses non utilisées se désactivent d’où la plus grande difficulté à apprendre une langue à laquelle on n’a pas été confrontée dans son enfance.
Bien cordialement.
Gilles
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(Modification du message : 21/12/2024-09:00:29 par claude m4.)
RE: ET SI …
(20/12/2024-17:55:55)Bamboufou a écrit : (20/12/2024-15:26:45)6336A a écrit : (20/12/2024-14:14:53)Bamboufou a écrit : La psychoacoustic est passionnante et peut peut être répondre à certaines interrogations ! Cela me semble évident. Pas mal d'audiophiles (plus qu'on ne le croit) écoutent au casque, comme l'a souligné Gérard. Et là, il n'est plus question de la pièce, de ces modes, et de son traitement.
Certains ne jurent que par le casque électrostatique, d'autres non. À ce niveau, c'est l'électronique en amont qui rentre en jeu avec la qualité du casque, bien entendu.
Mais comment expliquer dans ce cas que sur le même casque, avec la même électronique, deux auditeurs différents et musiciens professionnels apprécient ou n'apprécient pas ?
La réponse "parce qu'ils n'entendent pas la même chose" me parait la plus logique...
Notre audition, c'est 2 capteurs, pas bien fameux comparés à un micro de mesure calibré, mais surtout une usine ultra complexe à traitements.
Jean Hiraga avait dans l'audiophile écrit un sujet très intéressant, "entendons-nous comme les asiatiques". M'étant rendu moi-même assez régulièrement au Japon, la chose m'avait particulièrement intéressée, et éveillée précisément au sujet que tu as créé. Le sujet date, mais est toujours d'actualité.
http://6bm8.lab.free.fr/Documentations/R...HYSIO.html
J'avais fait un petit jeu avec un fichier posté sur ce forum, pour voir ce que les autres membres entendaient. Bien peu s'y sont prêtés.
Il y a eu des exemples frappants : Jimbee, dont je ne doute pas de la qualité de son système, a perçu "St Eustache", alors que personnellement, j'entends "scotché". Nous sommes là à la limite du perceptible...
https://forums.melaudia.net/showthread.p...t=eustache
Des expériences, faites en aveugle sur la focalisation auditive dans l'espace, ont montré un taux d'erreur important suivant les sujets :
Un membre du vert a donné ces précisions qui éclairent un peu les choses !
notre capacité d'audition (de même que la pensée, d'ailleurs) est en partie conditionnée par la langue qu'on parle.
Les gammes de fréquences sont très différentes selon les langues, et le français a une bande passante assez réduite.
D'où la difficulté des français a apprendre de nouvelles langues.
Bien sûr par la suite l'audition s'"éduque", en réactivant les synapses correspondant.
"Chaque peuple perçoit les sons à sa manière. Pour un français, le chant du coq est proche de « cocorico ». Pour un anglais, c’est « cock-a-doodle-do » qui est perçu et pour un allemand « kikeriki »! Le chant du coq est bien-entendu le même quelque soit son pays d’origine, mais la personne qui écoute son chant perçoit des fréquences différentes en fonction de sa langue maternelle. A la naissance, l’oreille humaine est capable d’entendre une large plage de fréquences s’étalant de 16 à 20 000 hertz (sons graves à aigus). Avec le temps et soumis à un environnement sonore plus ou moins limité, l’oreille peut se refermer par manque de stimulation. Par exemple, un Français parle principalement entre 1 000 et 2 000 Hz. Les Anglais quant à eux privilégient les zones de fréquences de 2000 à 16000 Hz, les Espagnols de 125 à 500 Hz, les Russes de 125 à 16000 Hz, etc. Par manque de stimulations, notre oreille peut se « fermer » à certaines fréquences.Sur l’étendue des fréquences sonores de la voix humaine, le français n’utilise qu’un octave, contre quatre en anglais et 11 en russe. Les français ne sont alors guère avantagés pour devenir polyglottes, à moins d’une sensibilisation aux langues dès le plus jeune âge.
En effet, à la naissance, le bébé naît avec des milliers de synapses qui représentent toutes les possibilités de connexions. C’est en grandissant que les synapses non utilisées se désactivent d’où la plus grande difficulté à apprendre une langue à laquelle on n’a pas été confrontée dans son enfance.
bonjour gilles ,
as tu lu les livres d'A.Tomatis ?
"a perçu "St Eustache"
quelle coincidence
bonne journée
claude
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