05/01/2011-09:40:31
(Modification du message : 05/01/2011-09:43:11 par jeanmichellcl.)
Contrôle en courant des HPs
Bonjour,
La vision classique du controle en courant d'un haut-parleur qu'ont la plupart des audiophiles est basée sur une mauvaise application de la loi d'Ohm. On peut la résumer ainsi:
_ la courbe d'impédance électrique d'un haut-parleur est chahutée
donc si on l'alimente en courant par un ampliifcateur en transconductance ou encore au travers d'une résistance série de grande valeur la courbe de réponse sera chahutée.
C'est une mauvaise manière de voir les choses car l'impédance d'un haut-parleur ne se résume pas à la courbe donnant le module de l'impédance électrique en fonction de la fréquence.
D'après moi il est bien préférable de considérer tous les aspects de l'impédance et la courbe de phase est aussi importante à considérer. Toutefois celle ci est difficile à utiliser et mieux vaut considérer l'impédance électrique sous sa forme impulsionelle qui amène à voir comment l'énergie est stockée puis relachée dans le temps.
Pour un haut-parleur (électrodynamqiue) parfait la courbe d'impédance est très simple à modéliser, c'est celle d'un circuit résonateur RLC. Parmi les caractéristiques qui apportent des perturbations à la courbe d'imépdance il y a ensuite:
1) celles qui se rapportent à des caractéristqiues physiques du haut-parleurs liées au choix fait durant sa conception et au problème de réslisation,
2) celles liées à la charge du haut-parleur (variation de la fréquence de résonance, apparition de pics d'impédance électrique secondaires additionnels , ...
Dans le haut-parleur réel il existe souvent des éléments qui stockent l'énergie, résonent et restituent l'énergie de manière différée. Ces éléments sont rarement situées au niveau de la membrane qui rayonne, l'énergie libérée par chaque élement sera donc également rayonnée avec retard. Il est donc très important de bien considérer cet aspect temporel qui a des répercussions à la fois sur l'impédance électrique et sur la réponse du haut-parleur.
Voici des résultats de l'analyse, faite à ETF2010 de la TAD TD2001 de Mélaudia sur le pavillon J321 de couleur noire offert par Marco Henry à Mélaudia .
On verra que la cavité située en arrière de la bobine et qui stocke, résonne vers 1600Hz et restitue l'énergie avec retard et dont on sait qu'elle a un effet important sur la courbe d'impédance électrique de la TD2001 a aussi un efeft sur la courbe de phase, la courbe de retard de groupe et la courbe de réponse. Elle a aussi un effet visible en trois points des spectrogrammes (les zones limitées par un trait noire résultent d'une soustraction du spectrogramme de la TD2001 controlé en tension avec le spectrogramme de la TD2001 controlé en courant).
L'effet de l'inductance de la bobine est aussi bien visible sur plusieurs de ces courbes. Le controle en courant permet d'en minimiser les effets et d'obtenir une réponse plus linéaire (et descendant de manière douce et non abrupte dans l'aigu). D'autre part, le contrôle en courant, permet de diminuer la distorsion au dessus de 2000Hz.
On verra également ci-après le résultats de mesures effectuées à Bezons en 2009 sur le pavillon en aluminium de Frédéric Fontaine chargeant la TAD TD2001 (attention dans ce cas la mesure est faite avec le filtre passe-haut).
Cordiales salutations,
Jean-Michel Le Cléac'h
La vision classique du controle en courant d'un haut-parleur qu'ont la plupart des audiophiles est basée sur une mauvaise application de la loi d'Ohm. On peut la résumer ainsi:
_ la courbe d'impédance électrique d'un haut-parleur est chahutée
donc si on l'alimente en courant par un ampliifcateur en transconductance ou encore au travers d'une résistance série de grande valeur la courbe de réponse sera chahutée.
C'est une mauvaise manière de voir les choses car l'impédance d'un haut-parleur ne se résume pas à la courbe donnant le module de l'impédance électrique en fonction de la fréquence.
D'après moi il est bien préférable de considérer tous les aspects de l'impédance et la courbe de phase est aussi importante à considérer. Toutefois celle ci est difficile à utiliser et mieux vaut considérer l'impédance électrique sous sa forme impulsionelle qui amène à voir comment l'énergie est stockée puis relachée dans le temps.
Pour un haut-parleur (électrodynamqiue) parfait la courbe d'impédance est très simple à modéliser, c'est celle d'un circuit résonateur RLC. Parmi les caractéristiques qui apportent des perturbations à la courbe d'imépdance il y a ensuite:
1) celles qui se rapportent à des caractéristqiues physiques du haut-parleurs liées au choix fait durant sa conception et au problème de réslisation,
2) celles liées à la charge du haut-parleur (variation de la fréquence de résonance, apparition de pics d'impédance électrique secondaires additionnels , ...
Dans le haut-parleur réel il existe souvent des éléments qui stockent l'énergie, résonent et restituent l'énergie de manière différée. Ces éléments sont rarement situées au niveau de la membrane qui rayonne, l'énergie libérée par chaque élement sera donc également rayonnée avec retard. Il est donc très important de bien considérer cet aspect temporel qui a des répercussions à la fois sur l'impédance électrique et sur la réponse du haut-parleur.
Voici des résultats de l'analyse, faite à ETF2010 de la TAD TD2001 de Mélaudia sur le pavillon J321 de couleur noire offert par Marco Henry à Mélaudia .
On verra que la cavité située en arrière de la bobine et qui stocke, résonne vers 1600Hz et restitue l'énergie avec retard et dont on sait qu'elle a un effet important sur la courbe d'impédance électrique de la TD2001 a aussi un efeft sur la courbe de phase, la courbe de retard de groupe et la courbe de réponse. Elle a aussi un effet visible en trois points des spectrogrammes (les zones limitées par un trait noire résultent d'une soustraction du spectrogramme de la TD2001 controlé en tension avec le spectrogramme de la TD2001 controlé en courant).
L'effet de l'inductance de la bobine est aussi bien visible sur plusieurs de ces courbes. Le controle en courant permet d'en minimiser les effets et d'obtenir une réponse plus linéaire (et descendant de manière douce et non abrupte dans l'aigu). D'autre part, le contrôle en courant, permet de diminuer la distorsion au dessus de 2000Hz.
On verra également ci-après le résultats de mesures effectuées à Bezons en 2009 sur le pavillon en aluminium de Frédéric Fontaine chargeant la TAD TD2001 (attention dans ce cas la mesure est faite avec le filtre passe-haut).
Cordiales salutations,
Jean-Michel Le Cléac'h
