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17/01/2026-10:41:48
(Modification du message : 17/01/2026-10:50:45 par Ragnarsson.)
RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
En streaming les données ne sont pas compressées à la volée mais pre-enregistrés compressés. Leur transport se fait via HTTP/TCP, avec un buffer de pré-chargement.
Par exemple pour l’AAC on utilise des fichiers MP4 segmentés.
Pour le streaming vidéo on dispose de plusieurs versions (taux de compression, taux de rafraîchissement image, résolution image, langue, voire plusieurs codecs vidéo différents (AVC/H.264, HEVC, VP9, AV1). Les fichiers vidéo et audio peuvent être séparés. Les protocoles de transport sont HLS ou MPEG DASH, voire MPEG CMAF pour les applications basse latence, tous basés sur du HTTP/TCP. Les formats de fichiers peuvent être du MPEG-2 TS ou du MP4 segmenté ou segmenté/fragmenté.
Le client en fonction de ses capacités et qualité de liaison récupère les segments de fichiers permettant de continuer la lecture temps réel du contenu.
Sur les réseaux AoIP par contre on utilise du RTP/UDP (AES67, Ravenna) ou UDP (Dante) avec ou sans mécanismes de redondance, avec un contenu non compressé pour de l’ultra basse latence. Pour la vidéo pro non compressée on utilise le format SMPTE ST 2110, toujours basé sur RTP/UDP, et la même base de protocoles et formats ouverts que pour l’AES67, transporté sur fibre optique (débit utile de 12Gbit/s pour la video UHD). L’audio du SMPTE ST 2110 est interopérable avec l’AES67, mais généralement limitée à du 24/48. Ce type de transport remplace les connexions coax SDI (12G-SDI pour l’UHD).
Vous pouvez analyser tout cela via un outil comme Wireshark sur votre ordi, ou bien même télécharger le contenu présent sur le serveur (fichiers) grâce à un outil comme yt-dlp.
« "if we're talking about absolute accuracy—the ability of the speaker to reproduce as perfectly as possible whatever's fed to it—such a system can never sound more accurate than it first measures." John Dunlavy
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RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
" En streaming les données ne sont pas compressées à la volée mais pre-enregistrés compressés. Leur transport se fait via HTTP/TCP, avec un buffer de pré-chargement.
Par exemple pour l’AAC on utilise des fichiers MP4 segmentés. "
Donc compression lossy ...au départ.
Merci de votre attention,
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RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
(17/01/2026-10:57:51)ketalar a écrit : " En streaming les données ne sont pas compressées à la volée mais pre-enregistrés compressés. Leur transport se fait via HTTP/TCP, avec un buffer de pré-chargement.
Par exemple pour l’AAC on utilise des fichiers MP4 segmentés. "
Donc compression lossy ...au départ.
Merci de votre attention,
Non, de la compression sans perte est utilisée aussi, par exemple en FLAC par Qobuz.
Le MP4 peut aussi transporter de l’audio compressée sans perte et même non compressée dans une édition récente du standard MPEG ISOBMFF (ISO/IEC 14496-12).
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17/01/2026-16:08:08
(Modification du message : 17/01/2026-16:10:28 par melbamel.)
RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
(17/01/2026-10:41:48)Ragnarsson a écrit : En streaming les données ne sont pas compressées à la volée mais pre-enregistrés compressés. Leur transport se fait via HTTP/TCP, avec un buffer de pré-chargement.
Par exemple pour l’AAC on utilise des fichiers MP4 segmentés.
Pour le streaming vidéo on dispose de plusieurs versions (taux de compression, taux de rafraîchissement image, résolution image, langue, voire plusieurs codecs vidéo différents (AVC/H.264, HEVC, VP9, AV1). Les fichiers vidéo et audio peuvent être séparés. Les protocoles de transport sont HLS ou MPEG DASH, voire MPEG CMAF pour les applications basse latence, tous basés sur du HTTP/TCP. Les formats de fichiers peuvent être du MPEG-2 TS ou du MP4 segmenté ou segmenté/fragmenté.
Le client en fonction de ses capacités et qualité de liaison récupère les segments de fichiers permettant de continuer la lecture temps réel du contenu.
Sur les réseaux AoIP par contre on utilise du RTP/UDP (AES67, Ravenna) ou UDP (Dante) avec ou sans mécanismes de redondance, avec un contenu non compressé pour de l’ultra basse latence. Pour la vidéo pro non compressée on utilise le format SMPTE ST 2110, toujours basé sur RTP/UDP, et la même base de protocoles et formats ouverts que pour l’AES67, transporté sur fibre optique (débit utile de 12Gbit/s pour la video UHD). L’audio du SMPTE ST 2110 est interopérable avec l’AES67, mais généralement limitée à du 24/48. Ce type de transport remplace les connexions coax SDI (12G-SDI pour l’UHD).
Vous pouvez analyser tout cela via un outil comme Wireshark sur votre ordi, ou bien même télécharger le contenu présent sur le serveur (fichiers) grâce à un outil comme yt-dlp.
Bonjour et bonne année Ragnarsson,
Ok pas de compression à la volée, mais es-tu vraiment certain qu'il n'y ait pas des fichiers plus compressé réservés aux mauvaises connections en streaming audio ? Et pas uniquement suivant l'abonnement ? (et oui ils proposent bien "qualité CD" "qualité HD" etc..)
Les applications vidéo de streaming offre souvent la possibilité de télécharger le fichier entièrement pour une diffusion hors ligne et c'est principalement pour répondre favorablement à un client dont la connexion est mauvaise, même si ça fait appel à sa patience parfois  . Est-ce que l'appli ou les plugins Qobuz le permettent ?
Les applications de streaming audio utilisent les protocoles réseaux standardisés de la vidéo réservé à l'audio. A ma connaissance il n'y a aucun standard spécifique au streaming audio de qualité pour l'instant.
A part VOIP pour les télécommunication et c'est généralement configurer par défaut comme flux non prioritaire
C'est bien là le problème, non seulement les organismes développent leur propre protocole logiciel à leur sauce mais les flux de données transmis via les standard vidéo sont bien moindre, du coup les Noeux réseaux font des pauses (je ne parle que sur le domaine réseaux informatique)
Enfin Dante est une surcouche pour de l'enregistrement en studio et sur un réseau local, une hérésie pour de la lecture audio de particulier.
Bon après le streaming audio fonctionne quand même plutôt bien dans l'ensemble aujourd'hui.
Cdlt,
François
Salon: Triangles Signature Delta, préampli Topping A70 Pro, 2 Amplis Toppings LA90D en mode bridgés, miniPC Daphile fanless optimisé audio, Dac Topping D90SE, Project X1/AT-OC9XSH, Rega P6/DV 10MKII LOW, préampli Musical Fidelity M6x Vinyl. commutation vers HC ampli Marantz, suround triangle Genèse trio, centrale Focal Chora provisoire
Terrasse couverte: Focal CUSTOM OD 108, sub Cambridge Minx 201, préampli Topping PRE90, 2 amplis Topping LA90 en mode bridgés, MiniPC Daphile fanless, DAC R2R DIY
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Et en cour d'élaboration : enceintes 3 voies, 4hps, Beyma TPL200/10MCF400nd, 2xDavis 31TCA12. Filtrage numérique DIY Dac R2R
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RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
Bonjour,
Perso pas adepte de streaming, mais pas pour des raisons de protocoles de transfert (je pense qu'ils sont fiables, s'il y a une erreur le flux est coupé)
mais pour des raisons de version de fichier.
La plupart du temps pour les albums des années 80 à 2000 par exemple, Qobuz propose l'album en fichier/streaming mais sans préciser la version.
Hors ce qu'ils fournissent (après moulinette perso "ala Raoul") est majoritairement du remaster, ils n'ont pas les master d'origine de parution de l'album.
Donc lossless de par le codec et la transmission, mais "compressé" par le remaster bien avant la question de diffusion/réception.
Pour le label ECM cela semble différent (ce label a toujours été "différent" ...) à voir sur place.
crdt.
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RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
(16/01/2026-21:25:03)melbamel a écrit : Bonjour Joël et bonne nouvelle année
Bonjour François et bonne nouvelle année pareillement!
Pour l'avoir vérifié de près les fichiers reçus en téléchargement et en écoute à la demande sont bien les mêmes, mêmes noms et mêmes adresses IP. Tous les outils nécessaires sont facilement disponibles, avec un peu de temps le vérifier par soi même n'est rien de bien compliqué.
joël
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18/01/2026-00:23:16
(Modification du message : 18/01/2026-23:46:41 par begwanch.
Raison de la modification: correction
)
RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
(14/01/2026-06:48:55)Ha-Re a écrit : Il ne faudrait pas confondre copie de CD/données, transmission de données, et lecture de CD/données, c'est pas la même chose... chers théoriciens... et souvent la finalité.
Le numérique est solide dans sa reproduction/transmission/copie NON TEMPORALISÉE EN DÉBIT, non contrainte en débit. (les bugs de débits c'est commun, ça existe !)
Les redondances des données, la redondance des protocoles, les corrections d'erreurs/manques et les divers contrôles, permettent de copier et transmettre la plupart du temps sans erreurs/manques... SAUF SI... perturbations, dysfonctionnements, incompatibilités, protocoles non équivalents en données/non conservateurs des données d'origine... ce qui fait déjà beaucoup de contraintes à tenir.
Dans le meilleur des mondes du numérique, on idéalise trop souvent la conversion numérique (de protocoles) qui n'est pas toujours conservatrice des données d'origine DÉJÀ.
De plus, ces données de copie/transmission ont une horloge propre d'origine, de "tempo" de ces données, qui doit être conservée ou reconduite ou reconstruite presque à chaque transition de protocoles, ce qui est prévu (et corrigé) par les protocoles numériques... SAUF SI... IDEM perturbations et protocole non conservateur de l'horloge d'origine, ce qui est bien plus souvent le cas, avec des horloges et synchronismes propriétaires (interne machine ou protocole)... d'où l'existence de master clock en petit circuit fermé.
Pour la transmission à distance, si l'horloge n'est pas conservée et transmisse, la précision des horloges actuelles (de "reconstruction/retempolarisation") permet SOI-DISANT de ne pas faire apparaitre de différence (dans certains domaines dont l'audio).
On peut dire DÉJÀ pour la copie/transmission que l'horloge d'origine est peu souvent conservée (remplacée plusieurs fois) et donc remplacée/redéfinie par le protocole ou encapsuleur final (avec sa propre horloge propriétaire).
Maintenant la différence avec la lecture est qu'elle est soumise TOUJOURS à des contraintes de débits (ce qui peut être le cas aussi de la copie et transmission suivant les protocoles, le débit de traitement des pupuces).
Dans la lecture, on a moins de temps pour la correction et le contrôle, de même pour la mise en mémoire des données à resynchroniser, reconfigurer ou à livrer... rapidement.
Une contrainte forte sur les protocoles qui doivent reconduire ou traiter un grand nombre de données (dont des données de redondances, de corrections, de livraisons) ce qui est aussi prévu SOI-DISANT par la rapidité de traitement et d'échange des protocoles, entre protocoles.
Ça en fait des contraintes, des attentions, des immunités... des équivalences de données, d'horloges, de débits... à tenir pour du "parfait/identique" souhaité ou idéalisé.
Et toujours des problèmes de jitter, de latence, de débit... difficilement contournable... et pas absent de la lecture (et souvent de la transmission) numérique ni de sa théorie !!!
Quand à sa conversion ENSUITE dans une autre domaine (tempéré pour nous l'audio analogique) celle-ci et son résultat ne seraient-ils pas soumis/dépendants/tributaires tout autant au protocole/contrainte/forme finale (choisis ou reconstruits) à convertir qu'aux données qu'il contient... hein DÉJÀ JA !!!
Ah là là toutes ces transitions, toutes ces contraintes, tous ces protocoles transparents et pupuces aveugles à tout faire, toutes ces temps-péte de binaire... c'est si facile la brasse dans la baie peu profonde, farpétement... heureusement que ça marchotte... SOIT-DISANT, SAUF, DÉJÀ.
Et pour ceux qui font de la manip numérique (pour soit-DISANT se croire "coller" à l'original "respecté"... quelle blague), c'est plus du "parfait/identitique", vous colorez, coloriez (avec une trousse bien pleine) en numérique push
Bonsoir Ha-Re,
Je lis ce fil et en abordant le sujet de la "temporalisation des débits" tu ajoutes une précision utile, à laquelle je souscris.
Je pense qu'on peut résumer ainsi : dans le domaine numérique, on a la plupart du temps des flux asynchrones, cad des données qui ne sont pas assujetties temporellement à être transmises à une cadence d'horloge spécifiée. Le cas de l'audionumérique et d'ailleurs aussi de la vidéo numérique, oblige à des flux synchrones, qui sont forcés en dernier ressort, au niveau de la conversion analogique, à respecter rigoureusement une cadence d'horloge. Quitte d'ailleurs à piloter par l'horloge du DAC le débit entrant depuis la source (exemple : le protocole RAAT de Roon et consorts)
Je fais une appartée pour détailler un peu plus un cas qui intéresse directement pas mal de Mélaudiens, celui des drives CD. En mettant de côté ce qui concerne les DAC - disons en supposant un DAC parfait par ailleurs. Personne ne niera qu'on entend sur un système de bonne qualité, des différences entre plusieurs drives CD, connectés sur le même DAC via le même câble. Les meilleurs ont généralement une mécanique assez sophistiquée, ce sont d'ailleurs les plus gros et les plus chers ! Entourloupe ? Ou plutôt paradoxe alors qu'un drive CD-ROM minable en plastique 'transfère' sans erreur des fichiers de tous types - images, données, programmes, vidéos, audio. Evidemment si on fait "jouer" directement à ce bout de plastique le morceau de musique qu'il lit, tout se complique : c'est mauvais.
Flux asynchrone - facile en informatique contre flux synchrone en audionumérique - plus difficile !
Il est en effet compliqué de corriger des erreurs "à la volée" issues d'une lecture optique à assez basse vitesse, tout en respectant exactement une cadence donnée. On a d'abord le problème de boucher les imperfections localisées, heureusement correspondant à des échantillons dispersés par construction dans le format Red Book avec ses codes de correction d'erreur - L'interpolation d'échantillons manquants masque ces petits défauts, jusqu'à un niveau de rayures assez conséquent, que rencontrent rarement les gens soigneux et respectueux des supports musicaux que sont les audiophiles. Mais hélas, ce n'est pas le seul souci rencontré.
Les anciens lecteurs de la RDS se souviennent peut-être d'un article de Jean Hiraga qui détaillait les difficultés de la lecture optique, l'instabilité du "diagramme de l'oeil" - le contrôle qualité qu'on peut faire de la cohérence de lecture des cuvettes non réfléchissantes qui code le signal, avec principalement :
- la nécessité de faire varier continûment la vitesse de rotation afin de garantir une vitesse linéaire correspondant au débit recherché, en évitant tout palier ou à-coup alors que la variation entre début et fin d'un disque complet est dans le rapport des diamètres des pistes la plus interne et la plus externe - peu importe le chiffre exact mais c'est au moins un facteur 5!
- le fait que la lecture se fasse à basse vitesse surtout sur les pistes externes des CD, par rapport aux drives magnétiques, quelque peu stabilisés par effet gyroscopique
- une instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz que quasiment aucun drive à ma connaissance ne réussit à complètement annuler.
Il est bien possible que cette instabilité très basse fréquence explique à elle seule pourquoi, en comparant des drives même excellents à une lecture entièrement numérique exempte de ce problème, on ressente avec le full digital une sérénité, une stabilité des plans sonores qui évoque plus la bande master que le CD.
Je demanderai à Jean Hiraga s'il en a gardé un pdf sinon si quelqu'un pouvait faire ou trouver une copie de cet article, ce serait bien de le faire recirculer.
Pour le reste je souscris aussi particulièrement à plusieurs passages de la longue contribution de KIKIWILLYBEE dans ce fil, par exemple concernant les problèmes rencontrés liés aux perturbations diverses, masse, pollution HF et autres ennuis qui perturbent la transmission intégrale et sans erreurs des fichiers musicaux, ou peuvent en altèrer le timing. Et je lis que d'autres, parmi lesquels Melbamel, ou Ragnarsson, ou RM8kinoshita, se montrent particulièrement au fait des particularités de divers types de flux numériques. Ce fil est riche en information.
Voilà pour cette digression - pour ma part, je n'utilise plus de drive CD - il y en a peu que je supporte à l'écoute notamment du fait de l'instabilité relative de scène sonore même légère que la plupart font entendre. J'ai ripé tous mes CD depuis longtemps, et depuis Roon/HQplayer, je mélange streaming et bibliothèque rippée...
Bien cordialement
Christian
PS: Jean Hiraga m'a confirmé depuis qu'il ne l'avait pas sous forme de pdf.
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RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
(18/01/2026-00:23:16)begwanch a écrit : (14/01/2026-06:48:55)Ha-Re a écrit : Il ne faudrait pas confondre copie de CD/données, transmission de données, et lecture de CD/données, c'est pas la même chose... chers théoriciens... et souvent la finalité.
Le numérique est solide dans sa reproduction/transmission/copie NON TEMPORALISÉE EN DÉBIT, non contrainte en débit. (les bugs de débits c'est commun, ça existe !)
Les redondances des données, la redondance des protocoles, les corrections d'erreurs/manques et les divers contrôles, permettent de copier et transmettre la plupart du temps sans erreurs/manques... SAUF SI... perturbations, dysfonctionnements, incompatibilités, protocoles non équivalents en données/non conservateurs des données d'origine... ce qui fait déjà beaucoup de contraintes à tenir.
Dans le meilleur des mondes du numérique, on idéalise trop souvent la conversion numérique (de protocoles) qui n'est pas toujours conservatrice des données d'origine DÉJÀ.
De plus, ces données de copie/transmission ont une horloge propre d'origine, de "tempo" de ces données, qui doit être conservée ou reconduite ou reconstruite presque à chaque transition de protocoles, ce qui est prévu (et corrigé) par les protocoles numériques... SAUF SI... IDEM perturbations et protocole non conservateur de l'horloge d'origine, ce qui est bien plus souvent le cas, avec des horloges et synchronismes propriétaires (interne machine ou protocole)... d'où l'existence de master clock en petit circuit fermé.
Pour la transmission à distance, si l'horloge n'est pas conservée et transmisse, la précision des horloges actuelles (de "reconstruction/retempolarisation") permet SOI-DISANT de ne pas faire apparaitre de différence (dans certains domaines dont l'audio).
On peut dire DÉJÀ pour la copie/transmission que l'horloge d'origine est peu souvent conservée (remplacée plusieurs fois) et donc remplacée/redéfinie par le protocole ou encapsuleur final (avec sa propre horloge propriétaire).
Maintenant la différence avec la lecture est qu'elle est soumise TOUJOURS à des contraintes de débits (ce qui peut être le cas aussi de la copie et transmission suivant les protocoles, le débit de traitement des pupuces).
Dans la lecture, on a moins de temps pour la correction et le contrôle, de même pour la mise en mémoire des données à resynchroniser, reconfigurer ou à livrer... rapidement.
Une contrainte forte sur les protocoles qui doivent reconduire ou traiter un grand nombre de données (dont des données de redondances, de corrections, de livraisons) ce qui est aussi prévu SOI-DISANT par la rapidité de traitement et d'échange des protocoles, entre protocoles.
Ça en fait des contraintes, des attentions, des immunités... des équivalences de données, d'horloges, de débits... à tenir pour du "parfait/identique" souhaité ou idéalisé.
Et toujours des problèmes de jitter, de latence, de débit... difficilement contournable... et pas absent de la lecture (et souvent de la transmission) numérique ni de sa théorie !!!
Quand à sa conversion ENSUITE dans une autre domaine (tempéré pour nous l'audio analogique) celle-ci et son résultat ne seraient-ils pas soumis/dépendants/tributaires tout autant au protocole/contrainte/forme finale (choisis ou reconstruits) à convertir qu'aux données qu'il contient... hein DÉJÀ JA !!!
Ah là là toutes ces transitions, toutes ces contraintes, tous ces protocoles transparents et pupuces aveugles à tout faire, toutes ces temps-péte de binaire... c'est si facile la brasse dans la baie peu profonde, farpétement... heureusement que ça marchotte... SOIT-DISANT, SAUF, DÉJÀ.
Et pour ceux qui font de la manip numérique (pour soit-DISANT se croire "coller" à l'original "respecté"... quelle blague), c'est plus du "parfait/identitique", vous colorez, coloriez (avec une trousse bien pleine) en numérique push
Bonsoir Ha-Re,
Je lis ce fil et en abordant le sujet de la "temporalisation des débits" tu ajoutes une précision utile, à laquelle je souscris.
Je pense qu'on peut résumer ainsi : dans le domaine numérique, on a la plupart du temps des flux asynchrones, cad des données qui ne sont pas assujetties temporellement à être transmises à une cadence d'horloge spécifiée. Le cas de l'audionumérique et d'ailleurs aussi de la vidéo numérique, oblige à des flux synchrones, qui sont forcés en dernier ressort, au niveau de la conversion analogique, à respecter rigoureusement une cadence d'horloge. Quitte d'ailleurs à piloter par l'horloge du DAC le débit entrant depuis la source (exemple : le protocole RAAT de Roon et consorts)
Je fais une appartée pour détailler un peu plus un cas qui intéresse directement pas mal de Mélaudiens, celui des drives CD. En mettant de côté ce qui concerne les DAC - disons en supposant un DAC parfait par ailleurs. Personne ne niera qu'on entend sur un système de bonne qualité, des différences entre plusieurs drives CD, connectés sur le même DAC via le même câble. Les meilleurs ont généralement une mécanique assez sophistiquée, ce sont d'ailleurs les plus gros et les plus chers ! Entourloupe ? Ou plutôt paradoxe alors qu'un drive CD-ROM minable en plastique 'transfère' sans erreur des fichiers de tous types - images, données, programmes, vidéos, audio. Evidemment si on fait "jouer" directement à ce bout de plastique le morceau de musique qu'il lit, tout se complique : c'est mauvais.
Flux asynchrone - facile en informatique contre flux synchrone en audionumérique - plus difficile !
Il est en effet compliqué de corriger des erreurs "à la volée" issues d'une lecture optique à assez basse vitesse, tout en respectant exactement une cadence donnée. On a d'abord le problème de boucher les imperfections localisées, heureusement correspondant à des échantillons dispersés par construction dans le format Red Book avec ses codes de correction d'erreur - L'interpolation d'échantillons manquants masque ces petits défauts, jusqu'à un niveau de rayures assez conséquent, que rencontrent rarement les gens soigneux et respectueux des supports musicaux que sont les audiophiles. Mais hélas, ce n'est pas le seul souci rencontré.
Les anciens lecteurs de la RDS se souviennent peut-être d'un article de Jean Hiraga qui détaillait les difficultés de la lecture optique, l'instabilité du "diagramme de l'oeil" - le contrôle qualité qu'on peut faire de la cohérence de lecture des cuvettes non réfléchissantes qui code le signal, avec principalement :
- la nécessité de faire varier continûment la vitesse de rotation afin de garantir une vitesse linéaire correspondant au débit recherché, en évitant tout palier ou à-coup alors que la variation entre début et fin d'un disque complet est dans le rapport des diamètres des pistes la plus interne et la plus externe - peu importe le chiffre exact mais c'est au moins un facteur 5!
- le fait que la lecture se fasse à basse vitesse surtout sur les pistes externes des CD, par rapport aux drives magnétiques, quelque peu stabilisés par effet gyroscopique
- une instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz que quasiment aucun drive à ma connaissance ne réussit à complètement annuler.
Il est bien possible que cette instabilité très basse fréquence explique à elle seule pourquoi, en comparant des drives même excellents à une lecture entièrement numérique exempte de ce problème, on ressente avec le full digital une sérénité, une stabilité des plans sonores qui évoque plus la bande master que le CD.
Je demanderai à Jean Hiraga s'il en a gardé un pdf sinon si quelqu'un pouvait faire ou trouver une copie de cet article, ce serait bien de le faire recirculer.
Pour le reste je souscris aussi particulièrement à plusieurs passages de la longue contribution de KIKIWILLYBEE dans ce fil, par exemple concernant les problèmes rencontrés liés aux perturbations diverses, masse, pollution HF et autres ennuis qui perturbent la transmission intégrale et sans erreurs des fichiers musicaux, ou peuvent en altèrer le timing. Et je lis que d'autres, parmi lesquels Melbamel, ou Ragnarsson, ou RM8kinoshita, se montrent particulièrement au fait des particularités de divers types de flux numériques. Ce fil est riche en information.
Voilà pour cette digression - pour ma part, je n'utilise plus de drive CD - il y en a peu que je supporte à l'écoute notamment du fait de l'instabilité relative de scène sonore même légère que la plupart font entendre. J'ai ripé tous mes CD depuis longtemps, et depuis Roon/HQplayer, je mélange streaming et bibliothèque rippée...
Bien cordialement
Christian
PS: Jean Hiraga m'a confirmé depuis qu'il ne l'avait pas sous forme de pdf.
Bonjour Christian,
c'est clair l'aspect temporel ne doit pas être négligé! Cependant des possibilités existent pour le gérer assez efficacement et on s'aperçoit alors que cela n'adresse qu'une partie du problème...
Poser une plaque de cuivre sur un lecteur CD modifie toujours le son même si le flux numérique est inchangé et que son horloge est parfaitement synchronisée...
L'audio, c'est pas simple!
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19/01/2026-13:03:50
(Modification du message : 19/01/2026-14:00:41 par begwanch.)
RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
(19/01/2026-10:16:34)jsilvestre a écrit : (18/01/2026-00:23:16)begwanch a écrit : Ha-Re
Etc...
Bonsoir Ha-Re,
Je lis ce fil et en abordant le sujet de la "temporalisation des débits" tu ajoutes une précision utile, à laquelle je souscris.
Je pense qu'on peut résumer ainsi : dans le domaine numérique, on a la plupart du temps des flux asynchrones, cad des données qui ne sont pas assujetties temporellement à être transmises à une cadence d'horloge spécifiée. Le cas de l'audionumérique et d'ailleurs aussi de la vidéo numérique, oblige à des flux synchrones, qui sont forcés en dernier ressort, au niveau de la conversion analogique, à respecter rigoureusement une cadence d'horloge. Quitte d'ailleurs à piloter par l'horloge du DAC le débit entrant depuis la source (exemple : le protocole RAAT de Roon et consorts)
Je fais une appartée pour détailler un peu plus un cas qui intéresse directement pas mal de Mélaudiens, celui des drives CD. En mettant de côté ce qui concerne les DAC - disons en supposant un DAC parfait par ailleurs. Personne ne niera qu'on entend sur un système de bonne qualité, des différences entre plusieurs drives CD, connectés sur le même DAC via le même câble. Les meilleurs ont généralement une mécanique assez sophistiquée, ce sont d'ailleurs les plus gros et les plus chers ! Entourloupe ? Ou plutôt paradoxe alors qu'un drive CD-ROM minable en plastique 'transfère' sans erreur des fichiers de tous types - images, données, programmes, vidéos, audio. Evidemment si on fait "jouer" directement à ce bout de plastique le morceau de musique qu'il lit, tout se complique : c'est mauvais.
Flux asynchrone - facile en informatique contre flux synchrone en audionumérique - plus difficile !
Il est en effet compliqué de corriger des erreurs "à la volée" issues d'une lecture optique à assez basse vitesse, tout en respectant exactement une cadence donnée. On a d'abord le problème de boucher les imperfections localisées, heureusement correspondant à des échantillons dispersés par construction dans le format Red Book avec ses codes de correction d'erreur - L'interpolation d'échantillons manquants masque ces petits défauts, jusqu'à un niveau de rayures assez conséquent, que rencontrent rarement les gens soigneux et respectueux des supports musicaux que sont les audiophiles. Mais hélas, ce n'est pas le seul souci rencontré.
Les anciens lecteurs de la RDS se souviennent peut-être d'un article de Jean Hiraga qui détaillait les difficultés de la lecture optique, l'instabilité du "diagramme de l'oeil" - le contrôle qualité qu'on peut faire de la cohérence de lecture des cuvettes non réfléchissantes qui code le signal, avec principalement :
- la nécessité de faire varier continûment la vitesse de rotation afin de garantir une vitesse linéaire correspondant au débit recherché, en évitant tout palier ou à-coup alors que la variation entre début et fin d'un disque complet est dans le rapport des diamètres des pistes la plus interne et la plus externe - peu importe le chiffre exact mais c'est au moins un facteur 5!
- le fait que la lecture se fasse à basse vitesse surtout sur les pistes externes des CD, par rapport aux drives magnétiques, quelque peu stabilisés par effet gyroscopique
- une instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz que quasiment aucun drive à ma connaissance ne réussit à complètement annuler.
Il est bien possible que cette instabilité très basse fréquence explique à elle seule pourquoi, en comparant des drives même excellents à une lecture entièrement numérique exempte de ce problème, on ressente avec le full digital une sérénité, une stabilité des plans sonores qui évoque plus la bande master que le CD.
Je demanderai à Jean Hiraga s'il en a gardé un pdf sinon si quelqu'un pouvait faire ou trouver une copie de cet article, ce serait bien de le faire recirculer.
Pour le reste je souscris aussi particulièrement à plusieurs passages de la longue contribution de KIKIWILLYBEE dans ce fil, par exemple concernant les problèmes rencontrés liés aux perturbations diverses, masse, pollution HF et autres ennuis qui perturbent la transmission intégrale et sans erreurs des fichiers musicaux, ou peuvent en altèrer le timing. Et je lis que d'autres, parmi lesquels Melbamel, ou Ragnarsson, ou RM8kinoshita, se montrent particulièrement au fait des particularités de divers types de flux numériques. Ce fil est riche en information.
Voilà pour cette digression - pour ma part, je n'utilise plus de drive CD - il y en a peu que je supporte à l'écoute notamment du fait de l'instabilité relative de scène sonore même légère que la plupart font entendre. J'ai ripé tous mes CD depuis longtemps, et depuis Roon/HQplayer, je mélange streaming et bibliothèque rippée...
Bien cordialement
Christian
PS: Jean Hiraga m'a confirmé depuis qu'il ne l'avait pas sous forme de pdf.
Bonjour Christian,
c'est clair l'aspect temporel ne doit pas être négligé! Cependant des possibilités existent pour le gérer assez efficacement et on s'aperçoit alors que cela n'adresse qu'une partie du problème...
Poser une plaque de cuivre sur un lecteur CD modifie toujours le son même si le flux numérique est inchangé et que son horloge est parfaitement synchronisée...
L'audio, c'est pas simple!
joël
Oui tu as tout à fait raison, merci Joël pour ceci.
En référence aux formats et contraintes évoqués plus haut dans ce fil, l'immunité aux problèmes temporels de la gestion des flux numériques dépend aussi beaucoup de la manière dont ces flux sont gérés. La transmission par paquets peut être bufferisée, les erreurs dans les paquets peuvent être contrôlées à la volée (il faut un feedback que les liaisons audio basiques n'ont pas). Et tout ceci est d'autant plus facile que la bande passante de la transmission est grande devant la bande du signal numérique.
Moyennant ces précautions, une fois soigneusement rippé sur un disque dur rapide (voire un SSD), le contenu d'un CD, en ayant d'ailleurs lu plus vite que normalement et le cas échéant relu plusieurs fois en cas d'erreur, on peut obtenir une copie bit-perfect du contenu du CD. Ces fichiers audio peuvent à nouveau être lus informatiquement et transmis par paquets. Ensuite, avec un logiciel conçu pour retransférer vers un format DAC sans générer de jitter ni de décalage entre les deux canaux, cela permet au final d'avoir contourné l'ensemble des limitations du drive CD que je résumais.
Après, effectivement, dans la lecture en tant que transfert de données synchrones, que ce soit depuis un CD ou un ordi, il reste dans la connexion numérique au convertisseur puis près de la partie analogique, une sensibilité importante aux parasites BF, venant par exemple des alimentations linéaires et bouclages de masse, par induction magnétique des transformateurs, et aussi HF. On peut notamment incriminer les alimentations à découpage, mais aussi les circuits du DAC eux-mêmes.
Concernant le sujet propre du fil, il me semble que dans la mesure où le même processus est mis en oeuvre dans du streaming, sauf difficultés ou limitations de transmission Internet->Ethernet ou Wifi->mise en forme du signal ->DAC, on est dans une situation finale identique, qu'on parte d'un fichier local rippé ou du streaming, et d'ailleurs normalement, ils sonnent à l'identique.
Concernant ta remarque, oui en effet, des plaques de cuivre épais comme isolant des champs magnétiques rayonnés, cela fonctionne très bien, j'en ai un certain nombre, achetées il y a entre 3 et 8 ans - cela devient onéreux vu que le prix du cuivre continue de grimper. L'efficacité constatée en blindage du cuivre épais, diamagnétique donc s'opposant aux champs, est la preuve que dans l'audio y compris numérique, un des problèmes difficiles réside dans les bruits magnétiques.
Certainement en premier lieu, il faut incriminer le rayonnement transfo et les retours dans son secondaire des pics de commutation des diodes, plus le bruit HF généré par les circuits eux-même. Y compris dans les DAC d'ailleurs. Il ne serait pas surprenant si on faisait l'étude, que les DACs les plus musicaux soient ceux à l'alimentation la plus silencieuse et sur lesquels on mesure le moins de bruit en promenant une sonde HF à l'intérieur, près des circuits sensibles.
On pourrait rappeler à l'occasion, concernant aussi l'électronique analogique, que si on voulait vraiment modéliser avec une très grande précision le comportement électrique d'un circuit, non seulement il faudrait disposer de modèles fins de chaque composant passif et actif, mais il faudrait aussi modéliser les rayonnements induits ! Résoudre les équations de Maxwell en 3D dans le circuit et simuler l'interaction entre le modèle limité aux connections et le rayonnement de l"ensemble. Scientifiquement rigoureux pour un physicien mais en pratique infaisable... Et pourtant les concepteurs de montages audio savent que différentes topologies de circuits imprimés avec les mêmes composants ne sonnent pas tous pareils ! L'explication réside à coup sûr dans les effets de ces rayonnements sur le circuit.
Bien cordialement,
Christian
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