Même en Classique...
#11
RE: Même en Classique...
(07/01/2026-19:42:55)gillesni a écrit : ...
Il ne faut pas oublier une chose, c’est que cette artiste est encore une assez jeune pianiste, et il semble évident que tant qu’on n’a pas une carrière bien établie, même si son jeu est très beau, il est plus compliqué de venir dire ses vérités aux producteurs et à ceux qui travaillent d'abord pour eux, preneurs de son, techniciens…
On peut à ce propos remarquer l’attitude très positive de l’ingénieur du son dont parle Edna Stern.
...

Pas d'accord avec toi Gilles.
L'ingé-son quelque puisse être sa compétence technique et musicale, il est au service d'un projet. Ce projet intègre aussi les desiderata, la sensibilité du musicien. C'est quand même lui qui met ses tripes sur la bande son.
La pianiste est tout à fait fondée à exprimer des choix entre les prises et à vouloir orienter le montage.
L'ingé-son qui souvent a lui-même une formation, voire une pratique musicale n'a pas à imposer ses propres choix. Il peut conseiller sans imposer.
C'est toujours comme ça que j'ai vu travailler.

En remettant à la musicienne les pistes brutes pour qu'elle s'en débrouille l'ingé-son l'a envoyée bouler. C'est tout sauf une attitude positive.
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#12
RE: Même en Classique...
D'accord et pas d'accord avec toi Raoul.
Tout cela est un problème de production, pas de l'ingé son, ni du musicien... si ces deux derniers ne sont pas sur la même longueur d'onde, c'est que la production n'a pas bien fait son travail de liens, de choix, d'informations et d'explications concertées.

Le musicien est au cœur du dispositif et effectivement tous les intervenants y sont attentifs, de même qu'à ses intentions, seule la production peut éventuellement passer outre et imposer des vues dont celles "techniques" (l'ingé son sera mis en défaut indirectement vis-à-vis du musicien ce qui est une situation peu agréable pour lui aussi).

Soit l'ingé son est "seul/extérieur", sans concertation, ce qui est souvent le plus probable (c'est incompréhensible mais régulier de "l'industrie")... à nouveau, c'est un problème de production... ni d'ingé (exécutant, choisi sur un savoir-faire normalement adapté... s'il n'est pas mis en relation avec l'artiste, il doit s'interroger) ni de musicien (non informé, ni consulté, il doit aussi s'interroger).
(Il y a des ingés "star" caractériels et d'autres "mauvais", c'est plutôt rare quand ils sont intégrés à un projet non ponctuel, le cas de la production d'un disque, d'une tournée, contrairement à un concert ponctuel ou une mission ponctuelle, ciblée)

Par contre, l'ingé son ici n'a probablement pas envoyer bouler l'artiste, il a constaté que son travail n'était pas adapté et voulu, c'est une erreur/incompréhension de production, ça a dû frotter un peu potentiellement, mais entre l'ingé et la prod (gentiment, c'est le boulot et qui est en défaut ? la prod qui paye) et entre le musicien et sa prod (moins gentiment probablement bien que ce ne soit qu'une simple découverte de pratique d'une jeune artiste)... et là c'est la prod qui a décidé de rendre les pistes brutes à l'artiste, pas l'ingé, et en "bonne" concertation l'a orienté ou l'a laissé seule (changer de prod comme cela semble être le cas ici) vers un autre circuit/personnes.

Il est difficile de rattraper une "première" déception, tout comme de se soumettre après erreur/dépense au désir d'une jeune artiste peu "informée/expérimentée" devant le fait accompli, mais décidée.
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#13
RE: Même en Classique...
(07/01/2026-22:46:44)raoul a écrit :
(07/01/2026-19:42:55)gillesni a écrit : ...
Il ne faut pas oublier une chose, c’est que cette artiste est encore une assez jeune pianiste, et il semble évident que tant qu’on n’a pas une carrière bien établie, même si son jeu est très beau, il est plus compliqué de venir dire ses vérités aux producteurs et à ceux qui travaillent d'abord pour eux, preneurs de son, techniciens…
On peut à ce propos remarquer l’attitude très positive de l’ingénieur du son dont parle Edna Stern.
...

Pas d'accord avec toi Gilles.
L'ingé-son quelque puisse être sa compétence technique et musicale, il est au service d'un projet. Ce projet intègre aussi les desiderata, la sensibilité du musicien. C'est quand même lui qui met ses tripes sur la bande son.
La pianiste est tout à fait fondée à exprimer des choix entre les prises et à vouloir orienter le montage.
L'ingé-son qui souvent a lui-même une formation, voire une pratique musicale n'a pas à imposer ses propres choix. Il peut conseiller sans imposer.
C'est toujours comme ça que j'ai vu travailler.

En remettant à la musicienne les pistes brutes pour qu'elle s'en débrouille l'ingé-son l'a envoyée bouler. C'est tout sauf une attitude positive.
Raoul,
Je suis certain que ce que tu fais avec tes compagnons du conservatoire de Tarbes est de qualité, mais je ne suis pas du tout sûr que vous ayez les mêmes buts et les mêmes impératifs que les producteurs de pas mal de labels, et c’est bien là le problème. 

Je me trompe peut-être, mais à propos de l’inge-son qui a remis les bandes à Elna Stern, avait-il la latitude de faire ce que celle-ci aurait voulu dans le cadre d’un studio travaillant pour un label? 
Je pense plutôt que s’il ne lui avait pas remis les bandes, il n’aurait de toute façon rien pu faire de plus lui même, parce qu’il faut bien rendre un travail conforme au cahier des charges, et du coup, elle n'aurait rien pu faire non plus. 

D’une façon plus générale, on peut se demander pourquoi, malgré l’évolution des techniques, la qualité de certains disques est absolument lamentable alors qu’il y a 50 ans, avec des technologies bien plus frustres, on a fait des merveilles qu’on peut encore écouter avec ravissement aujourd’hui?

Ce que je pense, c’est que les capacités du matériel étant largement suffisantes de nos jours, je ne vois pas comment il est possible de passer si loin de la cible sans que cela ne correspond simplement à d’autres objectifs que les nôtres.
C’est sans doute là que les nouvelles façon d’écouter de la musique rentrent en jeu… Et nous, audiophiles, on est à la fois les dindons de la farces, mais aussi les empêcheurs de tourner en rond.
Cordialement
Gilles

Mon système : de la musique, et quelques bricoles pour l'écouter...
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#14
RE: Même en Classique...
(07/01/2026-23:45:14)Ha-Re a écrit : D'accord et pas d'accord avec toi Raoul.
Tout cela est un problème de production, pas de l'ingé son, ni du musicien... si ces deux derniers ne sont pas sur la même longueur d'onde, c'est que la production n'a pas bien fait son travail de liens, de choix, d'informations et d'explications concertées.

Le musicien est au cœur du dispositif et effectivement tous les intervenants y sont attentifs, de même qu'à ses intentions, seule la production peut éventuellement passer outre et imposer des vues dont celles "techniques" (l'ingé son sera mis en défaut indirectement vis-à-vis du musicien ce qui est une situation peu agréable pour lui aussi).

Soit l'ingé son est "seul/extérieur", sans concertation, ce qui est souvent le plus probable (c'est incompréhensible mais régulier de "l'industrie")... à nouveau, c'est un problème de production... ni d'ingé (exécutant, choisi sur un savoir-faire normalement adapté... s'il n'est pas mis en relation avec l'artiste, il doit s'interroger) ni de musicien (non informé, ni consulté, il doit aussi s'interroger).
(Il y a des ingés "star" caractériels ou "mauvais", c'est plutôt rare quand ils sont intégrés à un projet non ponctuel, le cas de la production d'un disque, d'une tournée, contrairement à un concert ponctuel ou une mission ponctuelle, ciblée)

Par contre, l'ingé son n'a probablement pas envoyer bouler l'artiste, il a constaté que son travail n'était pas adapté et voulu, c'est une erreur/incompréhension de production, ça a dû frotter un peu potentiellement, mais entre l'ingé et la prod (gentiment, c'est le boulot et qui est en défaut ? la prod qui paye) et entre le musicien et sa prod (moins gentiment probablement bien que ce ne soit qu'une simple découverte de pratique d'une jeune artiste)... et là c'est la prod qui a décidé de rendre les pistes brutes à l'artiste, pas l'ingé, et en "bonne" concertation l'a orienté ou l'a laissé seule (changer de prod comme cela semble être le cas ici) vers un autre circuit/personnes... il est difficile de rattraper une "première" déception, tout comme de se soumettre après erreur/dépense au désir d'une jeune artiste peu "informée/expérimentée" devant le fait accompli, mais décidée.

C'est un fait que je n'ai encore jamais travaillé dans un contexte avec production. "Nos" artistes étaient toujours auto-produits.

Je reste sur l'idée que l'ingé-son n'avait pas à opposer ses choix artistiques à ceux de l'artiste.
Pour la prod j'aurais tendance à dire la même chose, à moins qu'elle intègre une direction artistique. Mais s'il y a désaccord sur le plan artistique, l'artiste s'il sait ce qu'il veut change de crèmerie.
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#15
RE: Même en Classique...
Choisir les "meilleurs passages" n'est pas vraiment un choix artistique opposé d'ingé à artiste... et c'est bien là qu'il est flagrant (caricatural) comme tu disais d'un manque de communication, d'échanges humains... voire d'une simple incompréhension ou manque d'expérience/d'info... qui peut avoir de belles conséquences comme ici.

L'ingé ET l'artiste sont un peu fautifs de ne pas s'être mis en relation (s'en inquiéter, suivre), mais le principal fautif est la production qui aurait dû s'inquiéter, s'obliger, de cet échange.
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#16
RE: Même en Classique...
(08/01/2026-00:39:54)Ha-Re a écrit : Choisir les "meilleurs passages" n'est pas vraiment un choix artistique opposé d'ingé à artiste... et c'est bien là qu'il est flagrant (caricatural) comme tu disais d'un manque de communication, d'échanges humains... voire d'une simple incompréhension ou manque d'expérience/d'info... qui peut avoir de belles conséquences comme ici.

L'ingé ET l'artiste sont un peu fautifs de ne pas s'être mis en relation (s'en inquiéter, suivre), mais le principal fautif est la production qui aurait dû s'inquiéter, s'obliger, de cet échange.

Un compromis est rarement tranché à égalité, il y a une partie qui cède un peu plus que l'autre.
Dans le cas qui nous occupe, s'agissant de choix artistique, j'estime que c'est l'artiste qui devrait l'emporter.

Illustrations vécues :
1. Lors de la captation de Piuma, il y a eu un passage où Isabelle Cirla a commis un "riff", une montée dans l'aigu avec une puissance qui a surpris tout le monde, elle a demandé à gommer le pic parce que ça ne traduisait pas son intention. L'ingé-son (notre prof) a suivi sans état d'âme. Moi j'aurais bien gardé ce passage en l'état pour sa spontanéité, sa violence, mais je ne connaissais pas le duo, je n'étais qu'un des élèves de la classe et je regrette encore de ne pas l'avoir ramené.
2. On a eu un autre atelier pour la captation d'une maquette pour un piano solo (Julien Grassen Barbe). On a eu un débat sur le positionnement des micros, en substance mon prof et moi voulions mettre une de distance pour une capture plus globale, alors que Julien voulait une prise plus rapprochée parce qu'il voulait un son plus marqué, plus incisif. On a retenu son choix.
3. Je ne connaissais pas Julien ni sa musique. Au bout du deuxième jour, quand on a réécouté pour sélectionner les prises et réaliser le montage, un des morceaux était en débat. Julien n'arrivait pas à se décider, les autres (le prof et un autre élève) étaient partagés, j'ai donné mon opinion en mettant en balance la supériorité technique d'une prise et ma préférence pour une autre en décrivant le ressenti que j'avais dans le déroulé du morceau. C'est ma position qui a été retenue.
4. J'ai eu l'occasion de réaliser d'autres captations, tout seul, en condition de concert donc inconfortable. J'en faisais le récit a posteriori à mon prof et son enseignement à chaque fois est de caractère humain, sur la manière dont il faut essayer de canaliser les besoins et les émotions des artistes, afin d'essayer de maintenir des conditions techniques suffisantes pour le "travail".

Certes, aucune entité de type "production" n'était interférer dans toutes ces séquences, mais il a fallu à chaque fois de l'humain.
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#17
RE: Même en Classique...
(08/01/2026-00:25:14)raoul a écrit :
(07/01/2026-23:45:14)Ha-Re a écrit : D'accord et pas d'accord avec toi Raoul.
Tout cela est un problème de production, pas de l'ingé son, ni du musicien... si ces deux derniers ne sont pas sur la même longueur d'onde, c'est que la production n'a pas bien fait son travail de liens, de choix, d'informations et d'explications concertées.

Le musicien est au cœur du dispositif et effectivement tous les intervenants y sont attentifs, de même qu'à ses intentions, seule la production peut éventuellement passer outre et imposer des vues dont celles "techniques" (l'ingé son sera mis en défaut indirectement vis-à-vis du musicien ce qui est une situation peu agréable pour lui aussi).

Soit l'ingé son est "seul/extérieur", sans concertation, ce qui est souvent le plus probable (c'est incompréhensible mais régulier de "l'industrie")... à nouveau, c'est un problème de production... ni d'ingé (exécutant, choisi sur un savoir-faire normalement adapté... s'il n'est pas mis en relation avec l'artiste, il doit s'interroger) ni de musicien (non informé, ni consulté, il doit aussi s'interroger).
(Il y a des ingés "star" caractériels ou "mauvais", c'est plutôt rare quand ils sont intégrés à un projet non ponctuel, le cas de la production d'un disque, d'une tournée, contrairement à un concert ponctuel ou une mission ponctuelle, ciblée)

Par contre, l'ingé son n'a probablement pas envoyer bouler l'artiste, il a constaté que son travail n'était pas adapté et voulu, c'est une erreur/incompréhension de production, ça a dû frotter un peu potentiellement, mais entre l'ingé et la prod (gentiment, c'est le boulot et qui est en défaut ? la prod qui paye) et entre le musicien et sa prod (moins gentiment probablement bien que ce ne soit qu'une simple découverte de pratique d'une jeune artiste)... et là c'est la prod qui a décidé de rendre les pistes brutes à l'artiste, pas l'ingé, et en "bonne" concertation l'a orienté ou l'a laissé seule (changer de prod comme cela semble être le cas ici) vers un autre circuit/personnes... il est difficile de rattraper une "première" déception, tout comme de se soumettre après erreur/dépense au désir d'une jeune artiste peu "informée/expérimentée" devant le fait accompli, mais décidée.

C'est un fait que je n'ai encore jamais travaillé dans un contexte avec production. "Nos" artistes étaient toujours auto-produits.

Je reste sur l'idée que l'ingé-son n'avait pas à opposer ses choix artistiques à ceux de l'artiste.
Pour la prod j'aurais tendance à dire la même chose, à moins qu'elle intègre une direction artistique. Mais s'il y a désaccord sur le plan artistique, l'artiste s'il sait ce qu'il veut change de crèmerie.

AMHA l'artiste et l'ingé n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble, tout simplement.
Au premier abord l'ingé son a cru bien faire (pour son oreille), mais ensuite, et heureusement, ils ont pu discuter. 
"C'est du bon".
L'honneur est sauf.
Cdlt,
Foobar -> optique-> ADI-2 PRO FS R BE -> Boxem Arthur 4215 -> Quad ESL63P & 2 Dynaudio 9S
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#18
RE: Même en Classique...
Effectivement Raoul, l'artiste doit (devrait) être le décideur, même en ayant pas toute la connaissance ou les articulations d'une production... d'où l'importance des échanges humains d'intentions, d'explications, de parcours, de suivis.
J'ai trop souvent pris des décisions pour des artistes (c'est même assez commun et incontournable de ces métiers "vivants"), involontairement (nécessaires, imposées où l'artiste ne souhaitant/ne pouvant pas faire ce choix, voire le refusant ou s'en foutant) ce qui est bien peu confortable comme port-à-faux (artistique, d'intention)... même quand basées sur une confiance/relation/compréhension mutuelle, mais délicate (de point de vue).

Pour les choix et compromis, c'est aussi sans compter sur les envies/désirs/illusions, le manque d'expérience ou sensibilité ou intuition, les certitudes ou les doutes... de toutes les parties concernées, artiste, prod, "technique" (voire même des accompagnants divers extérieurs habituels "copains, presse, milieu, référent" de chacun)... qui doivent échanger et partager leurs points de vue... pour le bon choix (premièrement artistique) et éviter les incompréhensions ou déceptions qui seront, dans ce cas, partagées, tout comme les succès ou les bons hasards.
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#19
RE: Même en Classique...
Toutes ces histoires de "mise en boîte" (de conserve....) font que j'aime le live depuis longtemps.
Quelques exemples (ou plutôt souvenirs) :
- Pires/Dumay dans les sonates de Beethoven : d'après la critique (et moi aussi), les CD sont "moins bons" que les récitals diffusés à l'époque sur F.Mu.
- Ehnes/Tamestit/NDR ds la symphonie concertante de Mozart :
https://www.radiofrance.fr/francemusique...rt-7410254
Un vrai bonheur ; je souhaite la parution d'un CD, mais sera-ce la même prise ???
- Toujours avec Tamestit, le CD Harold en Italie est une vraie daube par rapport au concert diffusé sur F. Mu il y a quelques années.
Foobar -> optique-> ADI-2 PRO FS R BE -> Boxem Arthur 4215 -> Quad ESL63P & 2 Dynaudio 9S
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#20
RE: Même en Classique...
(07/01/2026-23:45:14)Ha-Re a écrit : D'accord et pas d'accord avec toi Raoul.
Tout cela est un problème de production, pas de l'ingé son, ni du musicien... si ces deux derniers ne sont pas sur la même longueur d'onde, c'est que la production n'a pas bien fait son travail de liens, de choix, d'informations et d'explications concertées.

Le musicien est au cœur du dispositif et effectivement tous les intervenants y sont attentifs, de même qu'à ses intentions, seule la production peut éventuellement passer outre et imposer des vues dont celles "techniques" (l'ingé son sera mis en défaut indirectement vis-à-vis du musicien ce qui est une situation peu agréable pour lui aussi).

Soit l'ingé son est "seul/extérieur", sans concertation, ce qui est souvent le plus probable (c'est incompréhensible mais régulier de "l'industrie")... à nouveau, c'est un problème de production... ni d'ingé (exécutant, choisi sur un savoir-faire normalement adapté... s'il n'est pas mis en relation avec l'artiste, il doit s'interroger) ni de musicien (non informé, ni consulté, il doit aussi s'interroger).
(Il y a des ingés "star" caractériels et d'autres "mauvais", c'est plutôt rare quand ils sont intégrés à un projet non ponctuel, le cas de la production d'un disque, d'une tournée, contrairement à un concert ponctuel ou une mission ponctuelle, ciblée)

Par contre, l'ingé son ici n'a probablement pas envoyer bouler l'artiste, il a constaté que son travail n'était pas adapté et voulu, c'est une erreur/incompréhension de production, ça a dû frotter un peu potentiellement, mais entre l'ingé et la prod (gentiment, c'est le boulot et qui est en défaut ? la prod qui paye) et entre le musicien et sa prod (moins gentiment probablement bien que ce ne soit qu'une simple découverte de pratique d'une jeune artiste)... et là c'est la prod qui a décidé de rendre les pistes brutes à l'artiste, pas l'ingé, et en "bonne" concertation l'a orienté ou l'a laissé seule (changer de prod comme cela semble être le cas ici) vers un autre circuit/personnes.

Il est difficile de rattraper une "première" déception, tout comme de se soumettre après erreur/dépense au désir d'une jeune artiste peu "informée/expérimentée" devant le fait accompli, mais décidée.

salut HA-RE 
Ce n'est pas parce que la prod paye qu'elle dit forcément son mot  en fait c'est variable,  je connais un petit éventail de cas en classique baroque  où l'échange se passe entre artiste et ingé son, avec la direction artistique si présente, pas grand chose de plus, en fait ils sont libres de faire ce qu'ils veulent parce qu'il y a des compétences , des résultats et donc une confiance établie
Mais ça ne veut pas dire que l'artiste est totalement libre par rapport à l'ingé son dans tous les cas, parfois l'artiste est presque  soumis volontairement car il n'a pas spécialement d'avis tranché, il fait confiance. Quand l'artiste a des exigences  , par exemple il traque toute petite fausse note ou petit couac à peine perceptible,  il y aura beaucoup plus de raccords mais dans ce cas où l'artiste préfère une liberté de jeu, quitte à laisser quelques petits défauts pour garder plus de naturel  il n'est pas normal que l'ingé son l'en empêche.
On peut dire aussi que jouer pour être enregistré est un métier à part, ça veut dire que si on fait des raccords on est capable de jouer à la même intensité avec les mêmes intentions pour que le raccord soit possible, pas facile du tout surtout avec plusieurs instruments. Les musiciens et les ingés son doivent apprendre ensemble.
Finalement je trouve que c'est difficile de juger , la musicienne a peut être son manque de métier mais quand même, c'est peu choquant de voir l'ingé son réagir ainsi. Le baroque est plus cool à ce niveau.
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