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Même en Classique...
" C’est en 2006 que j’ai réalisé pour la première fois l’impact négatif du mode d’enregistrement actuel, lors du travail sur mon disque Schumann.
Les possibilités numériques sont si vastes qu’un ingénieur du son peut facilement assembler les ondes sonores les unes avec les autres et construire ainsi, à partir de multiples interprétations différentes, une seule interprétation.
En écoutant le premier montage de ma Fantaisie Op.17, j’étais choquée de découvrir une interprétation que je n’avais pas imaginée.
J’écoutais une version étrange, une créature hybride, construite à partir de différentes parties que l’ingénieur du son avait réunies ensemble d’après sa logique.
En effet, il avait spécialement choisi les parties qui, d’après lui, étaient les plus “réussies” dans cette session d’enregistrement.
C’était un excellent ingénieur du son et lorsque je lui expliquai que sa vision de la Fantaisie de Schumann ne correspondait pas à la mienne, il me remit gracieusement l’intégralité des pistes sonores afin que je puisse construire mon propre plan de montage.
Depuis, j’ai toujours fait les premiers plans de tous mes disques solos et j’utilise le montage avec grande parcimonie, préférant choisir des versions entières pour chaque mouvement.
Pour ce qui est des enregistrements avec orchestre ou en musique de chambre, il a fallu que je m’adapte aux procédures actuelles en travaillant à partir d’un plan qui m’est imposé.
Ces expériences m’ont amenée à la conclusion que l’utilisation massive de montage numérique, visant à corriger chaque petite erreur ou imperfection, a été plus nuisible que bénéfique à la musique.
J’ai donc décidé de n’utiliser aucun montage numérique dans cet enregistrement.
Je voudrais surtout exprimer toute ma reconnaissance et gratitude à Peter Qvortrup et AudioNote UK qui m’ont permis d’appuyer sur le bouton “réinitialiser”, de pouvoir remonter le temps et enregistrer en analogique sur “tape” (bande sonore), à la manière de mes pianistes favoris tels Yves Nat, Wilhelm Kempff, Cziffra, Backhaus et beaucoup d’autres.
Bien que cet enregistrement sera plutôt écouté en numérique pour des raisons liées à notre temps et à la facilité d’écoute, l’analogique offre une qualité sonore ineffable.
J’aimerais aussi remercier spécialement Darrel Sheinman et Gearbox Records pour son aide dans la production de cet enregistrement qui sortira également sous forme de vinyle tout analogique, ainsi qu’à Matthew Trusler d’Orchid Classics pour son soutien continu".
Edna Stern
https://www.prestomusic.com/classical/pr...rt-on-tape
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RE: Même en Classique...
(06/01/2026-13:29:04)ketalar a écrit : " C’est en 2006 que j’ai réalisé pour la première fois l’impact négatif du mode d’enregistrement actuel, lors du travail sur mon disque Schumann.
Les possibilités numériques sont si vastes qu’un ingénieur du son peut facilement assembler les ondes sonores les unes avec les autres et construire ainsi, à partir de multiples interprétations différentes, une seule interprétation.
En écoutant le premier montage de ma Fantaisie Op.17, j’étais choquée de découvrir une interprétation que je n’avais pas imaginée.
J’écoutais une version étrange, une créature hybride, construite à partir de différentes parties que l’ingénieur du son avait réunies ensemble d’après sa logique.
En effet, il avait spécialement choisi les parties qui, d’après lui, étaient les plus “réussies” dans cette session d’enregistrement.
C’était un excellent ingénieur du son et lorsque je lui expliquai que sa vision de la Fantaisie de Schumann ne correspondait pas à la mienne, il me remit gracieusement l’intégralité des pistes sonores afin que je puisse construire mon propre plan de montage.
Depuis, j’ai toujours fait les premiers plans de tous mes disques solos et j’utilise le montage avec grande parcimonie, préférant choisir des versions entières pour chaque mouvement.
Pour ce qui est des enregistrements avec orchestre ou en musique de chambre, il a fallu que je m’adapte aux procédures actuelles en travaillant à partir d’un plan qui m’est imposé.
Ces expériences m’ont amenée à la conclusion que l’utilisation massive de montage numérique, visant à corriger chaque petite erreur ou imperfection, a été plus nuisible que bénéfique à la musique.
J’ai donc décidé de n’utiliser aucun montage numérique dans cet enregistrement.
Je voudrais surtout exprimer toute ma reconnaissance et gratitude à Peter Qvortrup et AudioNote UK qui m’ont permis d’appuyer sur le bouton “réinitialiser”, de pouvoir remonter le temps et enregistrer en analogique sur “tape” (bande sonore), à la manière de mes pianistes favoris tels Yves Nat, Wilhelm Kempff, Cziffra, Backhaus et beaucoup d’autres.
Bien que cet enregistrement sera plutôt écouté en numérique pour des raisons liées à notre temps et à la facilité d’écoute, l’analogique offre une qualité sonore ineffable.
J’aimerais aussi remercier spécialement Darrel Sheinman et Gearbox Records pour son aide dans la production de cet enregistrement qui sortira également sous forme de vinyle tout analogique, ainsi qu’à Matthew Trusler d’Orchid Classics pour son soutien continu".
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Bonjour,
ça va râler ici.
Mais non je n'ai pas parlé de Ragnarsson...
Jean-Michel
Platine lourde Nantex/plomb/Paulstra - Sheu 80mm - Clone SME 3012 I - HANA SL - Porte cellule Ortofon LH 9000 - Sonore microRendu - Dac Naim V1 - Lecteur CD Naim CD5 XS - Kaneda 210 alim Degawa - Filtre LCR MDA - Kaneda N° 167 - 2 K209+ Grand_Floyd - Petite Onken - Clone Ledauphin - TAD 2001 - Fostex T900A - 2402 - Mogami
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RE: Même en Classique...
Top !
Très intimiste ... à écouter au coin du feu ...
@udiophilement,
Nicolas
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06/01/2026-17:19:54
(Modification du message : 06/01/2026-19:28:10 par Ha-Re.)
RE: Même en Classique...
Rien de nouveau sous le soleil
Pour un musicien, il peut être tout aussi agréable que désagréable de découvrir le monde de l'enregistrement si on ne s'y est pas intéressé avant... tout comme le management, la production, l'édition, la distribution, etc...
Dans cette histoire banale, sinon romancée "marketing", il est étonnant autant de la part du musicien, que de SA production, qu'un échange sur les intentions, les façons de faire et autres, n'aient pas été discutées et choisies, ce qui aurait déterminé ou orienté le travail de l'ingé "montage" ou l'ingé lui-même (comme d'hab le vilain "seul" de l'histoire).
Il est difficile pour le musicien d'accuser sa production de ne pas l'avoir mis en contact ou ne pas avoir bien choisi la pratique... d'où ce tiers accusé, l'ingé, "extérieur" vraiment ?
Cela montre surtout une discontinuité de chaîne de prod (si ingé seul/extérieur), un manque d'habitude de travail, d'échange inter-professionnel, d'équipe consolidée au service d'une œuvre.
C'est très souvent les aléas d'un artiste "découverte", d'une équipe de production "nouvelle" ou changée, d'un parcours de production non établit ou découvert sur le tas.
Ce n'est pas une histoire de nouvelles pratiques, de montage, de numérique... (même si les manipulations sont facilitées)... cette même histoire se passait tout à fait pareil à l'époque analogique où il y avait déjà différentes pratiques d'enregistrement et "montage", que ce soit sur les choix de prises, les retouches, les mixages, la sélection des morceaux, l'ordre... qui pouvaient énerver voire décevoir le musicien vis-à-vis des choix de productions (sans son accord), dont l'ingé fait partie et il est plutôt un exécutant (avec un ou des savoirs faire souhaités, et trés souvent avec des directives énoncées) que responsable.
D'autre part, il est assez étonnant que très généralement les enregistrements analogiques/sur bande actuels aient un besoin flagrant (marketing ou autres... c'est que cela doit marcher sur un certain public) de se justifier d'"anti-numérique ou de pratiques bizarres", alors que seules les qualités de l'analogique et ses pratiques éprouvées sur le long terme sont bien suffisantes pour justifier cette démarche (choix).
La démarche "naturelle ou sans montage" en analogique se suffit aussi à elle-même (bien que usurpée souvent sinon idéalisée). Cette démarche "naturelle" est tout aussi appliquable (à l'identique) à une chaîne numérique (sans manipulation ni montage...), c'est une pratique commune, même si ce n'est pas la principale dans la production actuelle dans son ensemble.
(pour avoir assisté à des mixages d'orchestres dans une démarche "naturelle et sans montage", il y a souvent beaucoup de pistes/micros et beaucoup de "boutons" bougés (avec attention... et automation) pour ce résultat... idéalisé)
La légende marketing justifiée du "vilain ingénieur ou du vilain numérique... soit plutôt la vilaine prod" (la prod est bien le responsable dirigeant de l'ensemble, des pratiques, vis-à-vis de l'auteur) n'est que la caricature de ces chaînes de productions avec des pratiques variées, À CHOISIR, avec de bons et mauvais circuits plus ou moins bien adaptés à l'oeuvre ou l'intention... tout un travail de qualité, de choix, de personnes, d'ACCORDS à consolider dans la transmission d'une œuvre figée.
On pourrait dire plutôt, de mon point de vue, que les circuits, les parcours, sont plus chaotiques d'une certaine manière qu'avant, par une urgence, un milieu et des structures moins figées et plus variées ou à l'inverse très rigides/décorrélées/séparées, et pas toujours spécialisées (liées) pour répondre à la contraction de ce marché ou une diversité d'ensemble, généraliste... voire un besoin de "faire mieux, d'identité artificielle ou d'image de la production elle-même avant tout (la musique, l'œuvre)".
La musique et la "technique" qui l'accompagne étant très liées, cela est de toute façon très flagrant quand cette dernière ne la sert pas... d'où beaucoup de déceptions diverses. Servir une œuvre est un travail difficile qui demande de nombreux savoir-faire et réflexions... cela même sans les contraintes habituelles ou industrielles.
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RE: Même en Classique...
En fait, rien de nouveau, je te l'accorde.
Mais cette artiste, relativement peu connue, et enregistrant pour un label lui non plus peu connu, a pu faire valoir son concept, finalement aidée en tous cas par l'ingé son.
Pour la prod, je pense que cela se serait passé différemment chez une major.
D'où, sans doute, le choix d'un "petit" label...
A l'écoute, c'est tellement naturel, en fin de soirée, avec la dernière bûche qui se consume.
Comme souvent dans le piano de Schubert.
Musique !
Et vive les petits labels !
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RE: Même en Classique...
L'histoire que raconte ketalar montre un manque de collaboration, de compréhension entre le musicien et la technique (captation et mixage), une histoire ratée par manque d'humanité.
Après le mixage intervient le commercial, le mix studio aussi réussi soit-il a toutes les chances de se faire massacrer.
Tout ceci n'est pas lié à la taille du label. La vraie question c'est qui décide et sur quels critères, avec quelq objectifs.
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RE: Même en Classique...
Bref, on peut faire (et produire) tout ce qu'on veut.
Et l'ingé son doit suivre ;-)
Pour moi qui préfère le live, dans cet album on n'en est pas loin.
Ce n'est pas la même chose, mais cela me rappelle un peu l'histoire d'une autre pianiste (Mme Zhu) : quand elle enregistre, il lui faut un minimum d'auditoire (hormis les pros).
Pis la sortie vinyle devrait vous plaire, non ?
Cdlt,
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RE: Même en Classique...
(07/01/2026-11:55:48)ketalar a écrit : Pis la sortie vinyle devrait vous plaire, non ?
Ce sera intéressant de comparer vinyle et CD ...
@udiophilement,
Nicolas
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07/01/2026-19:42:55
(Modification du message : 07/01/2026-19:47:29 par gillesni.)
RE: Même en Classique...
(06/01/2026-17:19:54)Ha-Re a écrit : Rien de nouveau sous le soleil
Pour un musicien, il peut être tout aussi agréable que désagréable de découvrir le monde de l'enregistrement si on ne s'y est pas intéressé avant... tout comme le management, la production, l'édition, la distribution, etc...
Dans cette histoire banale, sinon romancée "marketing", il est étonnant autant de la part du musicien, que de SA production, qu'un échange sur les intentions, les façons de faire et autres, n'aient pas été discutées et choisies, ce qui aurait déterminé ou orienté le travail de l'ingé "montage" ou l'ingé lui-même (comme d'hab le vilain "seul" de l'histoire).
Il est difficile pour le musicien d'accuser sa production de ne pas l'avoir mis en contact ou ne pas avoir bien choisi la pratique... d'où ce tiers accusé, l'ingé, "extérieur" vraiment ?
Cela montre surtout une discontinuité de chaîne de prod (si ingé seul/extérieur), un manque d'habitude de travail, d'échange inter-professionnel, d'équipe consolidée au service d'une œuvre.
C'est très souvent les aléas d'un artiste "découverte", d'une équipe de production "nouvelle" ou changée, d'un parcours de production non établit ou découvert sur le tas.
Ce n'est pas une histoire de nouvelles pratiques, de montage, de numérique... (même si les manipulations sont facilitées)... cette même histoire se passait tout à fait pareil à l'époque analogique où il y avait déjà différentes pratiques d'enregistrement et "montage", que ce soit sur les choix de prises, les retouches, les mixages, la sélection des morceaux, l'ordre... qui pouvaient énerver voire décevoir le musicien vis-à-vis des choix de productions (sans son accord), dont l'ingé fait partie et il est plutôt un exécutant (avec un ou des savoirs faire souhaités, et trés souvent avec des directives énoncées) que responsable.
D'autre part, il est assez étonnant que très généralement les enregistrements analogiques/sur bande actuels aient un besoin flagrant (marketing ou autres... c'est que cela doit marcher sur un certain public) de se justifier d'"anti-numérique ou de pratiques bizarres", alors que seules les qualités de l'analogique et ses pratiques éprouvées sur le long terme sont bien suffisantes pour justifier cette démarche (choix).
La démarche "naturelle ou sans montage" en analogique se suffit aussi à elle-même (bien que usurpée souvent sinon idéalisée). Cette démarche "naturelle" est tout aussi appliquable (à l'identique) à une chaîne numérique (sans manipulation ni montage...), c'est une pratique commune, même si ce n'est pas la principale dans la production actuelle dans son ensemble.
(pour avoir assisté à des mixages d'orchestres dans une démarche "naturelle et sans montage", il y a souvent beaucoup de pistes/micros et beaucoup de "boutons" bougés (avec attention... et automation) pour ce résultat... idéalisé)
La légende marketing justifiée du "vilain ingénieur ou du vilain numérique... soit plutôt la vilaine prod" (la prod est bien le responsable dirigeant de l'ensemble, des pratiques, vis-à-vis de l'auteur) n'est que la caricature de ces chaînes de productions avec des pratiques variées, À CHOISIR, avec de bons et mauvais circuits plus ou moins bien adaptés à l'oeuvre ou l'intention... tout un travail de qualité, de choix, de personnes, d'ACCORDS à consolider dans la transmission d'une œuvre figée.
On pourrait dire plutôt, de mon point de vue, que les circuits, les parcours, sont plus chaotiques d'une certaine manière qu'avant, par une urgence, un milieu et des structures moins figées et plus variées ou à l'inverse très rigides/décorrélées/séparées, et pas toujours spécialisées (liées) pour répondre à la contraction de ce marché ou une diversité d'ensemble, généraliste... voire un besoin de "faire mieux, d'identité artificielle ou d'image de la production elle-même avant tout (la musique, l'œuvre)".
La musique et la "technique" qui l'accompagne étant très liées, cela est de toute façon très flagrant quand cette dernière ne la sert pas... d'où beaucoup de déceptions diverses. Servir une œuvre est un travail difficile qui demande de nombreux savoir-faire et réflexions... cela même sans les contraintes habituelles ou industrielles.
Il ne faut pas oublier une chose, c’est que cette artiste est encore une assez jeune pianiste, et il semble évident que tant qu’on n’a pas une carrière bien établie, même si son jeu est très beau, il est plus compliqué de venir dire ses vérités aux producteurs et à ceux qui travaillent d'abord pour eux, preneurs de son, techniciens…
On peut à ce propos remarquer l’attitude très positive de l’ingénieur du son dont parle Edna Stern.
En tout cas, ce disque est bien agréable, et le piano y sonne remarquablement.
Surtout pour des raisons de place, je suis plus vendeur qu’acheteur de vinyles, mais ça vaudra peut-être le coup d’écouter le lp quant il sortira…
Cordialement
Gilles
Mon système : de la musique, et quelques bricoles pour l'écouter...
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RE: Même en Classique...
Citation :Je voudrais surtout exprimer toute ma reconnaissance et gratitude à Peter Qvortrup et AudioNote UK qui m’ont permis d’appuyer sur le bouton “réinitialiser”, de pouvoir remonter le temps et enregistrer en analogique sur “tape” (bande sonore), à la manière de mes pianistes favoris tels Yves Nat, Wilhelm Kempff, Cziffra, Backhaus et beaucoup d’autres.
Peter Qvortrup, créateur d'Audio Innovations dans les années 80, grand amateur de musique classique, d'analogique, et de... lampoules.
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
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