17/06/2025-14:58:35
Héphaïstos, 30 ans après
Particulièrement intéressé par les recherches de Gérard Perrot (Héphaïstos dans l’Audiophile), j’ai été fort surpris de ne rien trouver sur le net à propos de son circuit paru dans la revue Led n° 136 « comprendre le son des tubes » Peut-être ai-je mal cherché ? Quelques audiophiles en parlent, mais rien de concret à son propos. Pas de valeur au niveau des composants, ni de nomination pour les transistors.
L’article complet a déjà été posté sur ce forum, mais là aussi, bien peu de commentaires. Le re-voici :
Led n°136_Janvier_Fevrier_1996.pdf (Taille : 3,28 Mo / Téléchargements : 253)
Il s’agit d’un circuit qui permettrait, en actionnant un interrupteur, de passer d’une écoute acceptable à une écoute inacceptable, ou tout du moins mauvaise, que même une oreille non avertie peut identifier.
Le seul problème est que la mesure sur signaux sinusoïdaux ne détecte pas cette différence… d’après l’auteur.
Voici donc le circuit et sa synoptique :
J’ai donc décidé de monter ce circuit sur une plaquette d’essai, et de l’écouter en le plaçant après le lecteur cd , comme le préconise l’auteur, en utilisant un atténuateur (le volume réglable du lecteur dans mon cas) afin de ne pas saturer l’étage d’entrée.
Je dois avouer avoir eu pas mal de difficultés pour la mise au point de ce circuit, et c’est je suppose pour cette raison qu’Héphaïstos n’a donné aucune valeur. Il dépend beaucoup de l’idss du jfet d’entrée. J’ai dû utiliser une alimentation de labo réglable, stable et précise, afin d’obtenir dans les 2 cas le même gain, c’est-à-dire proche de l’unité.
Pour le générateur de courant 3mA, j’ai utilisé le J111 comme sur le schéma, en l’intercalant entre le 25V et les émetteurs des KSA992. Vous pouvez bien sûr utiliser un autre circuit.
Place à l'écoute :
Effectivement, une position de l’interrupteur donne de bons résultats, très proche de ceux sans le circuit, et l’autre position une écoute vraiment mauvaise. N’importe qui peut l’entendre, sur n’importe qu’elle musique. Il ne s’agit donc pas de détails subtils, c’est franchement distordu. Distordu ? Mais quelle distorsion ?
Les 2 spectres de DHT+N sont quasiment identiques, et ne permettent en aucun cas d’expliquer la différence entendue entre les deux circuits. Les voici, pour 200mV en sortie :
Hephaïstos.avec attenuateur.pdf (Taille : 76,14 Ko / Téléchargements : 243)
Hephaïstos avec filtre.pdf (Taille : 90,96 Ko / Téléchargements : 183)
Comme j’ai pu le lire ici, de la part de Jacques (jacquese) à propos d'un autre circuit :
Ce circuit qui exagère volontairement pour bien mettre en évidence ce phénomène, le démontre parfaitement, il suffit de le monter et d’écouter.
Il démontre également pourquoi beaucoup de circuits conçus uniquement pour satisfaire les appareils de mesures actuels, peuvent sonner comme des casseroles, malgré une DHT+N située à la limite des appareils de mesures… et fout complètement en l’air les explications oiseuses des lampoules qui auraient une prédominance d’harmonique 2, « rendant la musique agréable à l’écoute, mais loin de la réalité. »
L’article complet a déjà été posté sur ce forum, mais là aussi, bien peu de commentaires. Le re-voici :
Led n°136_Janvier_Fevrier_1996.pdf (Taille : 3,28 Mo / Téléchargements : 253)
Il s’agit d’un circuit qui permettrait, en actionnant un interrupteur, de passer d’une écoute acceptable à une écoute inacceptable, ou tout du moins mauvaise, que même une oreille non avertie peut identifier.
Le seul problème est que la mesure sur signaux sinusoïdaux ne détecte pas cette différence… d’après l’auteur.
Voici donc le circuit et sa synoptique :
J’ai donc décidé de monter ce circuit sur une plaquette d’essai, et de l’écouter en le plaçant après le lecteur cd , comme le préconise l’auteur, en utilisant un atténuateur (le volume réglable du lecteur dans mon cas) afin de ne pas saturer l’étage d’entrée.
Je dois avouer avoir eu pas mal de difficultés pour la mise au point de ce circuit, et c’est je suppose pour cette raison qu’Héphaïstos n’a donné aucune valeur. Il dépend beaucoup de l’idss du jfet d’entrée. J’ai dû utiliser une alimentation de labo réglable, stable et précise, afin d’obtenir dans les 2 cas le même gain, c’est-à-dire proche de l’unité.
Pour le générateur de courant 3mA, j’ai utilisé le J111 comme sur le schéma, en l’intercalant entre le 25V et les émetteurs des KSA992. Vous pouvez bien sûr utiliser un autre circuit.
Place à l'écoute :
Effectivement, une position de l’interrupteur donne de bons résultats, très proche de ceux sans le circuit, et l’autre position une écoute vraiment mauvaise. N’importe qui peut l’entendre, sur n’importe qu’elle musique. Il ne s’agit donc pas de détails subtils, c’est franchement distordu. Distordu ? Mais quelle distorsion ?
Les 2 spectres de DHT+N sont quasiment identiques, et ne permettent en aucun cas d’expliquer la différence entendue entre les deux circuits. Les voici, pour 200mV en sortie :
Hephaïstos.avec attenuateur.pdf (Taille : 76,14 Ko / Téléchargements : 243)
Hephaïstos avec filtre.pdf (Taille : 90,96 Ko / Téléchargements : 183)
Comme j’ai pu le lire ici, de la part de Jacques (jacquese) à propos d'un autre circuit :
Citation :Une confirmation de plus des fines analyses de Gerard Perrot qui mettait en avant l'influence négative des modulations de point de polarisation à fréquence sub-audio.C’est exactement ce qu’il se passe. Les non-linéarités du 1er étage du circuit contiennent des signaux correspondant à la modulation du signal, à très basse fréquence. Ces signaux basses fréquences sont atténués lorsque l’interrupteur est fermé, et non atténués lorsqu’il est ouvert (position filtre) ce qui provoque une mauvaise sonorité immédiatement reconnaissable, et non mesurable avec les mesures de distorsion classiques.
Ce circuit qui exagère volontairement pour bien mettre en évidence ce phénomène, le démontre parfaitement, il suffit de le monter et d’écouter.
Il démontre également pourquoi beaucoup de circuits conçus uniquement pour satisfaire les appareils de mesures actuels, peuvent sonner comme des casseroles, malgré une DHT+N située à la limite des appareils de mesures… et fout complètement en l’air les explications oiseuses des lampoules qui auraient une prédominance d’harmonique 2, « rendant la musique agréable à l’écoute, mais loin de la réalité. »
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
