Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
#21
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
Merci pour l'information ! Voilà qui fait avancer le schmilblick .
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#22
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
Bonsoir

Eh oui ! ne pas mettre dans le même panier les fichiers récupérés en P2P à définitions artificielles issues de réencodages fumistes avec les produits plus honnêtes issus de la collaboration de marchands de contenus et leur maisons de disques partenaires qui ont besoin d'étayer de nouveaux marchés.
Mais des 24/96 ou 32/192 issus soit des masters numériques de même définition, soit des masters analogiques échantillonés correctement ne sauveront pas le massacre de cette mode de la compression imbécile.
Cdt.

AleX
Sony PS8750 & Ortofon SPU Gold & AT1000T / Mitchell Gyro SE 2 & Grace704 & AT 540ml / Lenovo T495 & Ubuntu studio /  Nakamichi DAC101 /  Pré CJ Motif MC8 / DSP Nuoxun LM 848 RTS  / 2x Fosi Monos / 3x Hiraga Le Monstre 45w ab régul lt1083 / Paire de [ 2x JBL 2205A - TAD 1201H & Biradial FishScale - JBL2450J & Chinoiserie Alu & Biradial Aart Audio - Bms 4540 nd16 & Arai 2K ] / Monitor PcOcc (spdif) - Audioquest Sky - Isoda ha08psr - DIY argent coton carbone dbs72v
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#23
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
Bonjour
Surtout garder ses CD et continuer à en acheter.
Avec un bon drive et un bon dac le son est bien meilleur que le streaming.
J’ai un abonnement QOBUZ la qualité est quand même très inégale ça va de bon à très moyen mais en deçà de la qualité du CD. C’est mon constat sur mon système.
Je reste attaché à l’objet avec un livret pour lire quelques infos ( qui joue sur l’enregistrement, le lieu de l’enregistrement) etc…
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#24
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
(20/01/2026-11:11:56)joseph06 a écrit : Bonjour
Surtout garder ses CD et continuer à en acheter.
Avec un bon drive et un bon dac le son est bien meilleur que le streaming.
J’ai un abonnement QOBUZ la qualité est quand même très inégale ça va de bon à très moyen mais en deçà de la qualité du CD. C’est mon constat sur mon système.
Je reste attaché à l’objet avec un livret pour lire quelques infos ( qui joue sur l’enregistrement, le lieu de l’enregistrement) etc…

Bonjour Joseph,

En premier lieu, il faut s'assurer qu'on ne compare pas des générations de mastering différents.
Ensuite, le streaming est dépendant du contexte de transfert, ce n'est pas une base stable, contrairement au même album téléchargé.

Reste l'objet et le livret, parent pauvre de la démat.
J'ai posé la question à QOBUZ il y a longtemps et ils m'ont répondu que certains distributeurs restreignaient volontairement la documentation des versions en ligne (streaming ou téléchargement) pour pousser les gens à acheter la version matérialisée, vinyle ou CD.
On est simplement victime de la duplicité de commerçants qui ne voient pas plus haut que leur tiroir-caisse.
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#25
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
(23/04/2025-11:20:18)gillesni a écrit : Bonjour,

Le CD, par rapport à la musique dématérialisée, c'est effectivement sympa car on a un objet à se mettre dans les mains, avec éventuellement un livret qui donne quelques renseignements. Donc je ne considère pas que le concept soit dépassé et j'en achète encore, seulement, généralement, je ne les écoute pas comme ça, bien que j'utilise un excellent lecteur de CD. 

En effet, je préfère les numériser et les écouter en dématérialisé, et franchement, en terme de qualité sonore, si le logiciel de reproduction est bon, comme par exemple avec JPlay bien mis en œuvre, la qualité sonore est bien meilleure que celle fournie par la lecture directe du CD original dont la musique est tirée, même grâce à un drive de qualité, et bien sûr en utilisant le même convertisseur.

Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, et ça contredit tout ce que je croyais savoir sur le numérique, mais à l'écoute, la différence est évidente,  pour moi comme pour tous les visiteurs qui viennent ici.
Bonjour Gilles, 
On en a déjà discuté oralement, je remets la partie relative au CD de ce que j'ai posté hier.
----------
Je fais une appartée pour détailler un peu plus un cas qui intéresse directement pas mal de Mélaudiens, celui des drives CD. En mettant de côté ce qui concerne les DAC - disons en supposant un DAC parfait par ailleurs. Personne ne niera qu'on entend sur un système de bonne qualité, des différences entre plusieurs drives CD, connectés sur le même DAC via le même câble. Les meilleurs ont généralement une mécanique assez sophistiquée, ce sont d'ailleurs les plus gros et les plus chers ! Entourloupe ?  Ou plutôt paradoxe alors qu'un drive CD-ROM minable en plastique 'transfère' sans erreur des fichiers de tous types - images, données, programmes, vidéos, audio. Evidemment si on fait "jouer" directement à ce bout de plastique le morceau de musique qu'il lit, tout se complique : c'est mauvais.
Flux asynchrone - facile en informatique contre flux synchrone en audionumérique - plus difficile !

Il est en effet compliqué de corriger des erreurs "à la volée" issues d'une lecture optique à assez basse vitesse, tout en respectant exactement une cadence donnée. On a d'abord le problème de boucher les imperfections localisées, heureusement correspondant à des échantillons dispersés par construction dans le format Red Book avec ses codes de correction d'erreur - L'interpolation d'échantillons manquants masque ces petits défauts, jusqu'à un niveau de rayures assez conséquent, que rencontrent rarement les gens soigneux et respectueux des supports musicaux que sont les audiophiles. Mais hélas, ce n'est pas le seul souci rencontré. 

Les anciens lecteurs de la RDS se souviennent peut-être d'un article de Jean Hiraga qui détaillait les difficultés de la lecture optique, l'instabilité du "diagramme de l'oeil" - le contrôle qualité qu'on peut faire de la cohérence de lecture des cuvettes non réfléchissantes qui code le signal, avec principalement : 

- la nécessité de faire varier continûment la vitesse de rotation afin de garantir une vitesse linéaire correspondant au débit recherché, en évitant tout palier ou à-coup alors que la variation entre début et fin d'un disque complet est dans le rapport des diamètres des pistes la plus interne et la plus externe - peu importe le chiffre exact mais c'est au moins un facteur 5!

- le fait que la lecture se fasse à basse vitesse surtout sur les pistes externes des CD, par rapport aux drives magnétiques, quelque peu stabilisés par effet gyroscopique

- une instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz que quasiment aucun drive à ma connaissance ne réussit à complètement annuler. 
Il est bien possible que cette instabilité très basse fréquence explique à elle seule pourquoi, en comparant des drives même excellents à une lecture entièrement numérique exempte de ce problème, on ressente avec le full digital une sérénité, une stabilité des plans sonores qui évoque plus la bande master que le CD.
-------
Puis plus loin : 

En référence aux formats et contraintes évoqués plus haut dans ce fil, l'immunité aux problèmes temporels de la gestion des flux numériques dépend aussi beaucoup de la manière dont ces flux sont gérés. La transmission par paquets peut être bufferisée, les erreurs dans les paquets peuvent être contrôlées à la volée (il faut un feedback que les liaisons audio basiques n'ont pas). Et tout ceci est d'autant plus facile que la bande passante de la transmission est grande devant la bande du signal numérique. 

Moyennant ces précautions, une fois soigneusement rippé sur un disque dur rapide (voire un SSD), le contenu d'un CD, en ayant d'ailleurs lu plus vite que normalement et le cas échéant relu plusieurs fois en cas d'erreur, on peut obtenir une copie bit-perfect du contenu du CD. Ces fichiers audio peuvent à nouveau être lus informatiquement et transmis par paquets. Ensuite, avec un logiciel conçu pour retransférer vers un format DAC sans générer de jitter ni de décalage entre les deux canaux, cela permet au final d'avoir contourné l'ensemble des limitations du drive CD que je résumais.

Après, effectivement, dans la lecture en tant que transfert de données synchrones, que ce soit depuis un CD ou un ordi, il reste dans la connexion numérique au convertisseur puis près de la partie analogique, une sensibilité importante aux parasites BF, venant par exemple des alimentations linéaires et bouclages de masse, par induction magnétique des transformateurs, et aussi HF. On peut notamment incriminer les alimentations à découpage, mais aussi les circuits du DAC eux-mêmes.

Concernant le sujet propre du fil, il me semble que dans la mesure où le même processus est mis en oeuvre dans du streaming, sauf difficultés ou limitations de transmission Internet->Ethernet ou Wifi->mise en forme du signal ->DAC, on est dans une situation finale identique, qu'on parte d'un fichier local rippé ou du streaming, et d'ailleurs normalement, ils sonnent à l'identique.

Bien cordialement,
Christian
[quote="begwanch" pid='237304' dateline='1768824230']
[quote="jsilvestre" pid="237293" dateline="1768814194"]
[quote="begwanch" pid="237246" dateline="1768692196"]

PS : je sais que tu es au fait de la plus grande partie de ceci, on en a déjà discuté - mais c'est sympa aussi de le partager.
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#26
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
(23/04/2025-11:20:18)gillesni a écrit : En effet, je préfère les numériser et les écouter en dématérialisé, et franchement, en terme de qualité sonore, si le logiciel de reproduction est bon, comme par exemple avec JPlay bien mis en œuvre, la qualité sonore est bien meilleure que celle fournie par la lecture directe du CD original dont la musique est tirée, même grâce à un drive de qualité, et bien sûr en utilisant le même convertisseur.

Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, et ça contredit tout ce que je croyais savoir sur le numérique, mais à l'écoute, la différence est évidente,  pour moi comme pour tous les visiteurs qui viennent ici.

Bonjour Gilles et bonne année, bonne année à Begwach et aux autres lecteurs de ce fil.

Oui un bon logiciel d'extraction avec une bonne calibration/configuration est une solution sans commune mesure sur le rendu.

Mais ça demande quand même quelques réglages et procédures de vérification pour que l'extraction des données soient 100% intègre :

La lecture d'un Cd audio est à la base non aléatoire contrairement à un disque dur ou une clef usb. La piste de donnée ne peut être lu que d'un point de départ connu (position de la tête) jusqu'à la fin de la piste.

Il manque des données d'entêtes qui répertorient les positions où se trouvent les données sur le secteur lu, les données de synchronisation et des données pour les corrections d'erreurs.

Dans un CDrom (de données), l'entête est de 304 octets pour chaque secteur de 2352 octets, un CD audio utilise les 2352 octets uniquement pour les données

De plus pour corser le tous : la lecture CD n'est pas à vitesse linéaire mais à débit constant. La vitesse de rotation 1x du CD audio varie en réalité en fonction de la position de la tête, en début du CD (centre), la vitesse est plus rapide qu'à la fin du CD. Un lecteur CDROM x24 ne lit donc pas réellement 24x plus rapidement et il est préférable qu'elle ne soient pas trop élevé pour la bonne lisibilité des piste. Pour information Philips il a déterminé qu'une rotation supérieure à une plage entre 50 et 60x (suivant la position de la tête) est illisible, le CD se déforme trop.


Mal régler (calibration du lecteur CDROM, vitesse d'extraction), la lecture peut commencer avant la piste ou après. avant ça ne pose pas trop de problème, c'est des 0 du silence. Après ça peut changer l'attaque des notes.

Bien régler il est possible de comparer les fichiers à une base de données AccurateRip afin de s'assurer qu'elle sont 100% intègres (Bon si c'est un openDisc ou autre protection du genre, ça ne fonctionne pas car des données de sécurité sont propre à chaque exemplaire originaux voir une zone géographique).

Enfin lorsque l'extraction est correcte, je préfère même, bien souvent, ces extractions CD à leur version Hires téléchargé (enfin pas sur Bandcamp ou les versions numériques WAV fournis sont bien souvent les masters initiaux).

Pas trouvé mieux pour l'extraction de CD que la bibliothèque de code linux autonome CD Paranoïa (inclus dans Daphile, ou d'autres logiciels extracteur sous linux y compris CDRDAO qui est l'extracteur originale des plateformes linux).

Il faut certes passer un peu de temps en calibration avec des tests sur plusieurs CD pour déterminer les réglages d'extractions optimum (vitesse/offset) sous Daphile ça se passe là :
[Image: cd_calibration.png]

Le gain sur le rendu et les micros informations dans le registre bas est vraiment surprenant. Il est peut-être dû à "l'instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz".

Il y a aussi + de micros informations dans les aigus mais je n'ais plus l'oreille pour en percevoir l'ampleur des bénéfices, juste que des toniques désagréables disparaissent. Mon fils entend une différence qualitative sur les détails et la spatialisation.

Dès que mon fils a comparé l'extraction de ses CD sur sa chaîne à ses écoutes CD sur ces platines ou streaming internet, il a mis en vente ses deux platines CD et transfère les fichiers sur son smartphone.

Cdlt,

François
Salon: Triangles Signature Delta, préampli Topping A70 Pro, 2 Amplis Toppings LA90D en mode bridgés, miniPC Daphile fanless optimisé audio, Dac Topping D90SE, Project X1/AT-OC9XSH, Rega P6/DV 10MKII LOW, préampli Musical Fidelity M6x Vinyl. commutation vers HC ampli Marantz, suround triangle Genèse trio, centrale Focal Chora provisoire
Terrasse couverte: Focal CUSTOM OD 108, sub Cambridge Minx 201, préampli Topping PRE90, 2 amplis Topping LA90 en mode bridgés, MiniPC Daphile fanless, DAC R2R DIY
chambre: Nvidia TVshield 2017, Airpulse A80 active, Sub Canton
Et en cour d'élaboration : enceintes 3 voies, 4hps, Beyma TPL200/10MCF400nd, 2xDavis 31TCA12. Filtrage numérique DIY Dac R2R
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#27
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
(20/01/2026-11:50:57)raoul a écrit :
(20/01/2026-11:11:56)joseph06 a écrit : Bonjour
Surtout garder ses CD et continuer à en acheter.
Avec un bon drive et un bon dac le son est bien meilleur que le streaming.
J’ai un abonnement QOBUZ la qualité est quand même très inégale ça va de bon à très moyen mais en deçà de la qualité du CD. C’est mon constat sur mon système.
Je reste attaché à l’objet avec un livret pour lire quelques infos ( qui joue sur l’enregistrement, le lieu de l’enregistrement) etc…

Bonjour Joseph,

En premier lieu, il faut s'assurer qu'on ne compare pas des générations de mastering différents.
Ensuite, le streaming est dépendant du contexte de transfert, ce n'est pas une base stable, contrairement au même album téléchargé.

Reste l'objet et le livret, parent pauvre de la démat.
J'ai posé la question à QOBUZ il y a longtemps et ils m'ont répondu que certains distributeurs restreignaient volontairement la documentation des versions en ligne (streaming ou téléchargement) pour pousser les gens à acheter la version matérialisée, vinyle ou CD.
On est simplement victime de la duplicité de commerçants qui ne voient pas plus haut que leur tiroir-caisse.

Dans le cas d'écoute à la demande comme Qobuz et consorts le terme streaming est trompeur, pour de vrai ce n'est pas du streaming. Le transfert de fichier fonctionne comme avec un cloud. Le transfert de fichier est identique pour l'écoute à la demande et pour le téléchargement, c'est le même fichier issu du même cloud.

joël
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#28
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
(20/01/2026-14:38:41)begwanch a écrit :
(23/04/2025-11:20:18)gillesni a écrit : Bonjour,

Le CD, par rapport à la musique dématérialisée, c'est effectivement sympa car on a un objet à se mettre dans les mains, avec éventuellement un livret qui donne quelques renseignements. Donc je ne considère pas que le concept soit dépassé et j'en achète encore, seulement, généralement, je ne les écoute pas comme ça, bien que j'utilise un excellent lecteur de CD. 

En effet, je préfère les numériser et les écouter en dématérialisé, et franchement, en terme de qualité sonore, si le logiciel de reproduction est bon, comme par exemple avec JPlay bien mis en œuvre, la qualité sonore est bien meilleure que celle fournie par la lecture directe du CD original dont la musique est tirée, même grâce à un drive de qualité, et bien sûr en utilisant le même convertisseur.

Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, et ça contredit tout ce que je croyais savoir sur le numérique, mais à l'écoute, la différence est évidente,  pour moi comme pour tous les visiteurs qui viennent ici.
Bonjour Gilles, 
On en a déjà discuté oralement, je remets la partie relative au CD de ce que j'ai posté hier.
----------
Je fais une appartée pour détailler un peu plus un cas qui intéresse directement pas mal de Mélaudiens, celui des drives CD. En mettant de côté ce qui concerne les DAC - disons en supposant un DAC parfait par ailleurs. Personne ne niera qu'on entend sur un système de bonne qualité, des différences entre plusieurs drives CD, connectés sur le même DAC via le même câble. Les meilleurs ont généralement une mécanique assez sophistiquée, ce sont d'ailleurs les plus gros et les plus chers ! Entourloupe ?  Ou plutôt paradoxe alors qu'un drive CD-ROM minable en plastique 'transfère' sans erreur des fichiers de tous types - images, données, programmes, vidéos, audio. Evidemment si on fait "jouer" directement à ce bout de plastique le morceau de musique qu'il lit, tout se complique : c'est mauvais.
Flux asynchrone - facile en informatique contre flux synchrone en audionumérique - plus difficile !

Il est en effet compliqué de corriger des erreurs "à la volée" issues d'une lecture optique à assez basse vitesse, tout en respectant exactement une cadence donnée. On a d'abord le problème de boucher les imperfections localisées, heureusement correspondant à des échantillons dispersés par construction dans le format Red Book avec ses codes de correction d'erreur - L'interpolation d'échantillons manquants masque ces petits défauts, jusqu'à un niveau de rayures assez conséquent, que rencontrent rarement les gens soigneux et respectueux des supports musicaux que sont les audiophiles. Mais hélas, ce n'est pas le seul souci rencontré. 

Les anciens lecteurs de la RDS se souviennent peut-être d'un article de Jean Hiraga qui détaillait les difficultés de la lecture optique, l'instabilité du "diagramme de l'oeil" - le contrôle qualité qu'on peut faire de la cohérence de lecture des cuvettes non réfléchissantes qui code le signal, avec principalement : 

- la nécessité de faire varier continûment la vitesse de rotation afin de garantir une vitesse linéaire correspondant au débit recherché, en évitant tout palier ou à-coup alors que la variation entre début et fin d'un disque complet est dans le rapport des diamètres des pistes la plus interne et la plus externe - peu importe le chiffre exact mais c'est au moins un facteur 5!

- le fait que la lecture se fasse à basse vitesse surtout sur les pistes externes des CD, par rapport aux drives magnétiques, quelque peu stabilisés par effet gyroscopique

- une instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz que quasiment aucun drive à ma connaissance ne réussit à complètement annuler. 
Il est bien possible que cette instabilité très basse fréquence explique à elle seule pourquoi, en comparant des drives même excellents à une lecture entièrement numérique exempte de ce problème, on ressente avec le full digital une sérénité, une stabilité des plans sonores qui évoque plus la bande master que le CD.
-------
Puis plus loin : 

En référence aux formats et contraintes évoqués plus haut dans ce fil, l'immunité aux problèmes temporels de la gestion des flux numériques dépend aussi beaucoup de la manière dont ces flux sont gérés. La transmission par paquets peut être bufferisée, les erreurs dans les paquets peuvent être contrôlées à la volée (il faut un feedback que les liaisons audio basiques n'ont pas). Et tout ceci est d'autant plus facile que la bande passante de la transmission est grande devant la bande du signal numérique. 

Moyennant ces précautions, une fois soigneusement rippé sur un disque dur rapide (voire un SSD), le contenu d'un CD, en ayant d'ailleurs lu plus vite que normalement et le cas échéant relu plusieurs fois en cas d'erreur, on peut obtenir une copie bit-perfect du contenu du CD. Ces fichiers audio peuvent à nouveau être lus informatiquement et transmis par paquets. Ensuite, avec un logiciel conçu pour retransférer vers un format DAC sans générer de jitter ni de décalage entre les deux canaux, cela permet au final d'avoir contourné l'ensemble des limitations du drive CD que je résumais.

Après, effectivement, dans la lecture en tant que transfert de données synchrones, que ce soit depuis un CD ou un ordi, il reste dans la connexion numérique au convertisseur puis près de la partie analogique, une sensibilité importante aux parasites BF, venant par exemple des alimentations linéaires et bouclages de masse, par induction magnétique des transformateurs, et aussi HF. On peut notamment incriminer les alimentations à découpage, mais aussi les circuits du DAC eux-mêmes.

Concernant le sujet propre du fil, il me semble que dans la mesure où le même processus est mis en oeuvre dans du streaming, sauf difficultés ou limitations de transmission Internet->Ethernet ou Wifi->mise en forme du signal ->DAC, on est dans une situation finale identique, qu'on parte d'un fichier local rippé ou du streaming, et d'ailleurs normalement, ils sonnent à l'identique.

Bien cordialement,
Christian
(19/01/2026-13:03:50)begwanch a écrit :
(19/01/2026-10:16:34)jsilvestre a écrit :
(18/01/2026-00:23:16)begwanch a écrit : PS : je sais que tu es au fait de la plus grande partie de ceci, on en a déjà discuté - mais c'est sympa aussi de le partager.

En fait c'est plus simple et plus compliqué à la fois, avec le même DAC et le même flux numérique le rendu sonore peut être significativement différent. 

joël
Répondre
#29
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
(20/01/2026-14:38:41)begwanch a écrit :
(23/04/2025-11:20:18)gillesni a écrit : Bonjour,

Le CD, par rapport à la musique dématérialisée, c'est effectivement sympa car on a un objet à se mettre dans les mains, avec éventuellement un livret qui donne quelques renseignements. Donc je ne considère pas que le concept soit dépassé et j'en achète encore, seulement, généralement, je ne les écoute pas comme ça, bien que j'utilise un excellent lecteur de CD. 

En effet, je préfère les numériser et les écouter en dématérialisé, et franchement, en terme de qualité sonore, si le logiciel de reproduction est bon, comme par exemple avec JPlay bien mis en œuvre, la qualité sonore est bien meilleure que celle fournie par la lecture directe du CD original dont la musique est tirée, même grâce à un drive de qualité, et bien sûr en utilisant le même convertisseur.

Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, et ça contredit tout ce que je croyais savoir sur le numérique, mais à l'écoute, la différence est évidente,  pour moi comme pour tous les visiteurs qui viennent ici.
Bonjour Gilles, 
On en a déjà discuté oralement, je remets la partie relative au CD de ce que j'ai posté hier.
----------
Je fais une appartée pour détailler un peu plus un cas qui intéresse directement pas mal de Mélaudiens, celui des drives CD. En mettant de côté ce qui concerne les DAC - disons en supposant un DAC parfait par ailleurs. Personne ne niera qu'on entend sur un système de bonne qualité, des différences entre plusieurs drives CD, connectés sur le même DAC via le même câble. Les meilleurs ont généralement une mécanique assez sophistiquée, ce sont d'ailleurs les plus gros et les plus chers ! Entourloupe ?  Ou plutôt paradoxe alors qu'un drive CD-ROM minable en plastique 'transfère' sans erreur des fichiers de tous types - images, données, programmes, vidéos, audio. Evidemment si on fait "jouer" directement à ce bout de plastique le morceau de musique qu'il lit, tout se complique : c'est mauvais.
Flux asynchrone - facile en informatique contre flux synchrone en audionumérique - plus difficile !

Il est en effet compliqué de corriger des erreurs "à la volée" issues d'une lecture optique à assez basse vitesse, tout en respectant exactement une cadence donnée. On a d'abord le problème de boucher les imperfections localisées, heureusement correspondant à des échantillons dispersés par construction dans le format Red Book avec ses codes de correction d'erreur - L'interpolation d'échantillons manquants masque ces petits défauts, jusqu'à un niveau de rayures assez conséquent, que rencontrent rarement les gens soigneux et respectueux des supports musicaux que sont les audiophiles. Mais hélas, ce n'est pas le seul souci rencontré. 

Les anciens lecteurs de la RDS se souviennent peut-être d'un article de Jean Hiraga qui détaillait les difficultés de la lecture optique, l'instabilité du "diagramme de l'oeil" - le contrôle qualité qu'on peut faire de la cohérence de lecture des cuvettes non réfléchissantes qui code le signal, avec principalement : 

- la nécessité de faire varier continûment la vitesse de rotation afin de garantir une vitesse linéaire correspondant au débit recherché, en évitant tout palier ou à-coup alors que la variation entre début et fin d'un disque complet est dans le rapport des diamètres des pistes la plus interne et la plus externe - peu importe le chiffre exact mais c'est au moins un facteur 5!

- le fait que la lecture se fasse à basse vitesse surtout sur les pistes externes des CD, par rapport aux drives magnétiques, quelque peu stabilisés par effet gyroscopique

- une instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz que quasiment aucun drive à ma connaissance ne réussit à complètement annuler. 
Il est bien possible que cette instabilité très basse fréquence explique à elle seule pourquoi, en comparant des drives même excellents à une lecture entièrement numérique exempte de ce problème, on ressente avec le full digital une sérénité, une stabilité des plans sonores qui évoque plus la bande master que le CD.
-------
Puis plus loin : 

En référence aux formats et contraintes évoqués plus haut dans ce fil, l'immunité aux problèmes temporels de la gestion des flux numériques dépend aussi beaucoup de la manière dont ces flux sont gérés. La transmission par paquets peut être bufferisée, les erreurs dans les paquets peuvent être contrôlées à la volée (il faut un feedback que les liaisons audio basiques n'ont pas). Et tout ceci est d'autant plus facile que la bande passante de la transmission est grande devant la bande du signal numérique. 

Moyennant ces précautions, une fois soigneusement rippé sur un disque dur rapide (voire un SSD), le contenu d'un CD, en ayant d'ailleurs lu plus vite que normalement et le cas échéant relu plusieurs fois en cas d'erreur, on peut obtenir une copie bit-perfect du contenu du CD. Ces fichiers audio peuvent à nouveau être lus informatiquement et transmis par paquets. Ensuite, avec un logiciel conçu pour retransférer vers un format DAC sans générer de jitter ni de décalage entre les deux canaux, cela permet au final d'avoir contourné l'ensemble des limitations du drive CD que je résumais.

Après, effectivement, dans la lecture en tant que transfert de données synchrones, que ce soit depuis un CD ou un ordi, il reste dans la connexion numérique au convertisseur puis près de la partie analogique, une sensibilité importante aux parasites BF, venant par exemple des alimentations linéaires et bouclages de masse, par induction magnétique des transformateurs, et aussi HF. On peut notamment incriminer les alimentations à découpage, mais aussi les circuits du DAC eux-mêmes.

Concernant le sujet propre du fil, il me semble que dans la mesure où le même processus est mis en oeuvre dans du streaming, sauf difficultés ou limitations de transmission Internet->Ethernet ou Wifi->mise en forme du signal ->DAC, on est dans une situation finale identique, qu'on parte d'un fichier local rippé ou du streaming, et d'ailleurs normalement, ils sonnent à l'identique.

Bien cordialement,
Christian
(19/01/2026-13:03:50)begwanch a écrit :
(19/01/2026-10:16:34)jsilvestre a écrit :
(18/01/2026-00:23:16)begwanch a écrit : PS : je sais que tu es au fait de la plus grande partie de ceci, on en a déjà discuté - mais c'est sympa aussi de le partager.
bonjour
Tu dis que personne niera les différences entre drives CD , j'ai essayé d'en discuter avec l'administrateur d'un forum  et je me suis pris un avertissement  en voulant juste témoigner et  argumenter , pour lui c'est numérique alors tous pareils et tu es un affabulateur si tu discute son point de vue Smile
Oui bien sûr il y a même de très grosses différences entre un Cambridge et un Acoustic Arts , le premier oublie la scène en arrière et nous rend tout en largeur avec en prime un grave un peu mou alors que le 2ème est bien plus naturel et offre une scène remarquable avec l'impression d'y être et beaucoup de plaisir à l'écoute.
Certaines personnes pensent que seuls les dacs ont un rôle, non c'est les deux à la fois.
Tu as parlé du streaming théoriquement sans perte, sûrement en partie , mais il ne faut pas oublier que le matériel mis en oeuvre en démat joue aussi un rôle important et ça peut devenir une usine à gaz, entre la qualité des interfaces USB , les câbles , les lecteurs logiciels qui ont tous un son un peu différent .... Avec le CD il y a un peu aussi mais beaucoup moins.
Donc comme le dit quelqu'un ici on peut avoir un meilleur résultat en CD qu'en streaming à source égale. Sauf que les bons drives  sont rares selon moi et donc pas grand monde pourra en faire l'expérience.
Les dacs un peu aussi mais on part du principe qu'on utilise le même dac pour comparer. Celà explique donc aussi pourquoi riper un CD donnera souvent un meilleur résultat que sur une platine CD basique , si on n'a pas un drive très performant, ça tu l'as expliqué.
En ce qui concerne la santé de l'audition et la localisation dans l'espace j'ai fait quelques tests avec une personne appareillée , je lui passait des morceaux de musique et lui demandait où se situait telle ou telle source en profondeur et largeur , il y avait vraiment beaucoup d'erreurs , donc il est possible aussi que des personnes ne soient pas attentives à ce paramètre en ce qui concerne les drive CD, mais que l'attention est plus captivée par les timbres et la définition.
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#30
RE: Le numérique version CD est-il relégué au rang de vieillerie par rapport au dématéria
Il est évident que le matériel de streaming joue un rôle, mais il en est de même des logiciels utilisés dans ces appareils, et les différences auditives entre ceux-ci sont franchement énormes.
C'est ce que j'ai constaté à de multiples reprises lors de larges essais, et c'est ce qui m'a conduit à choisir (pour le moment) le logiciel JPlay qui n'est pourtant pas le plus simple à utiliser car il peut par moment se révéler instable. Seulement, auditivement, il fait largement le trou, comme on dit en cyclisme.
Cordialement
Gilles

Mon système : de la musique, et quelques bricoles pour l'écouter...
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