(18/12/2021-19:50:45)xtof a écrit : Bonsoir,
Vu que les versions vinyles sont plus qualitatives que les versions dématérialisées, quelle est la meilleur manière d'enregistrer un vinyle ?
Par exemple en passant par Audacity gratuit ou Audition ?
Vaut-il mieux enregistrer une face entière puis insérer des blancs ?
Existe-t-il une méthode automatique pour réaliser le découpage des morceaux ?
Merci pour vos réponses
Bonne soirée.
Bonsoir,
C’est un vaste sujet, voici en synthèse quelques points de repères qui pourrait être plus développés :
Platine, électronique et réglage :
L’objectif est d’avoir le plus haut niveau de qualité possible dès la lecture du vinyle.
En fonction des objectifs (neutralité ou coloration), dans le cas de la neutralité, il faut chercher à avoir la courbe de lecture la plus linéaire possible. Et pour cela, il faut plutôt regarder du côté de la cellule.
Pour la correction RIAA il y a deux possibilités :
- Full analogique avec un préampli de qualité.
- Numérique, on amplifie le signal de la cellule, mais sans appliquer le filtre RIAA qui sera réalisé en numérique.
J’ai eu l’occasion de tester les 2 solutions, pour le moment, j’ai toujours trouvé la solution analogique de meilleure qualité. Il faudrait tester une solution hybride, analogique pour la compensation des grave et numérique pour la correction des aigus de la courbe RIAA
Préparation du support :
Nettoyage du support pour réduire au maximum les craquements.
L'objectif est de réduire aux maximums les corrections.
Matériel de numérisation :
La lecture d’un disque vinyle a la propriété de générer des harmoniques qui montent haut en fréquence. Pour garder le « son » du vinyle, il faut enregistrer au moins en 96 kHz, voir 176.4 kHz ou 192 kHz.
Concernant la profondeur de numérisation, le 24 bits est la valeur de référence aujourd’hui.
Choisir aussi un bon convertisseur ADC, comme la famille AKM AK557x.
Logiciel pour la numérisation :
Les choix sont multiples, entre les logiciels gratuits comme Audacity, ou des logiciels payant comme Adobe Audition, Izotope RX, ou encore des logiciels plus dédiés pour le vinyle comme Vinylstudio.
Attention à ne pas écrêter le signal. Il vaut mieux enregistrer avec des maximums à -6 dB, cela permettra de bien distinguer les gros craquements qui peuvent monter jusqu’à 0dB.
Cela laisse de la marge pour ne pas prendre de risque de saturer, certains morceaux peuvent avoir un DR19 !
Création des fichiers pour l’archivage :
La création des fichiers doit prendre en compte la résolution de numérisation du vinyle, les morceaux et les informations sur l’édition.
De mon coté je recommande de faire un fichier par face et d’associé un fichier .cue qui indiquera la liste des morceaux et le début de chaque morceau.
Le format du fichier le plus intéressant est le FLAC car c’est un format sans perte avec un bon taux de compression. La résolution finale dépend de la résolution de l’enregistrement et de la taille que l’on souhaite obtenir. Le minium est à mon avis le 24 bits/96 kHz, on peut monter au 24 bits/176.4 kHz ou 24 bits/192 kHz. Et pour des disques vraiment exceptionnels du 24 bits/384 kHz (si la carte son supporte ce format à l’enregistrement).
Concernant le nommage de l’album, voici un exemple de notation qui reprend toutes les informations :
Nom du dossier :
Année – Nom groupe – Nom Album (Vinyl – 24-176.4 – Ref de l’édition unique)
Nom du fichier :
01 – Face A - Nom Album (Vinyl – 24-176.4 – Ref de l’édition unique)
On peut ainsi retrouver plus facilement une édition numérisée.
Bonne soirée