PFB a écrit :Et si tu croises deux trois indices comme les recettes fiscales en fonction du PIB, tu prends littéralement peur. 45.9% pour la douce France, 25-35 % pour pour les pays de l'OCDE. 28% pour la Suisse très proche de l'épicentre du virus avec un système qui a tenu le choc (12 déplacements de malades entre cantons, 130 patients soignés d'Europe). Des pays sont des gouffres à pognon, dans certains pays cela s’explique par une diaspora qui se goinfre, des budgets militaires hallucinants, ou un système parallèle (mafia) qui fait que le pognon n'arrive jamais, mais en France??? Je pense saisir pourquoi Florent Pagny s'énerve si il entend le mot impôt.
S'il y a bien un pays qui ne peut critiquer la France, c'est la Suisse ...
Il ne faut pas se contenter de mesurer le pourcentage de prélèvement obligatoire par rapport au PIB mais examiner également le service rendu. De plus il faudrait définir ce que sont les prélèvements obligatoires. Des prélèvements "privés" sont obligatoires comme par exemple une assurance voiture, ou quasi obligatoire comme les mutuelles etc ... Aux états-unis les assurances santés sont privées mais le salarié n'a pas le choix, il doit adhérer à celle de son entreprise.
Si l'on prend en compte les systèmes de dépenses sociales privés on constate alors que les taux en pourcentage du PIB entre différents pays sont beaucoup moins dispersés.
Privatiser ne fait donc pas baisser le véritable cout des dépenses sociale pour celui qui cotise mais transfère les prélèvements du public aux prélèvement d'acteurs privés avec un avantage possible et un inconvénient certain : une meilleure efficacité mais une prédation d'un pourcentage des cotisations aux actionnaires. Vu les taux de rentabilité que réclame le privé, tu peux être sur que l'inconvénient l'emportera sur l'avantage. Et c'est la porte ouverte aux abus de tous genre dont notamment des inégalités de traitement (la santé aux US par exemple).
C'est le même problème pour les retraites dont on voudrait en France changer le fonctionnement pour passer d'un système de répartition (public) à un système de capitalisation (privé) sous prétexte que, vu l'évolution démographique, le système par répartition n'est plus viable.
En fait ça ne change rien car dans tous les cas ce sont les revenus des actifs (ce qui travaillent) qui financent ceux des passifs (les retraités). En effet, pour forcer le trait, si demain plus personne ne travaille les actifs capitalisés ne vaudrons plus rien puisqu'il n'y aura plus personne pour les acheter !
Tu ne fait que répéter la doxa libérale classique ...