le poids des mots importe
#31
RE: le poids des mots importe
dechab58 a écrit :Les hiifiste qui n'ont pas des notions de base sur le domaine de la prise de son sont comme des naïfs qui écoutent un beau discours "orienté" sans connaître les techniques de manipulation psy des orateurs et autre meneurs, influenceurs, etc...

Bien sûr. Par définition, un microphone d’enregistrement n'est pas "transparent". 

Mais un outil avec sa personnalité pour faire ressortir tel ou tel aspect sonore, suivant l'orientation artistique qu'on souhaite donner à ce qui va être gravé. 
C'est ce que l'on peut apprendre en travaillant au contact d'ingénieurs du son de tout poil, studio, sonorisation, donc œuvrant pour des destinations différentes.

 Wink

crdt.
" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms."

Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
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#32
RE: le poids des mots importe
Moi je dis c'est simple, y'a les mecs qui savent et les autres.
Wink
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#33
RE: le poids des mots importe
(08/04/2026-19:36:17)gillesni a écrit : Le fait d’avoir comme but de reproduire parfaitement le son perçu dans la cabine de mixage, et non pas celui entendu directement dans la salle d’enregistrement me stupéfait. Comme s’il ne pouvait pas y avoir différence entre les deux !
À mon sens, c’est une erreur de raisonnement magistrale.
Le son qu’il faut chercher à reproduire, c’est celui que capte les micros et que l’on entend, la vraie source, bien en amont de la cabine de mixage.
J’ai déjà expliqué ça en détail.

Bonjour, pour rester dans le ton, je suis 100% d'accord avec cela.

La chaine depuis la prise de son ne sera jamais neutre, même si elle (théoriquement) suit des normes de mise en oeuvre (lesquelles ont leurs limites), cela ne garantie pas une transparence absolue, mais uniquement un niveau de neutralité suffisant pour permettre une analyse pertinente de la prise de son, cela reste donc un outil de travail et de calibration. Et comme tout outil il n'est qu'une somme de compromis techniques, financiers et humains.
Ce qui est intéressant en tant qu'amateur éclairé, fan de reproduction sonore et de musique, c'est aller plus loin et de s'approcher au plus près de la captation originelle, et dans beaucoup de cas, il s'en suit la mise en avant les bidouillages de studio et/ou défauts de cet outil de captation et calibration.

@MASTRO: pour ta gouverne, la transparence n'a rien à voir avec:
"Idem , pour le niveau de " transparence affirmée" des systèmes qui dépendent énormément du respect temporel des enceintes multivoies et donc de la phase en plus de la linéarité de l'amplitude , qui se vérifient impérativement aux mesures en plus de l'écoute,"
Ce qui voudrais dire q'un système utilisant un HP large bande serait forcément transparent, ce qui est une affirmation bien hasardeuse... Dodgy
De plus tu écris que tu valides tes mesures à l'écoute, donc avec tes oreilles, mais j'avais compris que" tout ce qui s'entend se mesure", donc pourquoi valider des mesures avec des oreilles, d'après toi moi performantes que le micro...???

Quant à la distorsion audible des L-PAD, il suffit de les remplacer par des réseaux d'atténuation (calculés) avec des résistances de qualité suffisante, pour entendre la différence, encore faut-il que le système soit transparent. Rolleyes
Stéphane M.
A5X passif: ALTEC 515 (1948) membrane GPA+ GPA 288-16H/H511-E, Fostex T925A, renfort ALTEC 211 mono (2x515-16C GPA)
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#34
RE: le poids des mots importe
(08/04/2026-23:44:56)Audio Pavillon a écrit : Moi je dis c'est simple, y'a les mecs qui savent et les autres.
Wink

pour compléter, il faut distribuer des pelles à tout le monde et confisquer les fusils.
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#35
RE: Re : le poids des mots importe, l'expérience aussi
(08/04/2026-22:31:10)RM8Kinoshita a écrit :
dechab58 a écrit :Les hiifiste qui n'ont pas des notions de base sur le domaine de la prise de son sont comme des naïfs qui écoutent un beau discours "orienté" sans connaître les techniques de manipulation psy des orateurs et autre meneurs, influenceurs, etc...

Bien sûr. Par définition, un microphone d’enregistrement n'est pas "transparent". 

Mais un outil avec sa personnalité pour faire ressortir tel ou tel aspect sonore, suivant l'orientation artistique qu'on souhaite donner à ce qui va être gravé. 
C'est ce que l'on peut apprendre en travaillant au contact d'ingénieurs du son de tout poil, studio, sonorisation, donc œuvrant pour des destinations différentes.

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La même prise faite avec Schoeps MSTC74 puis avec les B&K 4006 au même endroit, deux rendus sonores différents.

Perso, pour prendre en détail en proximité j'aime bien le AKG 414, il donne un très beau "grain" sur le cello ou le sax par exemple. Dans cette appli, un U87 serait même peut-être top.

Mais ce ne serait sans doute pas un très bon choix pour une flûte ou sur un violon.

Tongue
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Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
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#36
RE: le poids des mots importe
(08/04/2026-22:31:10)RM8Kinoshita a écrit :
dechab58 a écrit :Les hiifiste qui n'ont pas des notions de base sur le domaine de la prise de son sont comme des naïfs qui écoutent un beau discours "orienté" sans connaître les techniques de manipulation psy des orateurs et autre meneurs, influenceurs, etc...

Bien sûr. Par définition, un microphone d’enregistrement n'est pas "transparent". 

Mais un outil avec sa personnalité pour faire ressortir tel ou tel aspect sonore, suivant l'orientation artistique qu'on souhaite donner à ce qui va être gravé. 
C'est ce que l'on peut apprendre en travaillant au contact d'ingénieurs du son de tout poil, studio, sonorisation, donc œuvrant pour des destinations différentes.

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Arrêtons avec ça, le monde des ingénieurs du son n'est pas une unité où tout le monde est d'accord et utilise les mêmes techniques.
Il ne viendrait pas à l'idée en classique comme ça a montré ici de placer des micros au ras des cordes sur un piano.
Ceux qui veulent distribuer à tout le monde le son de leur cabine comme une référence n'est pas non plus une généralité, c'est même une vision fermée et irréaliste.
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#37
RE: le poids des mots importe
Il n'y a qu'un cas où c'est acceptable, c'est lorsque c'est fait dans un but bien précis en accord avec les musiciens, auquel cas les techniciens deviennent acteurs de la création artistique.
Ca peut avoir du sens pour certaines musiques électroniques, beaucoup moins pour d'autres musiques, et très rarement pour les musiques acoustiques.
Cordialement
Gilles

Mon système : de la musique, et quelques bricoles pour l'écouter...
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#38
RE: le poids des mots importe
(08/04/2026-19:38:53)RM8Kinoshita a écrit : Ce qui est couché sur le disque correspond à ce qui a été capté par les micros et processé avec le matériel. Pas à ce qu'on entend en salle avec nos propres oreilles. C'est pourtant diablement simple.
.


oui c'est ce qui est couché sur un support qui doit servir de référence d'écoute , et pas ce qui est entendu en concert ou sur un enregistrement personnel .

le fil derive empiriquement en hs avec les micros .

quand je me déplace chez les uns et les autres pour jauger la qualité du système
à l'écoute (que je résume assez rapidement sur un CR que je partage)  , j'utilise une sélection d'enregistrements connus et disponibles par tout le monde sur un support CD.

c'est très simple et très logique  , et pourtant ca semble toujours pas admis par ceux qui manquent de references croisées .....
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#39
RE: le poids des mots importe
(10/04/2026-10:38:42)mastro a écrit :
(08/04/2026-19:38:53)RM8Kinoshita a écrit : Ce qui est couché sur le disque correspond à ce qui a été capté par les micros et processé avec le matériel. Pas à ce qu'on entend en salle avec nos propres oreilles. C'est pourtant diablement simple.
.


oui c'est ce qui est couché sur un support qui doit servir de référence d'écoute , et pas ce qui est entendu en concert ou sur un enregistrement personnel .

le fil derive empiriquement en hs avec les micros .

quand je me déplace chez les uns et les autres pour juger la qualité du système
à l'écoute (que je résume assez rapidement sur un CR que je partage)  , j'utilise une sélection d'enregistrements connus et disponibles par tout le monde sur un support CD.

c'est très simple et très logique  , et pourtant ca semble toujours pas admis par ceux qui manquent de references croisées .....

Oui, mastro, désolé du HS sur les micros Big Grin mais il y avait un incompris, des naïvetés par rapport à au résultat de la captation 
(donc obtenu à travers ceux-ci, dont on ne sait pertinemment qu'ils ne sont pas "transparents") ... 
je poussais juste quelques exemples techniques constatés sur le terrain, qui parleront à ceux qui ont une expérience avec ce matériel.
 
Fidélité au support final, donc au résultat couché avec les intentions musicales des artistes ci "traduites" par le preneur de son, mixé puis passé par le mastering (bon ou mauvais) il n'y a pas à chercher plus loin. C'est bien cela qu'on écoute et qui doit servir de référence. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ça existe tout aussi bien en classique acoustique sur des productions excellentes, un exemple au hasard, celles de Manuel Mohino quand il enregistre pour Savall Le Concert des Nations ou la Capella Reial de Catalunya, toutes en multi-mic retimés sur le couple principal avec mixage derrière/choix de micros différents suivant les instruments etc. Pour ce type d'enregistrement multi on utilise plusieurs sous-groupes, donc plusieurs convertisseurs AN qui sont synchronisés entre eux par master clock, obligatoire ...

crdt
.
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Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
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#40
RE: le poids des mots importe
(10/04/2026-10:38:42)mastro a écrit :
(08/04/2026-19:38:53)RM8Kinoshita a écrit : Ce qui est couché sur le disque correspond à ce qui a été capté par les micros et processé avec le matériel. Pas à ce qu'on entend en salle avec nos propres oreilles. C'est pourtant diablement simple.
.


oui c'est ce qui est couché sur un support qui doit servir de référence d'écoute , et pas ce qui est entendu en concert ou sur un enregistrement personnel .

le fil derive empiriquement en hs avec les micros .

quand je me déplace chez les uns et les autres pour juger la qualité du système
à l'écoute (que je résume assez rapidement sur un CR que je partage)  , j'utilise une sélection d'enregistrements connus et disponibles par tout le monde sur un support CD.

c'est très simple et très logique  , et pourtant ca semble toujours pas admis par ceux qui manquent de references croisées .....

"references croisées"

Salut Mastro, d'abord merci pour cette terminologie "références croisées" qui en 2 mots résume une grande partie de mon expérience et de ma pratique. 
D'abord, oui, c'est la bonne méthode, sortir de sa bulle et découvrir d'autres bulles, il y a tant de variété tant dans les musiques écoutées, que dans les systèmes hifi (pièce d'écoute inclue) 
Ensuite je crois que le danger est de s'habituer à sa bulle (enregistrements et leurs restitutions) et c'est pour ça que je me force à écouter et ré écouter les systèmes des amis, ou des auditoriums... et ce si possible avec différentes musiques typées.
J'ai en permanence 2 systèmes d'écoutes différents écoutables en comparatif quasi instananément (je suis allé jusqu'à 3, dont un avec des LS3/5a que j'ai vendues) 
J'ai eu aussi des enceintes "de passage" qui ont été mises en comparaison... le but étant de faire progresser les unes par rapport aux autres (pour les miennes en DIY).

Si j'ai abordé le sujet des prises de son et de la connaissance du métier et des process de fabrication du son, c'est que je cherche à avoir des sources aussi variées que possible, car ce n'est pas qu'avec un seul style de musique, qu'on fait le tour des systèmes d'écoute. 
Il faut du subtil, de l'aéré, du silence, mais aussi du lourd, du feu, de la matière, et en fait sur un système bien réglé tout passe, alors qu'inversement un système mal réglé sera + ou - à l'aise selon le style... 
 
Exemple en classique, un système qui passera bien le poids de notes donnera une densité, une matière à un simple violon... ou du poids aux notes de piano... alors que certains diront "le poids, la matière, c'est bon juste pour le rock..." (que de bêtises soit dit en passant..)
Ben non... 

J'ai chez moi des prises de son "pirate" non partageables niveaux "droits", c'est du brut de console non compressé dynamiquement...
Le paradoxe est que si je les fais écouter sur n'importe quel système, leur son est tellement différent des "musiques du commerce" que ceux qui écoutent sans en être avertis pourraient croire que la qualité étonnante vient des enceintes, ou de l'ampli... ben non... ça vient des prises de son vivantes.

Quand Georges Cabasse faisait des démos "enregistrement d'un instrumentiste et reproduction instantanée sur ses enceintes" lors des salons, une des raisons de l'étonnement des spectateurs devait venir du coté brut de l'enregistrement, qui faisait vivre si bien ses enceintes à la restitution... mais ça qui ira le dire ? Suis-je mauvaise langue... en + il n'est plus là pour me contredire...
Respect...
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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