07/06/2012-14:20:35
RE: mélaudia chez les Bretons
Personnellement, je voulais attendre d'avoir fini de publier pour donner mes impressions. Devant tant d'impatience, je vais m'éxécuter.
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Chez Frédéric, on ressent tout de suite la puissance tranquille du grave en pavillon. On en a quand il en faut et jamais en trop. À tel point qu'on peut se sentir frustré, eu égard à certaines "acoutumances".
La qualité du registre grave y est indéniablement pour quelque chose dans l'appréciation du reste du système. Je trouve le médium en retrait qualitativement.
Je ne saurai dire précisément si c'est à cause du moteur (je l'ai souvent entendu dans d'autres configurations, mais un peu moins ambitieuses). Est-ce le pavillon ? Je crois que c'est la première fois j'écoute le 311, de manière "consciente" tout au moins. Peut-être qu'il aurait fallu l'amortir un peu ?
L'autre sujet de mon étonnement, plutôt positif celui-là, concerne l'aigu.
J'étais assez sceptique quand j'ai vu que ce registre était pris en charge par un 909 dans un Mantaray. Force est de constater que ça marche.
Ou alors, c'est le trajet en voiture qui a émoussé mes capacités de perception ?
Pour moi, il y a quelque chose à faire sur le médium, pour l'amener au même niveau que le grave. Le risque c'est qu'à son tour l'aigu va se trouver à la ramasse.
***
Chez Luc ensuite.
D'abord, il mérite un minimum d'indulgence, cette écoute n'était pas du tout prévue, c'était une opportunité arrangée dans la semaine.
Ses systèmes sont un peu en chantier, en instance de bouger (le 15 cellules était à vendre) ou venant d'être mis en place (le Klipschorn avait l'air d'être tout fraîchement).
J'ai le souvenir ancien (donc susceptible d'idéalisation) d'une écoute de Klipschorn autrement plus roborative. C'était dans un magasin du quartier Saint Germain à Paris, au début des années 1980. Je me souviens encore d'un vinyle de George Duke et Stanley Clarke comment que ça dépotait !
Là c'était une petite écoute qui sonnait bien, plutôt équilibrée, mais où était le grave ? Les enceintes étaient en encoigure, donc en bonne configuration. Etait-ce le couplage avec la pièce qui était en cause ?
Quant à l'autre système Vot/Vitavox, on n'y a pas passé assez de temps pour que je puisse me former une opinion avisée.
Là aussi, une écoute plutôt tranquille, sans trop d'aspérités, pas de défaut qui saute aux oreilles. En revanche, vu les moyens mis en oeuvre, j'attendais un peu du grand spectacle et il n'était pas au rendez-vous.
Je pense qu'on n'était pas passé au bon moment. Luc m'a l'air d'être bien armé pour faire progresser ses systèmes.
***
Chez Régis, on sent tout de suite le système encore vert, et ce même sans regarder la couleur des pavillons de médium.
Curieusement, je retrouve un peu le style d'écoute de chez Frédéric. Un grave impérial, un médium un peu raide (j'aurai du mal à départager le médium du bas-médium) et un aigu pas envahissant.
Le chantier que s'est ouvert Régis est très ambitieux, attaquer ainsi de front la mise au point d'un 4 voies. D'un autre côté, le système étant construit dans du dur, une stratégie d'avancement graduelle n'est pas trop jouable (mise au point de 2 voies, ajout d'une 3ème avant la 4ème).
En l'état, la voie grave me semble être la plus aboutie (tu peux ranger ton marteau-piqueur, Régis). Le bas-médium ne me semble pas trop jouer son rôle, il devrait être là pour donner du corps à certaines voix, les faire rayonner.
Au chapitre du médium, on a un 511 qui mérite d'être traité en amortissement. Quant au 802, c'est une compression qui excelle dans beaucoup de systèmes, mais une Tad2001 y a encore plus sa place. Ce qui, escalade oblige, remet en cause le choix du pavillon.
L'essai des pavillons Prévost est prévu me semble-t-il. Ce sera certainement très instructif.
***
Je poursuivrai sur les systèmes de André et de Stéphane une fois.
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Chez Frédéric, on ressent tout de suite la puissance tranquille du grave en pavillon. On en a quand il en faut et jamais en trop. À tel point qu'on peut se sentir frustré, eu égard à certaines "acoutumances".
La qualité du registre grave y est indéniablement pour quelque chose dans l'appréciation du reste du système. Je trouve le médium en retrait qualitativement.
Je ne saurai dire précisément si c'est à cause du moteur (je l'ai souvent entendu dans d'autres configurations, mais un peu moins ambitieuses). Est-ce le pavillon ? Je crois que c'est la première fois j'écoute le 311, de manière "consciente" tout au moins. Peut-être qu'il aurait fallu l'amortir un peu ?
L'autre sujet de mon étonnement, plutôt positif celui-là, concerne l'aigu.
J'étais assez sceptique quand j'ai vu que ce registre était pris en charge par un 909 dans un Mantaray. Force est de constater que ça marche.
Ou alors, c'est le trajet en voiture qui a émoussé mes capacités de perception ?
Pour moi, il y a quelque chose à faire sur le médium, pour l'amener au même niveau que le grave. Le risque c'est qu'à son tour l'aigu va se trouver à la ramasse.
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Chez Luc ensuite.
D'abord, il mérite un minimum d'indulgence, cette écoute n'était pas du tout prévue, c'était une opportunité arrangée dans la semaine.
Ses systèmes sont un peu en chantier, en instance de bouger (le 15 cellules était à vendre) ou venant d'être mis en place (le Klipschorn avait l'air d'être tout fraîchement).
J'ai le souvenir ancien (donc susceptible d'idéalisation) d'une écoute de Klipschorn autrement plus roborative. C'était dans un magasin du quartier Saint Germain à Paris, au début des années 1980. Je me souviens encore d'un vinyle de George Duke et Stanley Clarke comment que ça dépotait !
Là c'était une petite écoute qui sonnait bien, plutôt équilibrée, mais où était le grave ? Les enceintes étaient en encoigure, donc en bonne configuration. Etait-ce le couplage avec la pièce qui était en cause ?
Quant à l'autre système Vot/Vitavox, on n'y a pas passé assez de temps pour que je puisse me former une opinion avisée.
Là aussi, une écoute plutôt tranquille, sans trop d'aspérités, pas de défaut qui saute aux oreilles. En revanche, vu les moyens mis en oeuvre, j'attendais un peu du grand spectacle et il n'était pas au rendez-vous.
Je pense qu'on n'était pas passé au bon moment. Luc m'a l'air d'être bien armé pour faire progresser ses systèmes.
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Chez Régis, on sent tout de suite le système encore vert, et ce même sans regarder la couleur des pavillons de médium.
Curieusement, je retrouve un peu le style d'écoute de chez Frédéric. Un grave impérial, un médium un peu raide (j'aurai du mal à départager le médium du bas-médium) et un aigu pas envahissant.
Le chantier que s'est ouvert Régis est très ambitieux, attaquer ainsi de front la mise au point d'un 4 voies. D'un autre côté, le système étant construit dans du dur, une stratégie d'avancement graduelle n'est pas trop jouable (mise au point de 2 voies, ajout d'une 3ème avant la 4ème).
En l'état, la voie grave me semble être la plus aboutie (tu peux ranger ton marteau-piqueur, Régis). Le bas-médium ne me semble pas trop jouer son rôle, il devrait être là pour donner du corps à certaines voix, les faire rayonner.
Au chapitre du médium, on a un 511 qui mérite d'être traité en amortissement. Quant au 802, c'est une compression qui excelle dans beaucoup de systèmes, mais une Tad2001 y a encore plus sa place. Ce qui, escalade oblige, remet en cause le choix du pavillon.
L'essai des pavillons Prévost est prévu me semble-t-il. Ce sera certainement très instructif.
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Je poursuivrai sur les systèmes de André et de Stéphane une fois.

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, par ce beau temps nous nous sommes "enfermé" dans l'auditorium afin de peaufiner les réglages de mise de phase grâce aux connaissances de Pascal concernant l'utilisation d'ARTA, nous avons retouché le grave de 1.4ms et le bas-médium de 0.2ms par rapport à nos premiers réglages, avec notre méthode empirique...maintenant je vais pouvoir faire de même chez moi...
L'exemple le plus flagrant est sur le morceau de percussion du disque "Manger", connu grâce à Dominique, comment ksé mou!!! Vraiment la construction de pavillon est fastidieuse et compliquée mais le résultat est vraiment impressionnant...