Bonjour .
Sans revenir à la préhistoire , peut être faut il rappeler l'évolution de la technologie . Au commencement il y avait le filtrage passif et si ce dernier perdure c'est bien pour des raisons pratiques et de coût : rares sont les filtres passifs qui arborent plus d'une dizaine de composants . Sans parler des filtres "minimalistes" dont les concepteurs "géniaux" autant que peu scrupuleux vous vantent les innombrables qualités sur des pages d'encarts publicitaires .
Le défaut du passif est bien connu : grande difficulté à corriger les non linéarités des hps , et toujours au dépend du rendement ! Et puis la mise au point , même avec l'aide de simulateurs , demande de nombreux essais nécessitant l'achat d'une batterie de composants .
Mais bien calculé cela fait d'excellentes enceintes .
Puis il y eut le filtrage actif analogique . Au départ celui ci était plutôt destiné à un usage professionnel pour construire des châteaux de sonorisation . Il permettait de faire varier les fréquences de coupure et , en intercalant des égaliseurs graphiques , de corriger les réponses des différentes voies .
J'ai eu deux filtres actifs analogiques à une époque ou je maîtrisais mal les conséquences du remplacement d'un filtre passif par ces électroniques . Et donc , oui , on peut être déçu par le passage du passif à l'actif si on a pas les bases techniques . Il faut connaître les limites de ces filtres : pentes fixes , pas de correction de délais pour la mise en phase pourtant nécessaire avec ces filtres généralement LR24 , nécessité de vérifier à la mesure l'influence du "baffle step" sur la fréquence raccord choisie , et j'en passe ...
Pourtant quand on passe à l'actif on a l'impression que quelque chose se libère ...
Puis vient le numérique , et là on lit de tout ... Et tout ça vient principalement du fait que la conversion analogique/numérique était souvent le parent pauvre du dispositif . Sur mon préampli ISEM Quarq il y avait une entrée AD qui convertissait le signal à 48 kHz et force était de constater la dégradation du son par rapport à l'entrée analogique pure . Ce n'était pas une vue de l'esprit , c'était la réalité . Mais aujourd'hui nos sources sont numériques , et par conséquent le problème ne se pose plus ; et même pour les amateurs de vinyle on trouve aujourd'hui des convertisseurs A/D hyper transparents . C'est Xavier je crois qui relatait une expérience faite par des ingénieurs d'une cascade de convertisseurs A/D D/A sans dégradation perceptible du son par les auditeurs .
Et franchement avec le numérique maintenant on fait ce qu'on veut ; même les projets les plus improbables comme le mien . Et si certains prétendent que ça bouffe de la dynamique je dirais , expérience vécue , que c'est juste un problème de chaîne de gains qu'il ne faut pas négliger . Et donc encore des connaissances techniques ( pfouh ! c'est pénible ! pourquoi c'est si compliqué ?

) .
Alors si aujourd'hui le monde pro fait la part belle à l'actif numérique je ne pense pas que ce soit par effet de mode mais bien parce que c'est diablement efficace . Et perso je ne me vois pas revenir en arrière surtout quand je vois le tarif des enceintes haut de gamme passives dans le commerce : le prix d'une bonne berline , quand même !