dgil a écrit :Bonjour,
A un moment donné du sujet un peu perdu dans le choix "de savoir comment mesurer" un système acoustique, il est mention de "gros système" , Alors je me posais la question de savoir ? (dans les deux cas, il s'agit de cellulose) des HPs perdus dans une forêt de bois ou du bois perdu dans une forêt de HPs ?
lequel peut-on juger du plus gros système ? en taille ou en db ?
Une charge pavillonnaire même modeste (relativement) se mesure comme n'importe quel système acoustique dans son environnement ou pas.
Personnellement, je préfère dans son environnement, en chambre sourde ou dehors, ça ne veut rien dire car ce n'est pas la réalité d'écoute
On peut prendre plusieurs points dans la pièce si l'on veut; à 1 m, histoire d'avoir une sensibilité ; au PE, sera la réalité; en champ proche, histoire d'avoir une phase pas trop achée et lisible.
On peut faire une moyenne aussi, pourquoi pas sur une vingtaine de sweep réparti dans la pièce !?
https://nsa40.casimages.com/img/2020/11/...121035.png
https://nsa40.casimages.com/img/2020/11/...746558.png
Cdt. Gilles
raoul - pour la modération :
images trop grandes pour être insérées directement
Retour d'expérience après avoir fait mon premier projet :
L'environnement de mesure doit être le moins perturbateur possible. Si tu déplace la source et la cible pour maintenir l'angle relatif et la distance et que tes mesures varient tu n'est pas dans de bonnes condition de mesure. Si elle sont trop éloigné des conditions futur d'utilisation, elles ne sont pas fiable.
La mise au point d’une enceinte devrait toujours se faire en anéchoïque. Pour chaque voie, il est nécessaire de mesurer la réponse en phase et en amplitude du champ direct sur la zone d’écoute. Les mots "zone d’écoute" sont importants. Une enceinte devrait toujours être définit en fonction de ce critère. Ces mesures en plusieurs points, en absence de réflexion et de réponse de la pièce permettent d’identifier beaucoup de problème. La diffraction et la directivité sont rarement pris en compte, il en résulte une réponse hors axes et dans l’axes parfois désastreuse, l’image stéréo en prend un sérieux coup. Pour l’avoir vécu autant une mauvaise réponse SPL dans l’axe se corrige facilement avec du filtrage autant la réponse hors axe demande de modifier la géométrie des éléments et parfois le choix des HP. Cette mise au point sera d’autant plus importante si on utilise l’enceinte sous la distance critique. (Choix que je préfère largement)
Comme je l’ai fait, on pourrait s’affranchir d’une partie des mesures en condition vraiment anéchoïque mais autant en profité on gagne en précision.
Cette mise au point faite, tu peux sans problème faire de la correction par convolution ou par EQ dans la pièce. Tes HP sont parfaitement calés en phase, la réponse du champ direct en SPL et en phase est uniforme sur la zone d’écoute, tout est réuni pour faire une bonne correction. Si tu veux uniformiser cette réponse sur toute la largeur d’écoute dans la pièce, il sera nécessaire de traiter les réflexions proches par absorption et/ou diffusion.
Ajoute à cela la notion de distance critique qui dépend bien souvent de la fréquence en jeu et qui se calcul en fonction de deux paramètres principaux la directivité des sources et la surface d’absorbant équivalente, tu comprendras vite qu’il est recommandé de traiter un local. L’enceinte et sa directivité ne règle pas tout malheureusement pour nous.
Le plus important à noter, c’est que chacune de ces étapes apporte des améliorations suffisamment sensibles pour être mesurables et surtout audible.