Ampli tres haut de gamme
RE: Ampli tres haut de gamme
Comme l' a dit Sebastien, DON'T FEED THE TROLL
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RE: Ampli tres haut de gamme
Bonjour JYS,

jys a écrit :Bonjour Forr et tous,
Ton article sur le Renardson est remarquable et ton analyse limpide. C'est surement un ampli intéressant.
A bien y regarder, l'architecture du Renardson n'est pas sans rappeler celle du premier amplificateur à transistors (germanium) push-pull et sans transformateur, décrit en 1956 par H.C. Lin, ingénieur chez RCA :

[Image: image002.gif]

source : http://www.semiconductormuseum.com/Trans..._Page7.htm

Renardson a
- remplacé le transistor d'entrée par une paire Sziklai.
- ajouté un transistor en base commune pour faire de cette entrée un circuit cascode.
- remplacé le circuit de bootstrap à condensateur par une source de courant constant.
- remplacé les bipolaires de l'étage de sortie par une paire de Mosfet complémentaires.

Similitude étonnante entre les deux circuits : le condensateur de sortie est inclus dans la boucle de contre-réaction, ce qui est plutôt rare.

L'ajout par la suite d'un émetteur suiveur en bootstrap à la suite du cascode a eu un effet spectaculaire sur les performances. Au départ, l'ambition de Mike n'était que de faire un amplificateur très simple. Il comportait 6 transistors, 7 maintenant et 20 dB de distorsion harmonique en moi.

Le circuit de Mike Renardson demontre la linéarité dont est capable un circuit totalement asymétrique si l'on excepte l'étage de sortie qui l'est sur une zone réduite.

*
Citation :Merci aussi de bousculer quelques dogmes concernant les alimes "énormes" et les chimiques en liaison, il me semble que de très bons appareils y ont recours.
Dans les alimentations avec de grosses capacités de filtrages, le temps de commutation très court conduit à une génération d'harmoniques élevées, autrement dit, des parasites jamais faciles à éliminer.

Concernant les condensateurs dont les chimiques, l'étude minutieuse de Cyril Bateman dans les années 2000 a bousculé les choses :
elle réhabilité et placé au sommet les céramique ... à condition qu'ils soient COG/NPO et montrée que les électrolytiques non-polarisés sont aussi excellents, surtout si on en met deux en série tête-bêche.

De mon côté, je me suis attaqué à une évaluation sommaire du vieillissement des condensateurs. S'il est une idée reçue mais fort peu vérifiée, c'est bien celle-là ! J'avais publié sur Audax les tan-delta et les pertes en valeur de capacité d'une multitude de condensateurs électrolytiques dont certains fort agés. Constat :

- pertes en capacité : quasiment aucune.
- tan-Delta : c'est un indicateur du vieillissement, très peu en sont affectés.

J'ai eu plusiers confirmations d'intervenants à ce propos, l'un d'eux qui travaillait dans l'industrie a indiqué avoir affaire à des alimentations de plus de quarante ans aux condensateurs électrolytiques inchangés qui fonctionnent comme au premier jour.

Autre mythe : l'obsolescence des condensateurs stockés. On m'en a donné une bonne centaine, des SIC SAFCO axiaux 1000 et 2200 µF, jamais servis, d'une trentaine d'années. Tout oxydés sur les parties metalliques, elles nécessitaient un poil de grattage.. A la mesure performances intactes conformes aux données du contructeur qui confirme d'ailleurs dans ses notices cette absence de vieillissement.

*

Enfin, des amplificateurs "audiophilement zen" (très peu de composants) qui semblent très prisés ici et de leurs alimentations, je ne crois pas que le circuit qui suit ait fait l'objet de beaucoup d'attention en France
Il le mérite pourtant. Si son défaut est son rendement parmi les plus faibles qui soient (si, si, je parle bien d'un amplificateur), il s'explique par le fait que le haut-parleur est alimenté en shunt (à l'image d'un circuit alimenté par une zener).
Le courant tire sur l'alimentation est donc constant, celle-ci ne connaît pas les "redoutables appels de courant qui font s'effondrer les alimentations insuffisamment dimensionées" (qui en a mesurés ?). Il s'agit du suiveur de tension d'Andra Ciuffoli :

[Image: Follower_99d.gif]

Source : http://www.audiodesignguide.com/PowerFol...index.html

J'ai eu un contact avec un internaute français qui s'en disait fort satisfait. Pas besoin d'une grande expérience pour le construire.
Si elle est nécessaire, la partie gain en tension peut être un simple ampli-op ou tout autre circuit à basse impédance de sortie à la place du SRPP à tubes.
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RE: Ampli tres haut de gamme
Bonsoir,
C'est tout l'avantage d'un ampli avec couplage en sortie par condensateur de permettre une consommation réellement constante (si en single ended).
Un petite manip visant à en mettre deux en symétrie (un long tail quoi) permet de conserver cette propriété magique sans recourir au condensateur.
J'ai réalisé plusieurs amplis de ce type et ca marche très fort.
Cdlt. Jacques
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RE: Ampli tres haut de gamme
Bonsoir,
jacquese a écrit :C'est tout l'avantage d'un ampli avec couplage en sortie par condensateur de permettre une consommation réellement constante (si en single ended). Un petite manip visant à en mettre deux en symétrie (un long tail quoi) permet de conserver cette propriété magique sans recourir au condensateur.
Avec une diminution de l'harmonique 2 non négligeable (mais peut-être pas désirable, cette diminution).
Exemple proposé dans la presse anglaise à la fin du siècle précédent :


Pièces jointes Image(s)
   
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RE: Ampli tres haut de gamme
Bonjour,
Dans les années 80, j'avais organisé des écoutes en aveugle (déjà!) d'amplis équipés ou non de condensateurs de sortie.
Un relais venait simplement court-circuiter le condensateur sur demande, il s'agissait d'un Quad405.
Personne n'a pu déceler à l'oreille si le condensateur était présent ou non..

Les condensateurs électrochimiques, j'en démonte tous les jours et si j'avais dû conserver les défectueux, j'en aurais une belle caisse.
[/i]
Leurs deux ennemis mortels sont la chaleur et la HF.

Pour le premier, il faut éviter de placer un électrochimique trop près d'un générateur de chaleur, résistance ou composant actif dissipant, ce qui n'est pas toujours respecté par les concepteurs.
La chaleur fait évaporer l'électrolyte.
L'effet est souvent visible sur les modèles radiaux, le fond est gonflé avant que les pré-découpes de sécurité s'ouvrent.

Pour le second, un petit céramique placé entre les pattes de l'électrochimique le soulage durablement, en dérivant la HF.

Les électrochimiques souffrent aussi de la dégradation de leurs connexions internes, les fils étant en cuivre, la soudure sur les armatures en aluminium est réputée peu fiable.
Evaporation de l'électrolyte ou dégradation des connexions internes se traduisent par une augmentation de la RSE (résistance Série Equivalente), il existe de petits appareils qui permettent de la mesurer parfois in situ.

En ce qui concerne les amplificateurs simplistes composée d'un générateur de courant et d'un unique composant actif, j'ai toujours mon Zen de N. Pass qui me sert de référence.
Quasiment chaque fois que je fais des comparaisons d'amplificateurs avec des amis, il se retrouve parmi les meilleurs, sinon le meilleur...

Inconvénient, il dissipe 70W par canal, avant d'avoir produit son premier Watt...
Avec des dissipateurs conséquents, il reste tout juste en dessous de 55°C..
Gérard
NAS Synology, RaspberryPI 3B+ carte Allo Digione Signature,  DAC SMSLSU9 ampli Hiraga 30W modifié, enceintes DIY "Papillon" V2, enceintes Martin Logan Scénario,  Jedi, Jack Russel audiophile.
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RE: Ampli tres haut de gamme
Bonjour gérard,
Ayant travaillé dans l'électronique industrielle,je ne peux que confirmer tes dire concernant le vieillissement des condos chimiques!Quand à la différence à l'écoute,avec ou sans condo,je suis d'accord aussi : si on a un "bon" condensateur chimique,il est impossible de faire la différence.Il faut quand-même choisir des condos étudiés pour l'audio comme on en trouve chez Elna ou Nichicon pour les plus connus mais il y en a d'autres!
Christian

Lecteur CD STUDER A730 - Tuner PHILIPS 22AH6731 - Préampli Grand_Floyd - AMPLIS - WE300B  - K209+ Grand_Floyd  option tantale/argent - LE CUBE - Platine THORENS TD318 + DL103 PRO - Enceintes AUDIOREFERENCE 224.- Câbles ISODA en modulation et DeleyCON aux enceintes.



Définition de l'ignorant : personne ne sachant pas encore ce que vous avez appris il y a 5mn!

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! Albert Einstein

Le problème avec les sites audiophiles, c'est que beaucoup de sourds s'y inscrivent! Big Grin
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RE: Ampli tres haut de gamme
Bonjour,

escartefigue33 a écrit :Leurs deux ennemis mortels sont la chaleur et la HF.[...]
Pour le premier, il faut éviter de placer un électrochimique trop près d'un générateur de chaleur, résistance ou composant actif dissipant, ce qui n'est pas toujours respecté par les concepteurs.
La chaleur fait évaporer l'électrolyte.
L'effet est souvent visible sur les modèles radiaux, le fond est gonflé avant que les pré-découpes de sécurité s'ouvrent.
Pour le second, un petit céramique placé entre les pattes de l'électrochimique le soulage durablement, en dérivant la HF.
Pour la chaleur, tout à fait d'accord.

A signaler au passage que d'une façon générale les pannes thermiques sont dues pour partie non pas à la chaleur mais aux cycles thermiques (allumages/extinction des appareils) qui par les dilations/contractions successives des matériaux qu'ils entraînent finissent par provoquer des déformations parfois fatales.

Pour les appareils du marché amateur, à part les amplis qui dégagent beaucoup de chaleur (les classe A), je pense que l'on peut compter sur un minimum vingt ans de bons et loyaux services des "chimiques" tant en liaison qu'en alimentation.

Concernant un effet néfaste de la HF sur la vie des électrolytiques, je n'en ai jamais vu signaler. S'il existe, je doute que cela s'applique au domaine audio à part peut-être les alimentations à découpage. Il faudrait préciser le domaine des fréquences et les circonstances des pannes qui y sont réliées.

Citation :Les électrochimiques souffrent aussi de la dégradation de leurs connexions internes, les fils étant en cuivre, la soudure sur les armatures en aluminium est réputée peu fiable.
Evaporation de l'électrolyte ou dégradation des connexions internes se traduisent par une augmentation de la RSE (résistance Série Equivalente), il existe de petits appareils qui permettent de la mesurer parfois in situ.

J'ai un des ces appareils depuis 2003, en fait un Tan-Delta-mètre, qui fait le rapport de l'ESR (Equivalent Series Resistance) à la capacité in situ. Au départ, c'était pour vérifier les effets du vieillissement sur les condensateurs de flashes électroniques professionnels, lequels sont amenés à débiter des courants considérables en une fraction de seconde. Ceux que j'ai testés dépassaient la trentaine d'années et avaient énormément servi parfois dans des conditions très sévères. Une fois percées les surfaces oxydées qui empêchaient un bon contact des pointes de touche, j'ai constaté qu'ils étaient tous restés bons pour le service.

Je teste régulièrement des condensateurs extraits d'appareils audio "en recyclage". Très peu présentent de défaillances et il y a d'heureuses surprises. Ceux estampillés Philips sont souvent irréprochables. J'ai trouvé des marques totalement inconnues de moi qui surpassaient de loin les quelques Elna qui traînent dans mes tiroirs.

Autre constat : la chute de la capacité des électrolytiques.
Elle est très, très rare. La mesure de la capacité ne donne aucune idée de l'état d'un condensateur, elle n'est pas altérée par le temps.
(selon mon expérience). Et pourtant, que n'a-t-on lu à ce propos !

Mon expérience est un peu contradictoire à celle d'Escartefigue, mais il est propable qu'il ne s'agit pas du même type de matériel.
Notamment les conditions d'utilisation quotidienne dans le monde professionnel, je pense à la sonorisation où la température doit imposer des pointes de fièvre aux appareils, diffèrent sensiblement de celles du matériel que j'ai testé.

Grand_Floyd a écrit :Ayant travaillé dans l'électronique industrielle,je ne peux que confirmer tes dire concernant le vieillissement des condos chimiques!Quand à la différence à l'écoute,avec ou sans condo,je suis d'accord aussi : si on a un "bon" condensateur chimique,il est impossible de faire la différence.Il faut quand-même choisir des condos étudiés pour l'audio comme on en trouve chez Elna ou Nichicon pour les plus connus mais il y en a d'autres!

"Etudiés pour l'audio !"
Je ne suis certainement pas le seul à m'interroger sur la nature de ces "études". On trouve ce slogan (qu'est-ce d'autre ?) sous la plume d'une multitude de départements marketing des fabricants sans que techniquement on ne puisse jamais rien savoir de plus qui pourrait le justifier.
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RE: Ampli tres haut de gamme
Condo pour l'audio : assez souvent il est fait référence au comportement vibratoire du condensateur (dans les deux sens : quand on lui applique des vibrations et quand il en produit). C'est un domaine objectivement peu étudié, hélas...
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RE: Ampli tres haut de gamme
jacquese a écrit :Condo pour l'audio : assez souvent il est fait référence au comportement vibratoire du condensateur (dans les deux sens : quand on lui applique des vibrations et quand il en produit). C'est un domaine objectivement peu étudié, hélas...

A quelles vibrations est soumis un condensateur ?
Celles du transfo, soit, un peu, mais par ailleurs ?

Qu'il en produise, certes, un peu aussi.

Mais dans un sens ou dans l'autre, émetteur ou recepteur, quelles conséquences sur le signal qu'il véhicule ?

Etudier tout ça, pour aller dans le sens des manufacturiers ou les contredire, est aujourd'hui à portée des amateurs motivés.
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RE: Ampli tres haut de gamme
Bonjour,
Une expérience édifiante consiste à coller un petit micro électret sur un condensateur, puis à appliquer un courant alternatif.
C'est édifiant, un condensateur chante !
Dans le même esprit, appliquer un choc a un condensateur céramique fait produire une impulsion à ce dernier, le micro a condensateur existe bien.

Il faut se rendre à l'évidence, un condensateur est sensible à son environnement, il peut même y participer, comme la plupart des composants ou même un simple fil parcouru par du courant.

De là à affirmer que ces effets infimes sont audibles dans des conditions normales, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Les charlatans s'appuient toujours sur des phénomènes physiques connus, dont ils exagèrent les effets, afin de proposer leurs remèdes miracles...
Gérard
NAS Synology, RaspberryPI 3B+ carte Allo Digione Signature,  DAC SMSLSU9 ampli Hiraga 30W modifié, enceintes DIY "Papillon" V2, enceintes Martin Logan Scénario,  Jedi, Jack Russel audiophile.
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