Bonjour,
Ce n'est pas l'impédance présentée par cette broche du composant actif lui-même, elle est beaucoup plus élevée.
On la trouve dans le célébrissime circuit de tonalité de Baxandall (1952), auteur qui semble avoir compris avant tout le monde l'intérêt de la masse virtuelle au point qu'on peut se demander s'il n'en est pas l'inventeur.
Sur le circuit n°218, c'est le courant d'attaque dans la résistance de contre-réaction qui détermine la tension de sortie, alors que dans les circuits à masse virtuelle que l'on voit le plus souvent, c'est le rapport de la résistance d'entrée et la résistance de contre-réaction qui fixe le gain en tension (on s'en sert notamment dans les circuits melangeurs de tensions).
Les circuits d'amplification contre-réactionnés disposent de deux entrées, l'une non inverseuse, souvent notée in+, et l'autre inverseuse, notée in-.
Le miracle de la contre-réaction oblige le circuit à "quasi"-répliquer en in- la tension présente en in+.
En fait, c'est la différence entre ces deux tensions qui est amplifiée par le circuit.
Sur les schémas, in+ est la gate du FET à gauche, et in- la gate du FET à droite.
La majorité du gain en tension du circuit étant procurée par le deuxième étage, les varations de tension aux bornes des résistances de charge des drains des FETs sont faibles.
Dans le circuit n°209, s'il arrive une tension alternative de 1 Vrms en in+ il y aura presque la même tension en in-, ces deux tensions sont presque égales.
Les Vgd des FETs d'entrée sont donc soumises, grosso modo, à des variations d'amplitude 1.4 V
Dans le circuit n°218, in+ est mise à la masse, soit 0V.
In- va "quasi"-répliquer cette tension nulle.
Les FETs d'entrée et les capacités parasites environnantes ne sont plus soumises qu'à des variations de tension de faible amplitude. La linéarité y gagne sensiblement.
Pour moi, une configuration inverseuse est le premier angle d'attaque et le plus simple contre les distorsions de tous poils, dont la thermique.
Attention toutefois, des précautions de stabilisation en fréquence sont à prévoir si on laisse l'entrée du circuit "en l'air" ou en attaque en courant.
Le constructeur américain "haut de gamme" KRELL l'avait adoptée, il me semble.
Me livrant un jour à des mesures thermiques sur des haut-parleurs, j'avais commencé avec de banales commandes en tension. Les précautions à prendre pour les connexions étaient ingérables, je me suis servi de transmissions en courant. N'importe quels bouts de fil misérables et pinces crocodiles aux dents émoussées faisaient l'affaire.
Cette indépendance par rapport aux qualités des connexions procure un confort indéniable.
Cdt.
calivin a écrit :L'impédance d'entrée d'un ampli à transistor est communément de 20k, 100k pour du tube, déjà une différence ?Cette valeur d'impédance est en général celle d'une résistance reliant la broche de commande du composant actif d'entrée du circuit (base, grille, gate) et la masse du circuit (ou à une tension continue ramenée à la masse en alternatif). Son rôle est de fixer le point de fonctionnement de l'étage.
Ce n'est pas l'impédance présentée par cette broche du composant actif lui-même, elle est beaucoup plus élevée.
Citation :Ensuite la CR utilisée par Kaneda est elle transposable à un ampli à lampes ?La théorie de la CR et de la masse virtuelle ne s'y oppose pas.
On la trouve dans le célébrissime circuit de tonalité de Baxandall (1952), auteur qui semble avoir compris avant tout le monde l'intérêt de la masse virtuelle au point qu'on peut se demander s'il n'en est pas l'inventeur.
Sur le circuit n°218, c'est le courant d'attaque dans la résistance de contre-réaction qui détermine la tension de sortie, alors que dans les circuits à masse virtuelle que l'on voit le plus souvent, c'est le rapport de la résistance d'entrée et la résistance de contre-réaction qui fixe le gain en tension (on s'en sert notamment dans les circuits melangeurs de tensions).
Citation :Pour quel intérêt ?Schématiquement :
Les circuits d'amplification contre-réactionnés disposent de deux entrées, l'une non inverseuse, souvent notée in+, et l'autre inverseuse, notée in-.
Le miracle de la contre-réaction oblige le circuit à "quasi"-répliquer en in- la tension présente en in+.
En fait, c'est la différence entre ces deux tensions qui est amplifiée par le circuit.
Sur les schémas, in+ est la gate du FET à gauche, et in- la gate du FET à droite.
La majorité du gain en tension du circuit étant procurée par le deuxième étage, les varations de tension aux bornes des résistances de charge des drains des FETs sont faibles.
Dans le circuit n°209, s'il arrive une tension alternative de 1 Vrms en in+ il y aura presque la même tension en in-, ces deux tensions sont presque égales.
Les Vgd des FETs d'entrée sont donc soumises, grosso modo, à des variations d'amplitude 1.4 V
Dans le circuit n°218, in+ est mise à la masse, soit 0V.
In- va "quasi"-répliquer cette tension nulle.
Les FETs d'entrée et les capacités parasites environnantes ne sont plus soumises qu'à des variations de tension de faible amplitude. La linéarité y gagne sensiblement.
Pour moi, une configuration inverseuse est le premier angle d'attaque et le plus simple contre les distorsions de tous poils, dont la thermique.
Attention toutefois, des précautions de stabilisation en fréquence sont à prévoir si on laisse l'entrée du circuit "en l'air" ou en attaque en courant.
Citation :Sinon pour la transmission en tension ou en courant, je ne suis pas encore convaincu par la théorie, pour autant que le courant grille soit négligeable.
Le constructeur américain "haut de gamme" KRELL l'avait adoptée, il me semble.
Me livrant un jour à des mesures thermiques sur des haut-parleurs, j'avais commencé avec de banales commandes en tension. Les précautions à prendre pour les connexions étaient ingérables, je me suis servi de transmissions en courant. N'importe quels bouts de fil misérables et pinces crocodiles aux dents émoussées faisaient l'affaire.
Cette indépendance par rapport aux qualités des connexions procure un confort indéniable.
Cdt.
