jacquese a écrit :Bonjour,On peut y voir une evolution de sa pensée consécutive à l'évolution du matériel.
Monsieur Self disait dans les premières versions de son livre sur le design des amplis que cette forme de distorsion n'existait pas en argumentant qu'on ne voyait rien dans la mesure de distorsion harmonique en dessous 200Hz.
Une manière, à peine masquée, de mettre en cause les travaux de Gerard Perrot...Maintenant il dit l'inverse ? Cdlt. Jacques
Les premiers articles que Douglas Self a commencé à publier sur les amplificateurs de puissance et qui ont abouti à son livre "Audio power amplification design" datent de 1993. A l'époque, il ne disposait pas d'analyseurs aussi performants que les Audio Precision... mais il en a gagné un pour avoir écrit ces articles.
Comme il faut aller chercher largement en dessous de 0.001% de distorsion harmonique pour trouver l'influence d'effets thermiques, il en a conclu qu'ils n'étaient pas pertinents.
En feuilletant la sixième édition, on voit sur les graphiques qu'il y a souvent, mais pas sur tous, une légère remontée de la distorsion harmonique dans les très basses fréquences. La responsabilité se partage de partage entre le générateur sinus d'entrée, la non-linéarité du condensateur d'entrée (électrolytique de valeur importance chez Self) et le bruit de fond.
Je ne crois pas que Self ait eu connaissance des travaux de Perrot. il ne faut néanmois pas perdre de vue que ce dernier n'a pas jamais pu démonter de façon formelle que les étages d'entrée conventionnels des amplis de puissance introduisaient de la distorsion d'origine thermique. Cela ne retire cependant rien à la qualité et l'originalité de son travail.
Sur le forum Audax, j'avais livré en 2011 les résultats de quelques modestes tentatives que j'avais effectuées pour évaluer ce qu'il en était. J'avais utilisé le circuit de Schlotzaur, un suiveur de tension comportant un étage d'entrée différentiel NPN avec miroir de courant suivi d'un collecteur commun. Le banc de mesure était celui de Cyril Bateman (capable d'analyse jusqu'à 0.00006 %) . Le signal de test était de 4 Vrms, plus élevé que celui auquel sont soumis habituellement les amplificateurs de puissance. J'ai fait varier la tension d'alimentation positive et l'intensité délivrée par la source de courant constant du différentiel. Les faibles variations de THD ne m'ont pas permis d'arriver à une conclusion très probante.
Citation :C'est pourquoi Perrot et Johannet conseillait ce type d'étage d'entrée. D'autant plus que dans ce mode inverseur, la soustraction du signal d'entrée avec celui de la CR est réalisé en passif (selon ces auteurs)Mike Renardson a pris les précautions nécessaires pour que l'entrée de son amplificateur à configuration inverseuse puisse rester en l'air sans partir en oscillation.
Toutefois, au delà du problème du non branchement de l'équipement source qui confère à l'instabilité, le gros problème est que le gain dépend de l'impédance de sortie de la source. Un potentiomètre ou une source à l'impédance de sortie qui fait le yoyo et c'est fichu...
Ce pose aussi le problème de la distorsion réintroduite à l'entrée par les éléments parasites au point milieu du réseau de CR.
http://www.angelfire.com/ab3/mjramp/mjr7-mk5-notes.html
Les préamplis à transistors sérieux ou les processeurs pour haut-parleurs ont des impédances de sortie rarement supérieures à 300 Ohm, il n'y a donc pas trop de problèmes à employer des schémas inverseurs. De toute façon, inverseur ou pas, on a intérêt à toujours attaquer un ampli avec un signal à basse impédance.
