Greg Lagarrigue a écrit :. De mon côté je parle d’une sommation optimale, ou la somme des réponses de chaque transducteurs filtrés est au maximum théorique possible, ce qui n’est envisageable que si les phases de chaque transducteurs sont parfaitement synchronisées. Pour arriver à cela, il faut des courbes de phase identiques entre chaque transducteur au raccord et évidement un calage ad hoc de ces derniers.
C'est ainsi que s'y est pris Linkwitz dans les années 80.
Concrètement, sur le schéma ci-dessous, pour la voie du tweeter, il y un filtre Butterworth d'ordre 2 à 1.47 kHz, une transformée (de Linwkitz...) qui donne au tweeter (fo = 800 Hz, Qo = 0.9) la réponse d'un second filtre Butterworth d'ordre 2 à 1.47 kHz, ce qui donne un filtrage de Linkwitz-Riley d'ordre 4 à 1.47 kHz. C'est suivi de trois cellules passe-tout qui introduisent un retard temporel dans la bande de fréquences où il est necéssaire pour aligner les haut-parleurs.
Un traitement du même genre est appliqué à la voie medium.
![[Image: sb4-22.jpg]](http://www.linkwitzlab.com/images/photos/sb4-22.jpg)
C'est parfait à un détail près qui a pris une importance grandissante depuis le début du XXième siècle, à savoir le retard de propagation de groupe de l'ensemble, autrement dit la variation de phase de la sommation par rapport à l'entrée selon la fréquence. Ce retard est loin d'être idéal car non constant, il conduit à un relatif non-respect de la forme des signaux complexes. Audible, pas audible ? les avis sont variables. Ca reste la grande préoccupation actuelle, elle se résoud avec plus ou moins de bonheur en faisant appel à des techniques de filtrage sophisitiquées.
