Bonjour à tous,
Je publie la réponse de M. ROGGERO que je remercie encore.
Car là, le montage qu'il propose et ces explications sont très intéressantes.
Le E55L SE étant certainement rendu en France, les essais et mises au point seront faits sur le premier E55L SE DUO.
Bonne après midi et bonne lecture.
"Au niveau d’un étage de sortie asymétrique (SE), comme dans le cas d’un étage symétrique (mais çà parait un peu moins évident), le point « ZERO » réel du montage n’est pas le commun, mais la cathode du (ou des) tube.
Autrement dit, dans un montage SE classique le trajet électronique le plus logique et direct est : anodeprimaire du transfocathode, puisespace cathodeanode du tube, puis le cycle recommence.
* Il est donc logique de refermer la dernière capa de découplage/filtrage/arrêt de la HT (c’est aussi un composant essentiel dans le trajet du signal) non pas à la masse, mais à la cathode du tube final.
* Si ce tube final est en polarisation automatique (par RK décuplée, comme dans votre exemple de montage) et si la dernière capa HT était traditionnellement ramenée à la masse (comme dans votre exemple) le signal devrait traverser DEUX capas en série avant d’atteindre la cathode : celle de découplage HT puis celle de découplage/cathode.
Cà c’est la théorie pure.
Dans la pratique audiophile (subjective) on s’aperçoit qu’en ce faisant, parfois les résultats ne sont pas absolument convaincants..
* C’est pourquoi la meilleure solution consiste à monter DEUX capas de découpla HT : la 1ère « classique » entre point froid du primaire du transfo et masse ; la seconde entre même point froid du primaire du transfo et CATHODE du tube.
* On qualifie alors, parfois, cette dernière capa de « transversale » et c’est ainsi qu’elle peut s’avérer subjectivement la plus bénéfique.
* Par rapport à la valeur de la capa à la masse et au gain du tube, cette capa transversale forme pont diviseur et réinjecte sur la cathode, en inversassions de phase, le signal parasite (éventuel) de ronflement du montage (résiduelle du filtrage, parfois filament direct en altératif..). C’est à mon avis un avantage mineur et dépassé de nos jours, de ce seul point de vue.
* Il existe une formule ultra simple d’estimation de la valeur de cette capa transversale atténuant le ronflement, fonction du gain et de l’autre capa à la masse. Ici ma mémoire me joue un tour, il me faudrait la retrouver mais ce n’est pas grave.
* En effet on s’aperçoit que le calcul reste flou, et que finalement pour compenser ces histoires de ronflement (qui n’éxistent plus guère maintenant) mieux vaut expérimenter graduellement diverses valeurs..
* Voilà pour le bruit de fond, qui doit être proche de 0 chez vous et ne mérite pas autant de littérature..
Le vrai avantage - en HIFI - de la 2ème capa dite « transversale » est d’ordre subjectif.
* Elle ramène à la cathode, selon le trajet le plus court, le signal de puissance.
* Sa valeur peut ne pas être aussi élevée que ce qu’on imagine souvent.
* En effet elle referme directement à la cathode l’essentiel du signal (du bas-médium à l’aigu) ; dans le grave ce retour est assumé avec moins d’inconvénients - à la fois - par la combinaison de toutes les capas.
* Là encore en pratique c’est l’expérimentation qui déterminera quelle valeur de capa « transversale » convient subjectivement le mieux, selon montages !
Ainsi pour mes SE-845 (HT env.1,1 KV) je me suis expérimentalement arrêté sur 2,2 µF (2,5 KV/S).
Mais cette valeur ne constitue pas un exemple, elle peur varier assez fortement selon l’ampli..
Vous voyez donc que, dans la réalité, avec les moyens + valeurs de capas dont nous disposons actuellement « on s’assoit » +/- sur les problèmes de bruit de fond.
Par contre l’apport qualitatif, du point de vue musical, de cette capa transversale est souvent marquant.
Bien cordialement,
Marcel Roggero."
Je publie la réponse de M. ROGGERO que je remercie encore.
Car là, le montage qu'il propose et ces explications sont très intéressantes.
Le E55L SE étant certainement rendu en France, les essais et mises au point seront faits sur le premier E55L SE DUO.
Bonne après midi et bonne lecture.
"Au niveau d’un étage de sortie asymétrique (SE), comme dans le cas d’un étage symétrique (mais çà parait un peu moins évident), le point « ZERO » réel du montage n’est pas le commun, mais la cathode du (ou des) tube.
Autrement dit, dans un montage SE classique le trajet électronique le plus logique et direct est : anodeprimaire du transfocathode, puisespace cathodeanode du tube, puis le cycle recommence.
* Il est donc logique de refermer la dernière capa de découplage/filtrage/arrêt de la HT (c’est aussi un composant essentiel dans le trajet du signal) non pas à la masse, mais à la cathode du tube final.
* Si ce tube final est en polarisation automatique (par RK décuplée, comme dans votre exemple de montage) et si la dernière capa HT était traditionnellement ramenée à la masse (comme dans votre exemple) le signal devrait traverser DEUX capas en série avant d’atteindre la cathode : celle de découplage HT puis celle de découplage/cathode.
Cà c’est la théorie pure.
Dans la pratique audiophile (subjective) on s’aperçoit qu’en ce faisant, parfois les résultats ne sont pas absolument convaincants..
* C’est pourquoi la meilleure solution consiste à monter DEUX capas de découpla HT : la 1ère « classique » entre point froid du primaire du transfo et masse ; la seconde entre même point froid du primaire du transfo et CATHODE du tube.
* On qualifie alors, parfois, cette dernière capa de « transversale » et c’est ainsi qu’elle peut s’avérer subjectivement la plus bénéfique.
* Par rapport à la valeur de la capa à la masse et au gain du tube, cette capa transversale forme pont diviseur et réinjecte sur la cathode, en inversassions de phase, le signal parasite (éventuel) de ronflement du montage (résiduelle du filtrage, parfois filament direct en altératif..). C’est à mon avis un avantage mineur et dépassé de nos jours, de ce seul point de vue.
* Il existe une formule ultra simple d’estimation de la valeur de cette capa transversale atténuant le ronflement, fonction du gain et de l’autre capa à la masse. Ici ma mémoire me joue un tour, il me faudrait la retrouver mais ce n’est pas grave.
* En effet on s’aperçoit que le calcul reste flou, et que finalement pour compenser ces histoires de ronflement (qui n’éxistent plus guère maintenant) mieux vaut expérimenter graduellement diverses valeurs..
* Voilà pour le bruit de fond, qui doit être proche de 0 chez vous et ne mérite pas autant de littérature..
Le vrai avantage - en HIFI - de la 2ème capa dite « transversale » est d’ordre subjectif.
* Elle ramène à la cathode, selon le trajet le plus court, le signal de puissance.
* Sa valeur peut ne pas être aussi élevée que ce qu’on imagine souvent.
* En effet elle referme directement à la cathode l’essentiel du signal (du bas-médium à l’aigu) ; dans le grave ce retour est assumé avec moins d’inconvénients - à la fois - par la combinaison de toutes les capas.
* Là encore en pratique c’est l’expérimentation qui déterminera quelle valeur de capa « transversale » convient subjectivement le mieux, selon montages !
Ainsi pour mes SE-845 (HT env.1,1 KV) je me suis expérimentalement arrêté sur 2,2 µF (2,5 KV/S).
Mais cette valeur ne constitue pas un exemple, elle peur varier assez fortement selon l’ampli..
Vous voyez donc que, dans la réalité, avec les moyens + valeurs de capas dont nous disposons actuellement « on s’assoit » +/- sur les problèmes de bruit de fond.
Par contre l’apport qualitatif, du point de vue musical, de cette capa transversale est souvent marquant.
Bien cordialement,
Marcel Roggero."
