SUITE ET FIN
Autre écoute très intéressante, celle des Vivid Audio Giya G4. (www.vividaudio.com)
Dire que leur forme est bizarroïde relève de l'euphémisme. Ces enceintes auraient sans doute été à leur aise dans la maison de Salvador Dali à Cadaques. Conçues en Angleterre et fabriquées en Afrique du Sud, elles sont l'oeuvre du légendaire Laurence Dickie, un pur génie de l'audio. C'est le gars qui avait créé les B&W Nautilus qui, dans le genre surréaliste, avaient déjà fait très fort il y a quelques années.
http://www.bowers-wilkins.eu/Speakers/Ho...ogies.html
A l'écoute, la première impression est celle d'une absence totale de distorsion ou de coloration. Bien sûr, il existe d'autres enceintes (toutes technologies confondues) qui se défendent bien sur ces critères, mais ici c'est vraiment étonnant. J'ai même réussi à supporter une sorte de Castafiore pendant presque cinq minutes, héroïque exploit que je n'aurais jamais pu accomplir avec des enceintes ordinaires.
Evidemment, j'aurais aimé écouter ces enceintes plus longtemps, peut-être avec d'autres électroniques, en tout cas avec d'autres musiques. Mais j'ai tout de même l'impression que l'on tient là un produit d'exception. Et dire que ce ne sont que les quatrièmes dans la gamme Giya. Alors les G1, qu'est-ce que ça doit être !
Malheureusement, question tarif, ça cogne dur. Les G4, je ne sais pas exactement combien elles coûtent, mais les G3, G2 et G1 s'affichent respectivement à 40.000, 50.000 et 68.000 dollars US. Gloups !... En euros, je n'ose même pas y penser. Quoi qu'il en soit, retenez ce nom: Vivid Audio. On en reparlera, c'est certain.
Après ce moment de grâce, retour sur terre et grosse déception à l'écoute des nouvelles Klipsch. Ces machins à cônes métalliques ont un son agressif qui me fait fuir au bout de quelques secondes à peine.
Histoire de se décrasser les esgourdes, arrêt au stand Meridian, où le démonstrateur se fait plaisir en passant un morceau d'AC/DC à plein pot sur les grosses enceintes actives Meridian DSP 8000. Et ça déménage grave !
Dans une autre salle, à l'atmosphère plus sereine, un public très attentif écoute des enceintes Wilson Sasha II (dans les 33.000 euros, si je suis bien informé) avec des électroniques Audio Research. Le démonstrateur explique qu'il va passer un morceau "difficile": une chanteuse accompagnée d'un band où la basse électrique est très (trop) présente. Ce qui, avec beaucoup d'enceintes, provoque une "intermodulation" désagréable du grave avec le médium-aigu, et donc avec la voix de la chanteuse. Ce défaut est effectivement absent avec les Wilson qui, par ailleurs, présentent d'énormes qualités. Mais curieusement, elles ne provoquent pas chez moi une veritable émotion, et ce ne sont pas les dithyrambes extatiques de l'un ou l'autre sbire de New Music qui me feront changer d'avis. Et puis ce look... Vous avez envie d'avoir deux grands robots en plastique dans votre salon ?
Par contre, elles m'inspirent des interrogations d'ordre quasiment métaphysique. Par exemple, est-ce que, pour une enceinte acoustique, une extrême neutralité n'est pas souvent synonyme d'ennui ? Mes bien chers frères, je vous laisse à vos méditations (et ne faites pas de boogie woogie avant vos prières du soir)...
Aperçues mais pas entendues, les enceintes Sonus Faber Venere 2,5 en finition laquée blanche. Ooooh, qu'il est beau le lavabo ! Non, sans dec, elles sont magnifiques. Les Ritals, ils s'y entendent pour fabriquer des objets classieux. Paraît même que ça sonne plutôt bien.
www.sonusfaber.com
Après la fermeture du salon, j'ai devisé avec un audiophile qui m'a annoncé que j'avais loupé la meilleure écoute du jour: des électroniques Zanden avec des enceintes Magico (prix à faire peur, inutile de le préciser). Mais bon, je n'ai même pas remarqué cette salle d'écoute sournoisement dissimulée quelque part derrière le bar. Parce que, croyez-le ou non, je ne suis même pas allé au bar ! Funeste erreur. Faut jamais perdre les bonnes habitudes...
Autre écoute très intéressante, celle des Vivid Audio Giya G4. (www.vividaudio.com)
Dire que leur forme est bizarroïde relève de l'euphémisme. Ces enceintes auraient sans doute été à leur aise dans la maison de Salvador Dali à Cadaques. Conçues en Angleterre et fabriquées en Afrique du Sud, elles sont l'oeuvre du légendaire Laurence Dickie, un pur génie de l'audio. C'est le gars qui avait créé les B&W Nautilus qui, dans le genre surréaliste, avaient déjà fait très fort il y a quelques années.
http://www.bowers-wilkins.eu/Speakers/Ho...ogies.html
A l'écoute, la première impression est celle d'une absence totale de distorsion ou de coloration. Bien sûr, il existe d'autres enceintes (toutes technologies confondues) qui se défendent bien sur ces critères, mais ici c'est vraiment étonnant. J'ai même réussi à supporter une sorte de Castafiore pendant presque cinq minutes, héroïque exploit que je n'aurais jamais pu accomplir avec des enceintes ordinaires.
Evidemment, j'aurais aimé écouter ces enceintes plus longtemps, peut-être avec d'autres électroniques, en tout cas avec d'autres musiques. Mais j'ai tout de même l'impression que l'on tient là un produit d'exception. Et dire que ce ne sont que les quatrièmes dans la gamme Giya. Alors les G1, qu'est-ce que ça doit être !
Malheureusement, question tarif, ça cogne dur. Les G4, je ne sais pas exactement combien elles coûtent, mais les G3, G2 et G1 s'affichent respectivement à 40.000, 50.000 et 68.000 dollars US. Gloups !... En euros, je n'ose même pas y penser. Quoi qu'il en soit, retenez ce nom: Vivid Audio. On en reparlera, c'est certain.
Après ce moment de grâce, retour sur terre et grosse déception à l'écoute des nouvelles Klipsch. Ces machins à cônes métalliques ont un son agressif qui me fait fuir au bout de quelques secondes à peine.
Histoire de se décrasser les esgourdes, arrêt au stand Meridian, où le démonstrateur se fait plaisir en passant un morceau d'AC/DC à plein pot sur les grosses enceintes actives Meridian DSP 8000. Et ça déménage grave !
Dans une autre salle, à l'atmosphère plus sereine, un public très attentif écoute des enceintes Wilson Sasha II (dans les 33.000 euros, si je suis bien informé) avec des électroniques Audio Research. Le démonstrateur explique qu'il va passer un morceau "difficile": une chanteuse accompagnée d'un band où la basse électrique est très (trop) présente. Ce qui, avec beaucoup d'enceintes, provoque une "intermodulation" désagréable du grave avec le médium-aigu, et donc avec la voix de la chanteuse. Ce défaut est effectivement absent avec les Wilson qui, par ailleurs, présentent d'énormes qualités. Mais curieusement, elles ne provoquent pas chez moi une veritable émotion, et ce ne sont pas les dithyrambes extatiques de l'un ou l'autre sbire de New Music qui me feront changer d'avis. Et puis ce look... Vous avez envie d'avoir deux grands robots en plastique dans votre salon ?
Par contre, elles m'inspirent des interrogations d'ordre quasiment métaphysique. Par exemple, est-ce que, pour une enceinte acoustique, une extrême neutralité n'est pas souvent synonyme d'ennui ? Mes bien chers frères, je vous laisse à vos méditations (et ne faites pas de boogie woogie avant vos prières du soir)...
Aperçues mais pas entendues, les enceintes Sonus Faber Venere 2,5 en finition laquée blanche. Ooooh, qu'il est beau le lavabo ! Non, sans dec, elles sont magnifiques. Les Ritals, ils s'y entendent pour fabriquer des objets classieux. Paraît même que ça sonne plutôt bien.
www.sonusfaber.com
Après la fermeture du salon, j'ai devisé avec un audiophile qui m'a annoncé que j'avais loupé la meilleure écoute du jour: des électroniques Zanden avec des enceintes Magico (prix à faire peur, inutile de le préciser). Mais bon, je n'ai même pas remarqué cette salle d'écoute sournoisement dissimulée quelque part derrière le bar. Parce que, croyez-le ou non, je ne suis même pas allé au bar ! Funeste erreur. Faut jamais perdre les bonnes habitudes...
"Le comble du snobisme, c'est de parler de Mozart sans avoir jamais vu ses tableaux".
