La richesse des idées de ce fil m'a donné envie de revenir sur certains points, de façon non exhaustive, et j'ajouterai aussi des infos supplémentaires de ci de là.
Les différences entre les supports numériques ou analogiques font entrer des facteurs :
Techniques, historiques, économiques, culturels, sociologiques, conceptuels, affectifs... et pire, je dirais "presque idéologiques"
.
Pour alimenter la réflexion, prenons cet exemple :
Deutsche Grammophon propose en 2023 des rééditions d'enregistrements anciens, en support vinyle AAA, chaine analogique garantie non rompue et pressage de qualité.
https://store.deutschegrammophon.com/en-...IxNjM3NDAw
Cet "évènement commercial" est significatif; DG le fait car il y a une demande, donc une offre est proposée :
Les raisons purement techniques sont justifiables : AAA signifie que sera proposé le meilleur d'une certaine technologie de production éprouvée... mais limitée :
Il y aurait pu aussi avoir en fin de chaine analogique un report numérique 24/192 ce qui pour moi eut été ultime car la production analogique/ enregistrement/ mixage a des avantages pour "faire" le son, > ex la compression dynamique est mieux absorbée pas les bandes magnétiques qui "encaissent" le 0db sans broncher, chose que ne fait pas le numérique, d'où une autre gestion de la compression assez "paranoïaque". (Mes premiers enregistrement en numérique m'ont "secoué" tant il s'agit là d'une toute autre gestion des volumes sonores qu'avec la routine de l'analogique et de la bande magnétique qui absorbe les pointes de volume "sans broncher")
Mais pour moi le support numérique en a d'autres pour médiatiser le son / je pense que le support numérique est neutre, il ne s'entend pas si tout est ok, et n'est limité théoriquement que par la référence à un standart ancien normé à la naissance du CD au début des années 1980 (or le 24/192 dispo en sreaming par ex le dépasse maintenant)
Entre aussi le coté culturel, réédition d'enregistrements historiques, de référence, voir "cultes".
Idem pour certains entrera un coté fétichiste, bel objet, qui se respecte, se manipule avec soin, quitte à le préserver en le copiant sur bande, ou en numérique pour le préserver et ne l'écouter religieusement qu'une fois de temps en temps, comme on déguste un grand millésime entre amis. Un de mes oncles (né en 1900) avait par ex. l'intégrales des 78 tours de Marcelle Meyer et les avait copiés sur un magnéto à bande pour les écouter au qotidien) À sa mort ces 78 tours étaient neufs/ immaculés. (je ne les ai pas réccupérés)
Je me suis attardé sur cet exemple, mais on pourrait le faire pour chaque autre type d'engrenage AAA AAD ADD DDD.
AAD (Analogique-Analogique-Digital) : utilisation d'un magnétophone analogique pendant les séances d'enregistrement, le mixage ou le montage, et numérique pour la gravure. On trouve aussi la mention « AAD masterisé » dans le cas d'anciens enregistrements analogiques « digitalisés », en transformant le signal analogique en un signal numérique en « dents de scie » (en principe meilleur, car formé de bits 0 ou 1, donc ôtant les signaux ou bruits de surface parasites notamment)[évasif] ;
ADD (Analogique-Digital-Digital) : utilisation d'un magnétophone analogique pendant les séances d'enregistrement, puis numérique pour le mixage ou le montage, puis la gravure ;
DDD (Digital-Digital-Digital) : utilisation d'un magnétophone numérique pendant les séances d'enregistrement, le mixage ou le montage, puis la gravure. (Wiki)
On peut imaginer de nombreuses possibilités : enregistrer en numérique et mixer en analogique, ou inversement, puis masteriser analogique, ou numérique, et reporter le "master" sur support analogique, magnétique, vinylique, ou en numérique, selon tel format, CD ou 24/192...
Dans une production ou le numérique a été employé (enregistrement, mixage, mastering DDD) on pourrait croire que d'accoucher une chaine toute numérique sur un support numérique est logique et qualitatf.
Mais... le vice se cache sous cette belle affirmation.
Car la destinée commerciale est liée à l'offre / demande.
Et même si DG peut le faire, ce label ne proposera pas forcément une version AAD de sa réédition AAA > car cela n'a pas d'intérêt commercial... Tant de travail de réédition pour ne rapporter que très peu en n'étant diffusé qu'en streaming ?
Alors que la vente des vinyles rapportera plus car cela s'adresse à une élite audiophile fortunée, n'est-il pas ?
Je voudrais revenir sur cette idée plusieurs fois énoncée à juste titre : peu importe le support, il n'est pas déterminant, l'essentiel est la musique, le contenu, et tant mieux si on a le choix, cela donne plus de richesse à l'offre, ex. les anciennes gravures non dispos en numérique.
Je résumerais cela en "Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" : Musset
Et c'est aussi mon avis, je suis ouvert à toute proposition, sur tous supports, des gravures directes de 78 tours aux DDD en 24/192, mais mes limites sont :
1/ financière :
Idéalement je voudrais fonder un "musée de la conservation des oeuvres musicale enregistrées" et racheter les enregistrements "bruts" au plus proche des prises de son, et retravailler ce matériel pour le diffuser créer dans un espace audiophile avec pavillons géants, "et tout le tsoin tsoin" que je vous laisse deviner...
2/ Pour moi l'autre problème est la traçabilité/ préservation à l'accès/ des oeuvres, et la garantie que leurs natures ne soient pas modifiées pour des raison commerciales déguisées sous un habillage pseudo technique qui valide un massacre en bonne et due forme.
Et j'aurais des preuves, par ex j'ai mis à la poubelle "direct" une version de remastérisée de la 3ème symphonie de Beethoven car totalement inécoutable à cause d'un débruiteur intempestif qui s'entend paradoxalement plus que la musique elle même... Je pense qu'à ce stade on peut parler de faute professionnelle. Ne me demandez pas le lien pour écouter ça : je refuserais déontologiquement parlant que vous ne cliquiez dessus pour enrichir ces escrocs.
Petit MP pour (il se reconaîtra) : Ce genre de massacre est rare, mais dans de moindres gravités encore assez courant... même en jazz ou en blues, et j'ai de quoi le prouver sur Qobuz ou dans ma discothèque CD si on se voit bientôt.
Vous allez peut être penser que c'est une douce folie... heu... je vous rétorquerais que c'est un "tout tout petit peu" ce que je fais chez moi, sauf que je n'ai que quelques très rares bandes master, que je n'ai pas le matos pour retravailler des enregistrements que de toutes façon je n'ai pas, et que je dispose de beaux systèmes de reproduction, mais qu'il y a encore beaucoup mieux.
Les différences entre les supports numériques ou analogiques font entrer des facteurs :
Techniques, historiques, économiques, culturels, sociologiques, conceptuels, affectifs... et pire, je dirais "presque idéologiques"
.Pour alimenter la réflexion, prenons cet exemple :
Deutsche Grammophon propose en 2023 des rééditions d'enregistrements anciens, en support vinyle AAA, chaine analogique garantie non rompue et pressage de qualité.
https://store.deutschegrammophon.com/en-...IxNjM3NDAw
Cet "évènement commercial" est significatif; DG le fait car il y a une demande, donc une offre est proposée :
Les raisons purement techniques sont justifiables : AAA signifie que sera proposé le meilleur d'une certaine technologie de production éprouvée... mais limitée :
Il y aurait pu aussi avoir en fin de chaine analogique un report numérique 24/192 ce qui pour moi eut été ultime car la production analogique/ enregistrement/ mixage a des avantages pour "faire" le son, > ex la compression dynamique est mieux absorbée pas les bandes magnétiques qui "encaissent" le 0db sans broncher, chose que ne fait pas le numérique, d'où une autre gestion de la compression assez "paranoïaque". (Mes premiers enregistrement en numérique m'ont "secoué" tant il s'agit là d'une toute autre gestion des volumes sonores qu'avec la routine de l'analogique et de la bande magnétique qui absorbe les pointes de volume "sans broncher")
Mais pour moi le support numérique en a d'autres pour médiatiser le son / je pense que le support numérique est neutre, il ne s'entend pas si tout est ok, et n'est limité théoriquement que par la référence à un standart ancien normé à la naissance du CD au début des années 1980 (or le 24/192 dispo en sreaming par ex le dépasse maintenant)
Entre aussi le coté culturel, réédition d'enregistrements historiques, de référence, voir "cultes".
Idem pour certains entrera un coté fétichiste, bel objet, qui se respecte, se manipule avec soin, quitte à le préserver en le copiant sur bande, ou en numérique pour le préserver et ne l'écouter religieusement qu'une fois de temps en temps, comme on déguste un grand millésime entre amis. Un de mes oncles (né en 1900) avait par ex. l'intégrales des 78 tours de Marcelle Meyer et les avait copiés sur un magnéto à bande pour les écouter au qotidien) À sa mort ces 78 tours étaient neufs/ immaculés. (je ne les ai pas réccupérés)
Je me suis attardé sur cet exemple, mais on pourrait le faire pour chaque autre type d'engrenage AAA AAD ADD DDD.
AAD (Analogique-Analogique-Digital) : utilisation d'un magnétophone analogique pendant les séances d'enregistrement, le mixage ou le montage, et numérique pour la gravure. On trouve aussi la mention « AAD masterisé » dans le cas d'anciens enregistrements analogiques « digitalisés », en transformant le signal analogique en un signal numérique en « dents de scie » (en principe meilleur, car formé de bits 0 ou 1, donc ôtant les signaux ou bruits de surface parasites notamment)[évasif] ;
ADD (Analogique-Digital-Digital) : utilisation d'un magnétophone analogique pendant les séances d'enregistrement, puis numérique pour le mixage ou le montage, puis la gravure ;
DDD (Digital-Digital-Digital) : utilisation d'un magnétophone numérique pendant les séances d'enregistrement, le mixage ou le montage, puis la gravure. (Wiki)
On peut imaginer de nombreuses possibilités : enregistrer en numérique et mixer en analogique, ou inversement, puis masteriser analogique, ou numérique, et reporter le "master" sur support analogique, magnétique, vinylique, ou en numérique, selon tel format, CD ou 24/192...
Dans une production ou le numérique a été employé (enregistrement, mixage, mastering DDD) on pourrait croire que d'accoucher une chaine toute numérique sur un support numérique est logique et qualitatf.
Mais... le vice se cache sous cette belle affirmation.
Car la destinée commerciale est liée à l'offre / demande.
Et même si DG peut le faire, ce label ne proposera pas forcément une version AAD de sa réédition AAA > car cela n'a pas d'intérêt commercial... Tant de travail de réédition pour ne rapporter que très peu en n'étant diffusé qu'en streaming ?
Alors que la vente des vinyles rapportera plus car cela s'adresse à une élite audiophile fortunée, n'est-il pas ?
Je voudrais revenir sur cette idée plusieurs fois énoncée à juste titre : peu importe le support, il n'est pas déterminant, l'essentiel est la musique, le contenu, et tant mieux si on a le choix, cela donne plus de richesse à l'offre, ex. les anciennes gravures non dispos en numérique.
Je résumerais cela en "Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" : Musset
Et c'est aussi mon avis, je suis ouvert à toute proposition, sur tous supports, des gravures directes de 78 tours aux DDD en 24/192, mais mes limites sont :
1/ financière :
Idéalement je voudrais fonder un "musée de la conservation des oeuvres musicale enregistrées" et racheter les enregistrements "bruts" au plus proche des prises de son, et retravailler ce matériel pour le diffuser créer dans un espace audiophile avec pavillons géants, "et tout le tsoin tsoin" que je vous laisse deviner...
2/ Pour moi l'autre problème est la traçabilité/ préservation à l'accès/ des oeuvres, et la garantie que leurs natures ne soient pas modifiées pour des raison commerciales déguisées sous un habillage pseudo technique qui valide un massacre en bonne et due forme.
Et j'aurais des preuves, par ex j'ai mis à la poubelle "direct" une version de remastérisée de la 3ème symphonie de Beethoven car totalement inécoutable à cause d'un débruiteur intempestif qui s'entend paradoxalement plus que la musique elle même... Je pense qu'à ce stade on peut parler de faute professionnelle. Ne me demandez pas le lien pour écouter ça : je refuserais déontologiquement parlant que vous ne cliquiez dessus pour enrichir ces escrocs.
Petit MP pour (il se reconaîtra) : Ce genre de massacre est rare, mais dans de moindres gravités encore assez courant... même en jazz ou en blues, et j'ai de quoi le prouver sur Qobuz ou dans ma discothèque CD si on se voit bientôt.
Vous allez peut être penser que c'est une douce folie... heu... je vous rétorquerais que c'est un "tout tout petit peu" ce que je fais chez moi, sauf que je n'ai que quelques très rares bandes master, que je n'ai pas le matos pour retravailler des enregistrements que de toutes façon je n'ai pas, et que je dispose de beaux systèmes de reproduction, mais qu'il y a encore beaucoup mieux.
Amitiés, Denis
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND, médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND, médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
