04/05/2026-11:21:20
RE: Qu'est-ce que vous écoutez en ce moment précis?
(04/05/2026-09:54:18)dechab58 a écrit :(03/05/2026-23:51:24)Ha-Re a écrit : Pour les enregistrements live de variétés, amplifiés, il n'y a pas pire condition de captation, pas les bons micros (très directifs), pas de séparations (pollutions, repisses) et souvent des retours de scène forts et souvent des retours de diffusions de salle (pas de la belle réverb de scéne ou de salle) mais le "joli" écho de la diffusion façade sur le mur du fond et autres.
A cela, il faut rajouter le type de repiquage, si sortie master console c'est un mix diffusion souvent assez inadapté/dégueut difficile à retravailler pour une sortie sur support, si sortie console de chaque voie (pré ou post) c'est du son très brut et/ou très "cut" (micros, conditions) qu'il faudra bcp retravailler, voire bien embellir et nettoyer (des "bruits").
Vu la matière brute captée d'un live amplifié (et même s'il y a des techniques et des attentions pour contourner/réduire les contraintes) il faut un sacré talent pour en sortir quelque chose d'agréable et on peut dire de propre sur support, et il ne faut pas trop en demander (et particulièrement du "naturel" non très travaillé/très modifié). Si cela parait naturel, c'est à la fois le jeu live/intéractif de cet ensemble d'artistes et le talent de celui qui l'aura retravaillé pour un support.
C'est plutôt un témoignage, un moment, qui s'apprécie avec les contraintes et les défauts... de ce moment VIVANT ensemble aux qualités/émotions naturelles amplifiées.
Salut Ha-Re
Très bien résumé, ne pas oublier la qualité des musiciens et/ou de l'orchestrateur s'il y en a.
Si chaque partie instrumentale est sobre, n'empiète pas rythmiquement ni harmoniquement sur celle du voisin, et intervient à bon escient complémentairement au chant (rôle majeur en variété) alors l'orchestre laisse bien "sa place" au chant, et celui ci se dégagera du mix facilement, ce qui facilitera le travail de studio ensuite.
Ton intervention est judicieuse, car tu soulignes bien la spécificité des enregistrements live de variétés, amplifiés.
Dans l'exemple que j'ai donné de Stacey Kent, c'est bien plus simple, on est dans un trio ou quartet de Jazz avec chant (nombre de musiciens limité, variant selon les prises) dans une salle plus confidentielle je suppose que France Gall, et en + il semble que le concert enregistré a été pensé dès le départ pour devenir un enregistrement, donc : qualité des micros, leurs emplacements, les retours (dans les oreilles ?)... Cela doit aider à une prise de son top.
Le problème de la compression est totalement contre-intuitif :
Il y a le style de musique, le jeu des musiciens, l'emplacement des micros (plus ils sont près de la source plus le déplacement de la source fait varier le volume)
Les compressions individuelles sur chaque piste, différentes selon les réglages, les partis pris stylistiqes et instrumentaux (Ray Brown n'est pas compressé comme Marcus Miller, la compression fait partie du style de Marcus Miller, alors que pour Ray Brown elle sera un ajustage éventuel)
Et il y a aussi la compression en sortie de console... + celle en mastering qui variera selon les demandes des diffuseurs (Qobuz ou Tidal ou un CD ou une radio exigent une dynamique calibrée pour leurs standards techniques de diffusion, et il y aura donc autant de versions fournies, compressées différemment)
Voir la vidéo en lien sur mon post : (je cherche le lien et je reviens)
Salut Denis,
Je précise que ce que je poste à propos des enregistrements écoutés n'est valable techniquement que précisément pour chacun d'entre eux, je me garde bien de faire dans la généralisation outrancière.
Ici c'était à propos des live Gall et ça ne portait que sur la partie technique de ce qui a été masterisé, et sur lequel nous n'avons aucune prise de "production" à la reproduction chez nous.
Par contre, de ce que je connais de la pratique studio (et je commence à bien la connaitre avec les années), elle permet aux musiciens de valider un "jet" artistique ordonné, sorti ensuite au-devant du public et c'est réellement leur intention de diffusion (sauf ratage avéré bien sûr).
Et ça n'a rien à voir au principe du live parce que par principe, en studio on peut tout contrôler architecturer et laisser un "témoignage" vrai et validé, loin des aléas des concerts amplifiés et diffusés en salle, même avec de grosses prods (où l'on est en flux tendu et on ne peut rattraper un larsen après coup, par exemple, mais aussi toute autre chose qui ne plairait pas artistiquement, décalage, équilibre, etc).
Alors si on ne s'y retrouve pas en tant qu'audiophile, ce n'est donc pas eux qu'ils faut blâmer, ni de "mauvais" ingés-son qui ont fait le travail le mieux possible, tant à la captation qu'au mixage disque de cette dernière.
On pourra par contre s'interroger sur les conditions acoustiques finales (local+enceintes de mastering ainsi que les éventuelles consignes appliquées ou non) qui ont conclu à valider l'exemplaire sorti dans les bacs.
Également on pourra aussi s'interroger sur les qualités et limites de son propre matériel et de son propre local, ainsi que de celles de sa propre perception, ça me parait intelligent en tout cas.
Citation :L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. Aristote
crdt
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" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms." Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876

