19/04/2026-02:25:09
(Modification du message : 19/04/2026-03:36:45 par RM8Kinoshita.)
RE: le poids des mots importe
(18/04/2026-00:30:53)dechab58 a écrit :(17/04/2026-22:45:51)RM8Kinoshita a écrit :(17/04/2026-20:45:40)dechab58 a écrit :(17/04/2026-20:24:16)RM8Kinoshita a écrit :(17/04/2026-20:10:02)dechab58 a écrit : sur ce dernier la part de direct/diffus y est déjà fixée
l'écoute d'un disque nous assigne à une place où le direct/diffus est fixé par l'emplacement des micros, si on accepte cette assignation on s'approche un peu du "comme au concert" mais on ne peut pas "choisir sa place"... (emplacement des micros "figée")
j'ai souligné "un peu" car nos oreilles ne réagissent pas comme un couple de micros non plus... / ni une tête Charlin...
... Je te rejoins complètement !
"une place où le direct/diffus est fixé par l'emplacement des micros"
... Et validé par l'ingé-son depuis une place et un environnement bien spécifiques![]()
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La suite de la discussion me passionne / depuis des lustres... (dans une autre vie j'ai eu un home studio / travail sur le son)
L'oreille humaine se comporte avec une faculté extrordinaire à scruter le silence même après un vacarme +++, on peut passer d'un son de 90db à un son de 30db... et on continue à entendre parfaitement. (entre en jeu la distance à la source sonore, le visuel qui anticipe sur la chute ou sur l'impact sonore, et je ne sais quoi encore ? élasticité de l'air ambiant ? / je plaisante...)
Les ingés son essayent de reproduire ça avec des compresseurs en jouant sur les seuils d'intervention... mais bof... ca reste très loin des facultés humaines et le naturel est rarement atteint...
Et pourtant... certains enregistrements sont miraculeux... confondants de vérité...
Ma quête du graal audio est plus les enregistrements... que mon matos... y compris la salle d'écoute (ça fait le job ok / merci / point barre)
Je compare ainsi 1000 et une versions de fichiers sur Qobuz... qui varient des fois selon "x" facteurs... ce serait trop long de développer...
Le reste / refaire le monde (audio)/ je m'en fous un peu / mais ça occupe / divertis et ouvre à plein de sujets... je ne boude pas...
Tous les enregistrements ne sont pas égaux rapport à leur dynamique ou plutôt l'idée qu'on s'en fait à travers leur chiffre de DR ... Le point de départ à retenir est amha qu'elle corresponde au style de musique et à ce qui convient aux artistes pour s'exprimer... Des DR bas par exemple sur du Depeche Mode Memento Mori ou du Madonna American Life (simples exemples) ne me choquent pas car ils font partie intégrante du style sonore voulu... Et généralement ça permet aussi de les écouter sans monter trop le volume sans pour autant perdre en détails, si la compression est bien faite... Après c'est aussi vrai qu'il y a parfois des "ratés" à ce niveau en production ou au mastering...
Mais des fois le problème est simplement dans la tête de certains audiophiles... qui "désireraient" un DR plus élevé sur tel ou tel titre avec l'assurance que ça leur procurerait un meilleur son ? Rien n'est moins sûr, ou plutôt tout est faux dans ce raisonnement...
Évidemment en classique si on ne compresse pas (très rare pour les grands ensembles pour d'autres raisons) souvent les instruments eux-mêmes sur la prise en formation intimiste ne dépassent pas une certaine dynamique inhérente (aussi dépendant de comment la prise est faite, notamment proximité des capsules), on ne va pas en rajouter artificiellement non plus...
Un exemple, souvent fantasmé, symphonies de Mahler, dynamique énorme en réel au plateau avant mise en ondes... Possible entre le NF de la salle et les plus hautes crêtes sonores réelles aux capsules... Mais une fois rentré sur le CD commercial, la dynamique est généralement de 50dB au mieux (Inbal, DENON) et c'est encore très bien. Pourquoi ? Simplement parce qu'avec une dynamique poussée au max possible du support, on aurait le bruit de fond de salle et les informations musicales très ténues quasi-noyées dans le bruit de quantif et à l'inverse les crêtes proches du 0 dB seraient par contre très agressivement rendues, style ça hurle car les systèmes de son domestiques sont rarement prévus pour envoyer ces dernières propres sans disto audible ou mesurable à 105-110 spl crête au PE... Et le NF du lieu de reproduction peut être de 40dB facile... Donc... C'est simple, on compresse, pour maximiser la compatibilité sur divers environnements sonores et systèmes acoustiques dont ceux qui ont des limites "rapides" en disto... Et si c'est intelligemment fait, pas de problème à l'écoute (il existe heureusement des inges-son compétents dans ce domaine). Un disque qui passe bien sur le plus de systèmes est généralement mieux à même de transmettre une bonne image des artistes... Et de la musique. ...
EDIT Voilà aussi pourquoi il est vain d'espérer les mêmes sensations en écoutant un disque que celles procurées en assistant à un vrai concert... Car à la base ça n'a rien à voir... Même les captations dites "live"
Au mieux, un très bon enregistrement sur un très bon système pourra (ou pas...) en donner l'illusion
crdt
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1/ Merci pour ce long développement. Un mot me vient à l'esprit, beaucoup de contre-intuitif dans ces notions...
Un petite recherche m'a donné des infos complémentaires, avec cette technique toute "bête" de gain riding, voir cet extrait issu de :
https://www.thomann.fr/onlineexpert_page...mique.html
"Il est logique de limiter la dynamique de vos enregistrements. Elle peut être limitée manuellement par l'ingénieur du son qui surveille constamment le niveau. À l'aide de faders, il augmente soigneusement le niveau lors de passages calmes, et le réduit lors de passages bruyants (Gain Riding).
Ce qui fonctionne bien dans la musique classique avec la connaissance de la partition n'est souvent plus possible sans restrictions dans le rock/pop. Même si vous pouvez toujours effectuer des réglages de volume de base de cette manière (macrodynamique), vous ne pourrez pas réagir assez rapidement aux sauts de niveau soudains avec les instruments à percussion (microdynamique), comme la batterie. C'est exactement là que le compresseur est utilisé."
Cette technique de gain riding est-elle courante en productions classique ? Des ingés son de ton entourage pourraient-ils en témoigner à l'occasion de tes rencontres professionnelles ?
Non, pas à ma connaissance, à part peut-être sur certains enregistrements du début du numérique, rendus plus "grandioses" que nature avec volume dopé au potentiomètre (style Holtz, les Planètes)
Mais je dirais que les balances, textures et équilibres sont la cuisine de l'ingé-son, à lui de présenter quelque chose d'artistiquement plausible, nous n'avons en principe pas besoin de savoir comment il "cuisine"
Citation :Les pages suivantes du document Thomann traitent des compresseurs, et là je retombe sur mes pattes, je connais bien, ayant pratiqué ces outils dans le domaine "rock pop variété"
2/ Je m'interroge sur ce passage (je te cite) :
Mais une fois rentré sur le CD commercial, la dynamique est généralement de 50dB au mieux (Inbal, DENON) et c'est encore très bien.
Cette échelle de valeur est assez contre-intuitive...
En termes de sensations d'écoute, à quoi correspond une DR de 50db ? (Mahler, Inbal, DENON), et question connexe : en termes de Watts niveau amplification ?
Une piste :
extrait copié collé de https://deveniringeson.com/decibels-db
"L'oreille n'est pas une règle graduée
Tu le sais sans forcément l'avoir formalisé : doubler la puissance d'un ampli ne double pas la sensation sonore. En réalité, pour que tu perçoives un son comme deux fois plus fort, il faut environ dix fois plus de puissance acoustique. L'oreille suit une loi logarithmique. Le dB aussi. C'est exactement pour ça qu'il est si bien adapté à l'audio"
Je résume :
+ 3db = volume sonore x 2 = puissance d'amplification en Watts x 10 ?
+ 50db de DR = volume sonore x 33,3 (3 : 50 = 2 : x / x = 33,3) = puissance d'amplification en Watts x 166,6 (3 : 50 = 10 : x / x = 166,6) ?
Si je me trompe ou si je ne comprends pas tant pis... Ça ne changera en rien mon plaisir d'écouter la musique...
La musique c'est pas les chiffres on est d'accord
Sur un support num le 0dBFs correspond à un voltage signal maximum sur la sortie analogique du lecteur, souvent d'environ 2V sur les lecteurs CD en RCA (et logiquement de l'ordre du double sur ceux à sorties symétriques).
Le DR lui est un calcul théorique censé représenter la qualité dynamique d'un titre, comme une note "scolaire" de rapport entre Peak et RMS mais il vaut mieux se référer au log pour avoir directement les bonnes valeurs.
Exemple
Les Watts ne rentrent pas en ligne de compte à cette étape, mais quand on transforme l'énergie électrique en énergie acoustique en sortie d'amplificateur. Suivant le niveau sonore demandé, la sensibilité et l'impédance du transducteur, les échelles de puissance mises en jeu peuvent fortement varier. Le niveau sonore max disponible sera fonction de la sensibilité du driver, du Voltage qu'il est possible de présenter à ses bornes et de sa capacité à les tenir en dissipant la chaleur sans se détruire (si ce n'est pas obtenu par le talonnement en premier lieu)
Pour obtenir 3dB acoustiques en plus d'un niveau sonore donné, il est normalement nécessaire de doubler la puissance mise en jeu.
Bonne musique,
@+
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" Liberty is an effort of the mind, rather than the arms."
Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876
Édouard René Lefèbvre de Laboulaye, 1876



