(24/04/2024-11:00:32)dechab58 a écrit : "Après quelques essais, les micros ont été rapprochés du piano à la demande du musicien"Même avis , les musiciens ont tendance à vouloir entendre le son comme lorsque qu'ils le jouent à leur position de jeu , même les violonistes alors que ce qu'ils entendent est loin d'être très joli , trop de son d'archet , équilibre dur....
Bonjour Raoul.
Sans vouloir polémiquer, un musicien est souvent dans sa bulle, ré-écoutant x détails d'interprétation, repensant à sa composition s'il est le compositeur, et si tout ce qu'il voulait faire "passer" est au mieux... (il cherche à reproduire matériellement ce qu'il a conceptuellement dans sa tête)
Cela peut amener une "sur-mise en valeur de l'oeuvre" au détriment du coté "musique vivante" qui est aussi et surtout une relation au monde, qui passe par "sortir de sa bulle", être dans un environnement sonore et humain, le son acoustique de la salle, vibrer aux réactions du public, sentir l'attention, l'émotion... s'il y en a > Et c'est ce que je préfère quand c'est capté aussi en live (j'assume mon coté "audiophile qui court après le "naturel").
On peut aussi être (comme Glen Gould deuxième période / cas extême) un résidant des studios, cherchant jour après jour au fond de lui l'interprétation "ultime" des chefs d'oeuvres connus...
Alors là, on est dans autre chose... le génie (ça se discute ?) de l'interprètation (Gould) qui interroge le génie de l'écriture (Bach par ex...)
L'instrument est fabriqué et destiné pour être entendu par un public , même sa copine ou des potes, eux n'ont pas le nez collé dans l'instrument , ils entendent quelque chose de bien plus harmonieux.
