(21/01/2026-22:08:19)jsilvestre a écrit : puis l’application d'une compression de dynamique possiblement avec un limiteur anticipatif, "lookahead limiter" chez les massacreurs branchés :
Bonnes analyses!
joël
Bonjour
Non il n'y a rien d'anticipatif dans cette compression , elle est faite par voie logicielle tout à la fin, en étape finale de mastering en même pas 3 minutes par album, avec les logiciel d'édition c'est tout bête et intégré dans tout logiciel pro depuis belle lurette sans rajouter un plugin amateur comme le Waves L1 ultramaximizer (cf wikipédia)
En fait l'enregistrement peut offrir une très belle dynamique jusqu'au mixage et à l'étape finale tout est massacré.
Grosse erreur dans wikipédia au paragraphe "années 1990"
Ce qui est à déplorer aussi dans ce article de wikipédia c'est que l'auteur ne sait pas comment fonctionnent les processus d'enregistrement, mixage et mastering .
Il faudrait commencer par différencier les sortes de compressions , celles qui sont utilisées en temps réel lors de l'enregistrement (certaines anologiques, d'autres numériques, les limiteurs...) en fonction des différentes sources enregistrées , d'autre part les compressions numériques utilisées après enregistrement .
Il faudrait aussi bien faire comprendre que les enregistrement sont fait en 32 bits, voir 64 bits et qu'ainsi la dynamique est bien plus importante qu'en 16 bits , il faut bien à un moment donné la réduire , ce n'est pas pour le plaisir.
Mais même à ce stade on n'est pas encore à l'étape du massacre final que tout le monde n'applique pas à aussi forte dose , bien heureusement.
Il y a un autre aspect ; le soucis de saturation numérique soit disant causé par l'excès de compression n'est pas du tout un problème généralisé (ou alors vous avez un sacré mauvais convertisseur) , non le plus important effet c'est le non respect des variations de l'intensité originelle de la musique, tout simplement . Ca conduit à une sorte d'uniformisation des sons et à la fatigue auditive. Pire encore , ça aboutit à l'appauvrissement des cerveaux qui par manque d'intégration d'informations réalistes ont une une palette de "couleurs musicales" très limitée.
Si on faisait la comparaison individuelle des son originels de chaque voix ou instrument enregistré en 1ere étape et de celui qui sort sur l'album ultra compressé on constaterait un joli taux de distorsion.

La compression dynamique entraine immanquablement de la distorsion puisque les formes d'ondes ne sont pas respectées.
