18/01/2026-00:23:16
(Modification du message : 18/01/2026-23:46:41 par begwanch.
Raison de la modification: correction
)
RE: Erreurs de transmission de données audio via internet / wifi etc ?
(14/01/2026-06:48:55)Ha-Re a écrit : Il ne faudrait pas confondre copie de CD/données, transmission de données, et lecture de CD/données, c'est pas la même chose... chers théoriciens... et souvent la finalité.
Le numérique est solide dans sa reproduction/transmission/copie NON TEMPORALISÉE EN DÉBIT, non contrainte en débit. (les bugs de débits c'est commun, ça existe !)
Les redondances des données, la redondance des protocoles, les corrections d'erreurs/manques et les divers contrôles, permettent de copier et transmettre la plupart du temps sans erreurs/manques... SAUF SI... perturbations, dysfonctionnements, incompatibilités, protocoles non équivalents en données/non conservateurs des données d'origine... ce qui fait déjà beaucoup de contraintes à tenir.
Dans le meilleur des mondes du numérique, on idéalise trop souvent la conversion numérique (de protocoles) qui n'est pas toujours conservatrice des données d'origine DÉJÀ.
De plus, ces données de copie/transmission ont une horloge propre d'origine, de "tempo" de ces données, qui doit être conservée ou reconduite ou reconstruite presque à chaque transition de protocoles, ce qui est prévu (et corrigé) par les protocoles numériques... SAUF SI... IDEM perturbations et protocole non conservateur de l'horloge d'origine, ce qui est bien plus souvent le cas, avec des horloges et synchronismes propriétaires (interne machine ou protocole)... d'où l'existence de master clock en petit circuit fermé.
Pour la transmission à distance, si l'horloge n'est pas conservée et transmisse, la précision des horloges actuelles (de "reconstruction/retempolarisation") permet SOI-DISANT de ne pas faire apparaitre de différence (dans certains domaines dont l'audio).
On peut dire DÉJÀ pour la copie/transmission que l'horloge d'origine est peu souvent conservée (remplacée plusieurs fois) et donc remplacée/redéfinie par le protocole ou encapsuleur final (avec sa propre horloge propriétaire).
Maintenant la différence avec la lecture est qu'elle est soumise TOUJOURS à des contraintes de débits (ce qui peut être le cas aussi de la copie et transmission suivant les protocoles, le débit de traitement des pupuces).
Dans la lecture, on a moins de temps pour la correction et le contrôle, de même pour la mise en mémoire des données à resynchroniser, reconfigurer ou à livrer... rapidement.
Une contrainte forte sur les protocoles qui doivent reconduire ou traiter un grand nombre de données (dont des données de redondances, de corrections, de livraisons) ce qui est aussi prévu SOI-DISANT par la rapidité de traitement et d'échange des protocoles, entre protocoles.
Ça en fait des contraintes, des attentions, des immunités... des équivalences de données, d'horloges, de débits... à tenir pour du "parfait/identique" souhaité ou idéalisé.
Et toujours des problèmes de jitter, de latence, de débit... difficilement contournable... et pas absent de la lecture (et souvent de la transmission) numérique ni de sa théorie !!!
Quand à sa conversion ENSUITE dans une autre domaine (tempéré pour nous l'audio analogique) celle-ci et son résultat ne seraient-ils pas soumis/dépendants/tributaires tout autant au protocole/contrainte/forme finale (choisis ou reconstruits) à convertir qu'aux données qu'il contient... hein DÉJÀ JA !!!
Ah là là toutes ces transitions, toutes ces contraintes, tous ces protocoles transparents et pupuces aveugles à tout faire, toutes ces temps-péte de binaire... c'est si facile la brasse dans la baie peu profonde, farpétement... heureusement que ça marchotte... SOIT-DISANT, SAUF, DÉJÀ.
Et pour ceux qui font de la manip numérique (pour soit-DISANT se croire "coller" à l'original "respecté"... quelle blague), c'est plus du "parfait/identitique", vous colorez, coloriez (avec une trousse bien pleine) en numérique![]()
push
Bonsoir Ha-Re,
Je lis ce fil et en abordant le sujet de la "temporalisation des débits" tu ajoutes une précision utile, à laquelle je souscris.
Je pense qu'on peut résumer ainsi : dans le domaine numérique, on a la plupart du temps des flux asynchrones, cad des données qui ne sont pas assujetties temporellement à être transmises à une cadence d'horloge spécifiée. Le cas de l'audionumérique et d'ailleurs aussi de la vidéo numérique, oblige à des flux synchrones, qui sont forcés en dernier ressort, au niveau de la conversion analogique, à respecter rigoureusement une cadence d'horloge. Quitte d'ailleurs à piloter par l'horloge du DAC le débit entrant depuis la source (exemple : le protocole RAAT de Roon et consorts)
Je fais une appartée pour détailler un peu plus un cas qui intéresse directement pas mal de Mélaudiens, celui des drives CD. En mettant de côté ce qui concerne les DAC - disons en supposant un DAC parfait par ailleurs. Personne ne niera qu'on entend sur un système de bonne qualité, des différences entre plusieurs drives CD, connectés sur le même DAC via le même câble. Les meilleurs ont généralement une mécanique assez sophistiquée, ce sont d'ailleurs les plus gros et les plus chers ! Entourloupe ? Ou plutôt paradoxe alors qu'un drive CD-ROM minable en plastique 'transfère' sans erreur des fichiers de tous types - images, données, programmes, vidéos, audio. Evidemment si on fait "jouer" directement à ce bout de plastique le morceau de musique qu'il lit, tout se complique : c'est mauvais.
Flux asynchrone - facile en informatique contre flux synchrone en audionumérique - plus difficile !
Il est en effet compliqué de corriger des erreurs "à la volée" issues d'une lecture optique à assez basse vitesse, tout en respectant exactement une cadence donnée. On a d'abord le problème de boucher les imperfections localisées, heureusement correspondant à des échantillons dispersés par construction dans le format Red Book avec ses codes de correction d'erreur - L'interpolation d'échantillons manquants masque ces petits défauts, jusqu'à un niveau de rayures assez conséquent, que rencontrent rarement les gens soigneux et respectueux des supports musicaux que sont les audiophiles. Mais hélas, ce n'est pas le seul souci rencontré.
Les anciens lecteurs de la RDS se souviennent peut-être d'un article de Jean Hiraga qui détaillait les difficultés de la lecture optique, l'instabilité du "diagramme de l'oeil" - le contrôle qualité qu'on peut faire de la cohérence de lecture des cuvettes non réfléchissantes qui code le signal, avec principalement :
- la nécessité de faire varier continûment la vitesse de rotation afin de garantir une vitesse linéaire correspondant au débit recherché, en évitant tout palier ou à-coup alors que la variation entre début et fin d'un disque complet est dans le rapport des diamètres des pistes la plus interne et la plus externe - peu importe le chiffre exact mais c'est au moins un facteur 5!
- le fait que la lecture se fasse à basse vitesse surtout sur les pistes externes des CD, par rapport aux drives magnétiques, quelque peu stabilisés par effet gyroscopique
- une instabilité fondamentale du diagramme de l'oeil aux alentours de 11 Hz que quasiment aucun drive à ma connaissance ne réussit à complètement annuler.
Il est bien possible que cette instabilité très basse fréquence explique à elle seule pourquoi, en comparant des drives même excellents à une lecture entièrement numérique exempte de ce problème, on ressente avec le full digital une sérénité, une stabilité des plans sonores qui évoque plus la bande master que le CD.
Je demanderai à Jean Hiraga s'il en a gardé un pdf sinon si quelqu'un pouvait faire ou trouver une copie de cet article, ce serait bien de le faire recirculer.
Pour le reste je souscris aussi particulièrement à plusieurs passages de la longue contribution de KIKIWILLYBEE dans ce fil, par exemple concernant les problèmes rencontrés liés aux perturbations diverses, masse, pollution HF et autres ennuis qui perturbent la transmission intégrale et sans erreurs des fichiers musicaux, ou peuvent en altèrer le timing. Et je lis que d'autres, parmi lesquels Melbamel, ou Ragnarsson, ou RM8kinoshita, se montrent particulièrement au fait des particularités de divers types de flux numériques. Ce fil est riche en information.
Voilà pour cette digression - pour ma part, je n'utilise plus de drive CD - il y en a peu que je supporte à l'écoute notamment du fait de l'instabilité relative de scène sonore même légère que la plupart font entendre. J'ai ripé tous mes CD depuis longtemps, et depuis Roon/HQplayer, je mélange streaming et bibliothèque rippée...
Bien cordialement
Christian
PS: Jean Hiraga m'a confirmé depuis qu'il ne l'avait pas sous forme de pdf.

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