Bonjour,
1/ C'est bien dommage que ce fil soit parti en pugilat dès le départ, même si c'était prévisible. C'est pourquoi je n'interviens quasiment pas alors que le sujet m’intéresse au plus haut point.
2/ Le débat se déplace et on bataille sur la disto thermique et sa mesure. A ce sujet, comme 2.2mV/°C est prouvé depuis toujours, un simple émetteur suiveur fait de la disto thermique puisque à la sortie on a bien Vin + disto classique + Vbe non linéaire a constante de temps longue. La question pour moi n'est donc que la non-mesure invalide l'effet mais comment mesurer cet effet.
3/ Le circuit monté par 6336A n'avait initialement pour but d'analyser la cause de la distorsion qui salit le son dans le circuit de Perrot mais de montrer qu'il y a une différence de son à l'oreille alors que le distorsiomètre ne voit rien. Inutile de discuter des performances du montage : il n'a qu'un but : exagérer le phénomène visé pour mieux l'entendre.
De quoi parle Perrot quand il dit "exagération du phénomène", et de quel phénomène s'agit-il? Il parle de tout phénomène ramené à l'entrée du filtre qui occasionne une signal variable non linéaire avec la constante de temps longue. Ce signal est superposé au signal utile. Dans ce schéma c'est la variation de Vgs du FET due à la température de la puce qui en ai la cause principale. Et Perrot, loin d'être un âne, a choisi un étage d'entrée permettant de maximiser le phénomène : pas de résistance de dégénération sur la source du FET et choix du FET pour lequel il n'y a pas pire comme dépendance de la liaison grille-source à la température et, pour finir, cette variation de Vgs TBF se retrouve amplifiée sur la résistance de drain d'un facteur de 22dB car elle fonctionne comme un signal traité en "grille commune" !
Au passage, j'ajouterai que dans ce signal TBF perturbateur, on y trouvera aussi la variation lente du rail d'alimentation étant donné que la PSRR de l'étage de FET est null. Mais je ne l'évoque plus pour simplifier l'analyse.
Pourquoi le schéma de Perrot "exagère" ces phénomènes : il augmente le rapport entre le signal TBF perturbateur et le signal utile (la musique) de 42dB :
- en mode normal (mode atténuateur), nous avons dans la bande audio : +22dB (FET) - 42dB (Atténuateur) + 20dB (différentiel) = 0dB. Au total, le gain est nul.
- en mode filtrage, le passe-bas laisse passer le signal TBF perturbateur et atténue la bande audio de 42dB comme pour le mode atténuateur. Au final on a donc un signal musical toujours à gain nul (+22-42+20=0) mais le signal TBF du Vgs est lui rehaussé par rapport au signal utile car son gain est le suivant : 20dB en sortie du FET, 0dB dans le filtre passe-bas, +20dB dans le différentiel soit 42dB au total. Du coup : rapport signal TBF / signal utile augmenté de 42dB.
Cette exagération est interessante car elle permet de mieux l'entendre mais aussi de mieux montrer comme la mesure est aveugle.
Dans les amplis Lavardin, G. Perrot a ajouté un ServoDC permettant de compenser ce signal TBF après l'avoir isolé.
Jacques
1/ C'est bien dommage que ce fil soit parti en pugilat dès le départ, même si c'était prévisible. C'est pourquoi je n'interviens quasiment pas alors que le sujet m’intéresse au plus haut point.
2/ Le débat se déplace et on bataille sur la disto thermique et sa mesure. A ce sujet, comme 2.2mV/°C est prouvé depuis toujours, un simple émetteur suiveur fait de la disto thermique puisque à la sortie on a bien Vin + disto classique + Vbe non linéaire a constante de temps longue. La question pour moi n'est donc que la non-mesure invalide l'effet mais comment mesurer cet effet.
3/ Le circuit monté par 6336A n'avait initialement pour but d'analyser la cause de la distorsion qui salit le son dans le circuit de Perrot mais de montrer qu'il y a une différence de son à l'oreille alors que le distorsiomètre ne voit rien. Inutile de discuter des performances du montage : il n'a qu'un but : exagérer le phénomène visé pour mieux l'entendre.
De quoi parle Perrot quand il dit "exagération du phénomène", et de quel phénomène s'agit-il? Il parle de tout phénomène ramené à l'entrée du filtre qui occasionne une signal variable non linéaire avec la constante de temps longue. Ce signal est superposé au signal utile. Dans ce schéma c'est la variation de Vgs du FET due à la température de la puce qui en ai la cause principale. Et Perrot, loin d'être un âne, a choisi un étage d'entrée permettant de maximiser le phénomène : pas de résistance de dégénération sur la source du FET et choix du FET pour lequel il n'y a pas pire comme dépendance de la liaison grille-source à la température et, pour finir, cette variation de Vgs TBF se retrouve amplifiée sur la résistance de drain d'un facteur de 22dB car elle fonctionne comme un signal traité en "grille commune" !
Au passage, j'ajouterai que dans ce signal TBF perturbateur, on y trouvera aussi la variation lente du rail d'alimentation étant donné que la PSRR de l'étage de FET est null. Mais je ne l'évoque plus pour simplifier l'analyse.
Pourquoi le schéma de Perrot "exagère" ces phénomènes : il augmente le rapport entre le signal TBF perturbateur et le signal utile (la musique) de 42dB :
- en mode normal (mode atténuateur), nous avons dans la bande audio : +22dB (FET) - 42dB (Atténuateur) + 20dB (différentiel) = 0dB. Au total, le gain est nul.
- en mode filtrage, le passe-bas laisse passer le signal TBF perturbateur et atténue la bande audio de 42dB comme pour le mode atténuateur. Au final on a donc un signal musical toujours à gain nul (+22-42+20=0) mais le signal TBF du Vgs est lui rehaussé par rapport au signal utile car son gain est le suivant : 20dB en sortie du FET, 0dB dans le filtre passe-bas, +20dB dans le différentiel soit 42dB au total. Du coup : rapport signal TBF / signal utile augmenté de 42dB.
Cette exagération est interessante car elle permet de mieux l'entendre mais aussi de mieux montrer comme la mesure est aveugle.
Dans les amplis Lavardin, G. Perrot a ajouté un ServoDC permettant de compenser ce signal TBF après l'avoir isolé.
Jacques
