22/03/2013-21:27:26
RE: Comment mesurer la surdité ?
Bonsoir
Je me suis renseigné auprès d'un collègue enseignant chercheur en neurosciences cognitives. Il confirment bien sûr le fait que l'appareil auditif décline avec l'âge. On perd tous des cellules ciliées, c'est une évidence.
En revanche, ce collègue fait l'hypothèse qu'un audiophile assidu doit avoir développé comme les musiciens professionnels des circuits neuronaux spécialisés dans le traitement de l'informations musicale.
Pour faire simple, les musiciens professionnels ont développé du fait de leur pratique, généralement quotidienne, des aires sensorielles auditives plus grandes ou vastes que l'individu lambda. Toujours en bref, des aires corticales plus vastes dans un cerveau, ça veux dire une plus grande capacité de traitement par exemple des détails, des nuances sonores, etc.
Je rappellerai aussi que l'on n'écoute pas la musique pas seulement avec nos oreilles, c'est le cerveau qui construit et reconstruit en permanence la musique. Le traitement du signal musical est fait par le cerveau, les oreilles captent seulement des fréquences, l'intensité, etc.
Je ne suis pas certain que cela soit une preuve absolue mais vous avez certainement dans votre entourage des personnes qui n'entendent absolument pas les modifications que vous apportez à votre système.
J'ai déjà fait l'essai chez moi, j'ai deux paires de 300B (des Audionote et des Full Music). Mes collègues plutôt audiophiles entendent la différence lorsque je change de paire, d'autres personnes n'entendent rien. Dans ce cas, la différence est pour moi évidente, mais alors lorsque je change un condensateur ou une paire de câbles, je peux vous garantir que seul les audiophiles perçoivent quelque chose.
Pour avoir une vraie preuve de cette hypothèse sur la surface de nos aires cérébrales, il faudrait faire une étude en IRM, ce qui n'est pas donné et vraiment pas facile à réaliser.
Pour ceux qui auraient des doutes, c'est comme la vision. Notre vue baisse mais on reconnaît quand même nos conjointes voire nos enfants.
Nos yeux captent avec l'âge moins bien l'information visuelle, mais notre cerveau reconstruit les visages de façon cohérente. C'est pour cela aussi, que même avec une mauvaise vue, on se fait quand même avoir par toutes les illusions d'optique.
Pour revenir, à notre problème de perte d'audition au niveau de l'oreille interne, bien sûr nos capteurs (oreilles) ont mal vieilli mais nos aires sensorielles auditives (certaines sont même spécialisées dans le traitement de l'information musicale) sont sans doute plus développé que la moyenne, donc elles compensent la perte d'audition brute.
Cela dit pour finir de noircir le tableau, pour tous ceux qui ont plus de 15 ans, ont perd aussi des milliers de neurones chaque jour dans nos aires sensorielles auditives... Toutefois, les réseaux neuronaux sont câblés de façon très redondante et sauf lésion très grave (AVC ou accident), nous entendrons de la musique pendant encore longtemps.
J'espère ne pas avoir été trop brouillon dans mon explication. Je dois rencontrer sans doute la semaine prochaine, une spécialiste en neuro-psychologie cognitive de la musique, je lui demanderais d'autres explications si ça intéresse quelqu'un.
Thierry
Je me suis renseigné auprès d'un collègue enseignant chercheur en neurosciences cognitives. Il confirment bien sûr le fait que l'appareil auditif décline avec l'âge. On perd tous des cellules ciliées, c'est une évidence.
En revanche, ce collègue fait l'hypothèse qu'un audiophile assidu doit avoir développé comme les musiciens professionnels des circuits neuronaux spécialisés dans le traitement de l'informations musicale.
Pour faire simple, les musiciens professionnels ont développé du fait de leur pratique, généralement quotidienne, des aires sensorielles auditives plus grandes ou vastes que l'individu lambda. Toujours en bref, des aires corticales plus vastes dans un cerveau, ça veux dire une plus grande capacité de traitement par exemple des détails, des nuances sonores, etc.
Je rappellerai aussi que l'on n'écoute pas la musique pas seulement avec nos oreilles, c'est le cerveau qui construit et reconstruit en permanence la musique. Le traitement du signal musical est fait par le cerveau, les oreilles captent seulement des fréquences, l'intensité, etc.
Je ne suis pas certain que cela soit une preuve absolue mais vous avez certainement dans votre entourage des personnes qui n'entendent absolument pas les modifications que vous apportez à votre système.
J'ai déjà fait l'essai chez moi, j'ai deux paires de 300B (des Audionote et des Full Music). Mes collègues plutôt audiophiles entendent la différence lorsque je change de paire, d'autres personnes n'entendent rien. Dans ce cas, la différence est pour moi évidente, mais alors lorsque je change un condensateur ou une paire de câbles, je peux vous garantir que seul les audiophiles perçoivent quelque chose.
Pour avoir une vraie preuve de cette hypothèse sur la surface de nos aires cérébrales, il faudrait faire une étude en IRM, ce qui n'est pas donné et vraiment pas facile à réaliser.
Pour ceux qui auraient des doutes, c'est comme la vision. Notre vue baisse mais on reconnaît quand même nos conjointes voire nos enfants.
Nos yeux captent avec l'âge moins bien l'information visuelle, mais notre cerveau reconstruit les visages de façon cohérente. C'est pour cela aussi, que même avec une mauvaise vue, on se fait quand même avoir par toutes les illusions d'optique.
Pour revenir, à notre problème de perte d'audition au niveau de l'oreille interne, bien sûr nos capteurs (oreilles) ont mal vieilli mais nos aires sensorielles auditives (certaines sont même spécialisées dans le traitement de l'information musicale) sont sans doute plus développé que la moyenne, donc elles compensent la perte d'audition brute.
Cela dit pour finir de noircir le tableau, pour tous ceux qui ont plus de 15 ans, ont perd aussi des milliers de neurones chaque jour dans nos aires sensorielles auditives... Toutefois, les réseaux neuronaux sont câblés de façon très redondante et sauf lésion très grave (AVC ou accident), nous entendrons de la musique pendant encore longtemps.
J'espère ne pas avoir été trop brouillon dans mon explication. Je dois rencontrer sans doute la semaine prochaine, une spécialiste en neuro-psychologie cognitive de la musique, je lui demanderais d'autres explications si ça intéresse quelqu'un.
Thierry
