17/04/2024-22:06:21
(Modification du message : 17/04/2024-22:13:18 par Le Relais Sonore.)
RE: [extirpé de] Essai d'un filtrage "différent"
Bonjour Jean-Louis,
Je prends un peu mon temps pour répondre, car j'ai toujours peur de ne pas être suffisamment clair.
L'idée de base est de rester au maximum dans le domaine du numérique non destructif. Je parle de non destructif car évidement si on fait n'importe quoi avec les outils numériques ça peut devenir rapidement une catastrophe et il faut rester dans le domaine du maîtrisé. La mise en parallèle de traitements dans le domaine du numérique est facile et sans effet secondaire néfaste sur l'intégrité du signal (si maîtrisé, je le répète), sinon les professionnels de la production musicale l'aurait abandonnée depuis longtemps.
En comparaison le monde de l'analogique n'a pas la possibilité de faire du traitement parallèle, tout traitement additionnel ne pouvant se faire qu'en série avec le signal originel (ou plutôt du signal traité précédemment). tout le monde ici a expérimenté l'effet auditif de la qualité d'un simple composant passif (condensateur, résistance, semi-conducteur, etc) mis en série. Donc plus on en met, plus les défauts tendent à s'additionner.
Donc pas de révolution, mais une solution que je ne vois pas tellement utilisée. D'autres ont pas mal travaillé sur le sujet comme Jimbee présent sur le Forum. http://jimbee.over-blog.com/foobar-repha...o-fir.html
Tu m'a demandé de développer donc je commence par la genèse. En fait le concept que je continu d'utiliser puisque évolutif est basé sur une réflexion maintenant assez ancienne. A la fin des années 90 et durant une dizaine d'années, j'ai assemblé et installé des stations audio numériques (hard et soft) principalement sous Windows pour quelques studios et home-studios. Du Cubase, du Nuendo et autres séquenceurs audio afin d'avoir des alternatives plus économiques à l'incontournable Pro Tools sur Mac. Les premières cartes PCI avec ADC/DAC multi-canaux externes en 24/96 arrivant à un tarif abordable à peu près à la même époque.
Avec ma vision multi-casquettes (audio, informatique, sono, studio) j'ai rapidement vu que l'on pouvait utiliser les mêmes outils que ceux pour produire la musique enregistrée pour intégrer toutes les fonctions nécessaires à un usage "audiophile" et faire de la multi amplification dans un ordinateur sans avoir à passer par de multiples appareils engendrant plusieurs conversions. La majorité des enregistrements étant depuis longtemps en numérique, y compris certains "Deutsche Grammophon" en PCM dès les années 70. L'idée était donc d'éviter les multiples conversions engendrant pertes et colorations autant que faire se peut. Malgré tout, au tout début, il fallait "ripper" ses propres disques, utiliser un Cubase pour le routing en passant par des "plug-ins" assez limités , avec des convertisseurs assez moyens. Le résultat n'était pas à la hauteur de mes espérances autant en terme d’ergonomie que de qualité audio. Mais ça c'était au tout début.
Avec le temps les softs et les "plug ins" ont beaucoup évolué et il est devenu rapidement assez facile de tout faire, de tout intégrer, stockage, lecture, routing, phase, filtrage/aiguillage , delay, etc... et tout ça sans modification destructrice ou perte d'info.
Comme à l'enregistrement / mixage pour les pistes, on travail en parallèle vers les sorties dont on a besoin.
Bon, tu me diras "mais quelle différence ça fait avec un processeur DSP dernière génération qui gère le FIR, la phase et fait le café ?"
Et bien il y a quelques différences quand même:
1- Il ne stock pas de média
2- il ne lit pas de média ( n'en enregistre pas non plus)
3- son routing est minimaliste
4- Sa puissance de calcul est limitée
5- Son soft et ses plugins sont propriétaires, limités et peu évolutifs.
6- Ses ADC et DAC sont souvent limités et pas évolutifs
7- Il fait quand même le café !
Dans le cas d'un ordi, tout, de la source jusqu'aux sorties AES est traité en interne, à l'aide d'outils qui sont les mêmes qu'à l'enregistrement.
Un nouveau plugin ? un nouveau traitement ? il suffit de l'installer et de le configurer sans aucune limite.
Envie du dernier DAC à la mode qui se marie à la perfection avec la dernière création de Christian ou de Jean Marc ? Juste à le brancher à la place du précédent.
Tu as 175 systèmes différents dans ton auditorium et tu ne veux pas investir dans 1480 condensateurs Duelund ? Je te comprends
Juste à déplacer les câbles HP, un petit clic pour rappeler le bon setup et c'est parti pour zéro € de plus.
Voilà, cela n’empêche aucunement de se concentrer aussi sur ce qu'il reste d’électroniques (DAC et amplis) afin quelles soient le plus neutre possible. Vu de chez moi, plus c'est simple mieux c'est, moins il y en a en série mieux c'est aussi. J'ai donc choisi des DAC R2R Soekris qui ont la particularité de pouvoir sortir en mode "RAW", c'est à dire directement à la sortie du réseau de résistances sans aucune électronique active derrière. Les 1,4V sous 640 Ohms sont tout à fait suffisants pour attaquer l'entrée JFET des amplis vertical Mos-Fet minimalistes qui suivent. Le nombre total de composants électroniques traversés par le signal après conversion D/A (discrète) doit presque pouvoir se compter sur les doigts d'une main !
Et bientôt avec l'évolution des amplis "numériques" (DAC/PWM) ça pourra peut-être être encore plus court.
Salutation
Rémy
Je prends un peu mon temps pour répondre, car j'ai toujours peur de ne pas être suffisamment clair.
L'idée de base est de rester au maximum dans le domaine du numérique non destructif. Je parle de non destructif car évidement si on fait n'importe quoi avec les outils numériques ça peut devenir rapidement une catastrophe et il faut rester dans le domaine du maîtrisé. La mise en parallèle de traitements dans le domaine du numérique est facile et sans effet secondaire néfaste sur l'intégrité du signal (si maîtrisé, je le répète), sinon les professionnels de la production musicale l'aurait abandonnée depuis longtemps.
En comparaison le monde de l'analogique n'a pas la possibilité de faire du traitement parallèle, tout traitement additionnel ne pouvant se faire qu'en série avec le signal originel (ou plutôt du signal traité précédemment). tout le monde ici a expérimenté l'effet auditif de la qualité d'un simple composant passif (condensateur, résistance, semi-conducteur, etc) mis en série. Donc plus on en met, plus les défauts tendent à s'additionner.
Donc pas de révolution, mais une solution que je ne vois pas tellement utilisée. D'autres ont pas mal travaillé sur le sujet comme Jimbee présent sur le Forum. http://jimbee.over-blog.com/foobar-repha...o-fir.html
Tu m'a demandé de développer donc je commence par la genèse. En fait le concept que je continu d'utiliser puisque évolutif est basé sur une réflexion maintenant assez ancienne. A la fin des années 90 et durant une dizaine d'années, j'ai assemblé et installé des stations audio numériques (hard et soft) principalement sous Windows pour quelques studios et home-studios. Du Cubase, du Nuendo et autres séquenceurs audio afin d'avoir des alternatives plus économiques à l'incontournable Pro Tools sur Mac. Les premières cartes PCI avec ADC/DAC multi-canaux externes en 24/96 arrivant à un tarif abordable à peu près à la même époque.
Avec ma vision multi-casquettes (audio, informatique, sono, studio) j'ai rapidement vu que l'on pouvait utiliser les mêmes outils que ceux pour produire la musique enregistrée pour intégrer toutes les fonctions nécessaires à un usage "audiophile" et faire de la multi amplification dans un ordinateur sans avoir à passer par de multiples appareils engendrant plusieurs conversions. La majorité des enregistrements étant depuis longtemps en numérique, y compris certains "Deutsche Grammophon" en PCM dès les années 70. L'idée était donc d'éviter les multiples conversions engendrant pertes et colorations autant que faire se peut. Malgré tout, au tout début, il fallait "ripper" ses propres disques, utiliser un Cubase pour le routing en passant par des "plug-ins" assez limités , avec des convertisseurs assez moyens. Le résultat n'était pas à la hauteur de mes espérances autant en terme d’ergonomie que de qualité audio. Mais ça c'était au tout début.
Avec le temps les softs et les "plug ins" ont beaucoup évolué et il est devenu rapidement assez facile de tout faire, de tout intégrer, stockage, lecture, routing, phase, filtrage/aiguillage , delay, etc... et tout ça sans modification destructrice ou perte d'info.
Comme à l'enregistrement / mixage pour les pistes, on travail en parallèle vers les sorties dont on a besoin.
Bon, tu me diras "mais quelle différence ça fait avec un processeur DSP dernière génération qui gère le FIR, la phase et fait le café ?"
Et bien il y a quelques différences quand même:
1- Il ne stock pas de média
2- il ne lit pas de média ( n'en enregistre pas non plus)
3- son routing est minimaliste
4- Sa puissance de calcul est limitée
5- Son soft et ses plugins sont propriétaires, limités et peu évolutifs.
6- Ses ADC et DAC sont souvent limités et pas évolutifs
7- Il fait quand même le café !
Dans le cas d'un ordi, tout, de la source jusqu'aux sorties AES est traité en interne, à l'aide d'outils qui sont les mêmes qu'à l'enregistrement.
Un nouveau plugin ? un nouveau traitement ? il suffit de l'installer et de le configurer sans aucune limite.
Envie du dernier DAC à la mode qui se marie à la perfection avec la dernière création de Christian ou de Jean Marc ? Juste à le brancher à la place du précédent.
Tu as 175 systèmes différents dans ton auditorium et tu ne veux pas investir dans 1480 condensateurs Duelund ? Je te comprends
Juste à déplacer les câbles HP, un petit clic pour rappeler le bon setup et c'est parti pour zéro € de plus.
Voilà, cela n’empêche aucunement de se concentrer aussi sur ce qu'il reste d’électroniques (DAC et amplis) afin quelles soient le plus neutre possible. Vu de chez moi, plus c'est simple mieux c'est, moins il y en a en série mieux c'est aussi. J'ai donc choisi des DAC R2R Soekris qui ont la particularité de pouvoir sortir en mode "RAW", c'est à dire directement à la sortie du réseau de résistances sans aucune électronique active derrière. Les 1,4V sous 640 Ohms sont tout à fait suffisants pour attaquer l'entrée JFET des amplis vertical Mos-Fet minimalistes qui suivent. Le nombre total de composants électroniques traversés par le signal après conversion D/A (discrète) doit presque pouvoir se compter sur les doigts d'une main !
Et bientôt avec l'évolution des amplis "numériques" (DAC/PWM) ça pourra peut-être être encore plus court.
Salutation
Rémy
