Salut,
Bon hélas faut faire le point avec ce qui vient des tenants de la nouvelle réforme .
"L’État verse d’abord les cotisations retraites de ses fonctionnaires, ainsi que
le ferait tout employeur du secteur privé (a). Mais les concours financiers qu’il
accorde visent aussi à financer des mesures de solidarité (b), des mesures de
compétitivité © et à assurer l’équilibre de certains régimes "
Le côté positif c'est que l'on parle de sous . La plus grande partie c'est évidemment les retraites des salariés de l'état : enseignants, personnel de santé , personnel des armées de police, justice etc ...
Les mesures de solidarité c'est 69M€ , la compétitivité 20M€ . Point particulier l'équilibre de certains régimes 7,4M€ , ce qui est normal vu que certaines branches ont vu leur nombre décroitre comme la SNCF qui est passé de 600 000 salariés à moins de 200 000 salariés .
Dans les prochaines années les besoins pour l'équilibre général seront de 11 à 13 M€ , à comparer aux mesures de compétitivité pour une hauteur de 20 M€ :
Les gouvernements successifs ont, depuis trente ans, pris des mesures de réduction des cotisations sociales sur les bas salaires, afin de favoriserl ’emploi : gouvernement Balladur en 1993, gouvernement Juppé en 1995,gouvernement Jospin en 1998 et 2000 ; gouvernement Raffarin en 2003et 2005 ; gouvernement Fillon en 2007 ; gouvernement Ayrault en 2014 ; gouvernement Valls en 2015 ; gouvernement Philippe en 2019 (avecla transformation du CICE en allègement direct de cotisations sociales) ;gouvernement Castex en 202120, avec notamment les allègements de cotisations compris dans les mesures d’urgence contre la pandémie. À partir de 2019, la transformation du CICE en allègement de cotisations a conduit à transférer des recettes de TVA, à l’Agirc-Arrco pour des montants importants (5,4 Md€ en 2021, partie du total de 5,8 Md€ compensés au réseau de caisses Agirc-Arrco en 2021).
Ces différentes mesures ont toutes été de portée très limitée en efficacité . Le CICE par exemple a été un cadeau très gentil .
La conclusion est intéressante mais aussi faussée par ce que l'on ne dit pas dans ce rapport :
Dans les 25 prochaines années, sans perspective de réformes, l’évolution démographique des différents régimes de retraite conduit, avec les hypothèses économiques proposées par le COR (7 % de chômage et 1 %de gain annuel de productivité), à un déficit moyen annuel de 2,1 % du PIB.
Le scénario envisagé est celui de la situation actuelle . Comme on parle de financement p/r au PIB cela revient concrètement à dire que pour financer on devra passe de 13,8 à environ
16 % du PIB ( ce qui est assez modeste et parfaitement envisageable ) . Dans les années 1960 on était à 5 % .
Pour le financement ce rapport ne parle que de ce qui pèse sur les salariés . C'est un système par répartition mais qui était conçu à l'origine dans une situation de plein emploi . Ce qui ne veut pas dire que d'autres causes comme la démographie dans la situation actuelle ne comptent pas évidemment .
Mais ce système dans une situation de chômage massif , d'exonération de cotisations , de déséquilibre des salaires homme/femme est fortement pénalisé et ne peux pas être à l'équilibre .
Il a eu des choix politiques qui ont amené un déséquilibre capital/travail et avantagé le capital . Et c'est bien cette tendance que ce rapport continue à défendre et à mettre en avant . C'est un constat .
Il y a d'autre choix politiques possibles , qui ne sont évoqués nulle part dans tous les documents des différentes réformes , y compris la dernière . Pour revoir la répartition des richesses et du travail , il faut revoir tout les fondements sur lesquels reposent nos modes de vie .
Tout en considérant que le productivisme actuel n'est pas soutenable non plus , d'un point de vue environnemental . Il va falloir produire beaucoup moins et mieux en respectant les ressources disponibles . L'économie productiviste qui a pour cadre de référence le PIB et la croissance va devoir tirer sa révérence . On va avoir besoin d'imagination et de détermination .
A+
Jean
Bon hélas faut faire le point avec ce qui vient des tenants de la nouvelle réforme .
"L’État verse d’abord les cotisations retraites de ses fonctionnaires, ainsi que
le ferait tout employeur du secteur privé (a). Mais les concours financiers qu’il
accorde visent aussi à financer des mesures de solidarité (b), des mesures de
compétitivité © et à assurer l’équilibre de certains régimes "
Le côté positif c'est que l'on parle de sous . La plus grande partie c'est évidemment les retraites des salariés de l'état : enseignants, personnel de santé , personnel des armées de police, justice etc ...
Les mesures de solidarité c'est 69M€ , la compétitivité 20M€ . Point particulier l'équilibre de certains régimes 7,4M€ , ce qui est normal vu que certaines branches ont vu leur nombre décroitre comme la SNCF qui est passé de 600 000 salariés à moins de 200 000 salariés .
Dans les prochaines années les besoins pour l'équilibre général seront de 11 à 13 M€ , à comparer aux mesures de compétitivité pour une hauteur de 20 M€ :
Les gouvernements successifs ont, depuis trente ans, pris des mesures de réduction des cotisations sociales sur les bas salaires, afin de favoriserl ’emploi : gouvernement Balladur en 1993, gouvernement Juppé en 1995,gouvernement Jospin en 1998 et 2000 ; gouvernement Raffarin en 2003et 2005 ; gouvernement Fillon en 2007 ; gouvernement Ayrault en 2014 ; gouvernement Valls en 2015 ; gouvernement Philippe en 2019 (avecla transformation du CICE en allègement direct de cotisations sociales) ;gouvernement Castex en 202120, avec notamment les allègements de cotisations compris dans les mesures d’urgence contre la pandémie. À partir de 2019, la transformation du CICE en allègement de cotisations a conduit à transférer des recettes de TVA, à l’Agirc-Arrco pour des montants importants (5,4 Md€ en 2021, partie du total de 5,8 Md€ compensés au réseau de caisses Agirc-Arrco en 2021).
Ces différentes mesures ont toutes été de portée très limitée en efficacité . Le CICE par exemple a été un cadeau très gentil .
La conclusion est intéressante mais aussi faussée par ce que l'on ne dit pas dans ce rapport :
Dans les 25 prochaines années, sans perspective de réformes, l’évolution démographique des différents régimes de retraite conduit, avec les hypothèses économiques proposées par le COR (7 % de chômage et 1 %de gain annuel de productivité), à un déficit moyen annuel de 2,1 % du PIB.
Le scénario envisagé est celui de la situation actuelle . Comme on parle de financement p/r au PIB cela revient concrètement à dire que pour financer on devra passe de 13,8 à environ
16 % du PIB ( ce qui est assez modeste et parfaitement envisageable ) . Dans les années 1960 on était à 5 % .
Pour le financement ce rapport ne parle que de ce qui pèse sur les salariés . C'est un système par répartition mais qui était conçu à l'origine dans une situation de plein emploi . Ce qui ne veut pas dire que d'autres causes comme la démographie dans la situation actuelle ne comptent pas évidemment .
Mais ce système dans une situation de chômage massif , d'exonération de cotisations , de déséquilibre des salaires homme/femme est fortement pénalisé et ne peux pas être à l'équilibre .
Il a eu des choix politiques qui ont amené un déséquilibre capital/travail et avantagé le capital . Et c'est bien cette tendance que ce rapport continue à défendre et à mettre en avant . C'est un constat .
Il y a d'autre choix politiques possibles , qui ne sont évoqués nulle part dans tous les documents des différentes réformes , y compris la dernière . Pour revoir la répartition des richesses et du travail , il faut revoir tout les fondements sur lesquels reposent nos modes de vie .
Tout en considérant que le productivisme actuel n'est pas soutenable non plus , d'un point de vue environnemental . Il va falloir produire beaucoup moins et mieux en respectant les ressources disponibles . L'économie productiviste qui a pour cadre de référence le PIB et la croissance va devoir tirer sa révérence . On va avoir besoin d'imagination et de détermination .
A+
Jean
