25/01/2023-00:03:04
RE: Petite explication sur la compression
[quote pid="190599" dateline="1674594452"]
La prise de proximité est un bon exemple, la pression sonore captée par le micro est proportionnelle au carré de la distance, quelques centimètres de variation font un gros écart de niveau qu'il faut rattraper au mixage. Sans compresseur c'est l'enfer! Avec c'est le bonheur!
joël
A l'ère pré-numérique on aurait vendu nôtre âme au diable pour avoir un compresseur digne de ce nom sous les doigts! Comme pour toutes choses, il faut savoir garder raison...
joël
[/quote]
Oui mais c’est bien la difficulté. Dans la phase de captation, pas de soucis qu’on trafique un peu, surtout sur des instruments électriques.
Mais le problème auquel nous sommes tous confrontés, on le voit bien dans les analyses de jeanfrancoisW, c’est que le signal est ecreté et l’enveloppe devient rectangulaire. C’est anormal, d’autant que beaucoup de vinyls sont mieux masterisés. C’est carrément de l’escroquerie en bande organisée car personne ne te rembourse tous ces supports misérables.
Je pousse un peu
mais c’est vraiment agaçant
Jean-Louis
(24/01/2023-14:27:20)Ha-Re a écrit : La compression n'est pas maléfique, c'est sa mauvaise utilisation ou la normalisation productive "du plus fort" qui est préjudiciable.
La compression (+ limiteur) est présente tout au long de la chaîne par son utilité précieuse, à savoir adapter la dynamique en complément du réglage des niveaux, je vais essayer de détailler :
- adapter les puissances sonores et les dynamiques différentes des instruments entre eux
- adapter la dynamique à la distance de prise (par exemple, en prise proche aujourd'hui nombreuses, les crêtes ou les écarts trop violents, non naturels, nécessitent une modération pour coller à une réalité de distance d'écoute. On ne met pas l'oreille comme un micro dans le pavillon d'une trompette)
- adapter le signal à la dynamique de la machine qu'il traverse en studio comme en hifi (le numérique aurait du amélioré ce point ce qui n'est pas vraiment le cas vis-à-vis de l'analogique plus limité et chainé)
- adapter le signal au support
- adapter le signal à la diffusion (c'est à ce niveau que l'abus ou le compromis est exagéré, non différencié par économie et nivelé par le bas aux conditions les plus contraignantes ou choisies)
- et toutes les compressions artistiques ou d'utilités: modération des jeux, des écarts de niveaux, apport des sons faibles, consistance, placement et équilibre dans un ensemble sonore, sécurité contre les saturations...
Difficile de s'en passer, outil technique indispensable pour des résultats maitrisés, placés ou adaptés, outil indispensable pour contraindre dans le mauvais sens du terme.
La prise de proximité est un bon exemple, la pression sonore captée par le micro est proportionnelle au carré de la distance, quelques centimètres de variation font un gros écart de niveau qu'il faut rattraper au mixage. Sans compresseur c'est l'enfer! Avec c'est le bonheur!
joël
(24/01/2023-17:29:12)xtof a écrit : Je commence à comprendre la difficulté de traiter les enregistrements avec les moyens techniques d'aujourd'hui.
J'ai même l'impression que c'était plus simple en analogique
A l'ère pré-numérique on aurait vendu nôtre âme au diable pour avoir un compresseur digne de ce nom sous les doigts! Comme pour toutes choses, il faut savoir garder raison...
joël
[/quote]
Oui mais c’est bien la difficulté. Dans la phase de captation, pas de soucis qu’on trafique un peu, surtout sur des instruments électriques.
Mais le problème auquel nous sommes tous confrontés, on le voit bien dans les analyses de jeanfrancoisW, c’est que le signal est ecreté et l’enveloppe devient rectangulaire. C’est anormal, d’autant que beaucoup de vinyls sont mieux masterisés. C’est carrément de l’escroquerie en bande organisée car personne ne te rembourse tous ces supports misérables.
Je pousse un peu
mais c’est vraiment agaçant Jean-Louis
