01/12/2022-17:52:36
RE: hors-sujet extirpé de : ECOUTE MEMORABLE CHEZ JEAN HIRAGA LE 22-11-2022
Bonsoir,
Pour expliquer à quel point ces chamailleries m'énervent. Certainement parce que je respecte strictement les deux points de vues : celui du moniteur de studio hyper neutre et celui des antiquités audio euphoniques et assimilées.
Je vais citer 2 exemples :
- Un concernant un live en sono de musique "dub" ou je ne sais pas trop comment ça s'appelle, du reggae modernisé ?. Mon fils est allé à un concert au Forest National à Bruxelles, nous avons écouté le même "machin" à la maison sur mon système de l'époque qui était très loin d'être parfait. Mon fils a trouvé que c'était infiniment meilleur que dans la salle. Les modernes diront que les ingé-sons du lieux étaient des gros nuls ou que la sono de cette salle est particulièrement pourrie. Alors la bonne claque ...
Dans la même veine réactionnaire, je hais les surtitrages dont on affuble les opéras de nos jours : les paroles sont en général simplettes et ça n'est pas demander un gros effort que d'essayer de s'imprégner de la langue de l’œuvre !
- Un deuxième : les variations Goldberg, j'allais dire de Gould ... Un des quelques pont aux ânes de la musique classique. Il en existe une infinité d'enregistrements, de très anciens en mono sur des instruments ingrats (1933, sauf erreur), puis sur toutes les marques de piano, de pianoforte, de clavecins, d'épinettes et que sais-je encore, avec une quantité de remastering impressionnante. Et tout ça par une infinité d’interprètes. Chacun aura sa préférence, mais strictement personne ne sait avec certitude comment il était, même à peu près, prévu de les jouer.
Alors, la question de l'enregistrement et du mastering passe à mon très humble avis, infiniment derrière ces questions musicologiques qui resteront sans réponse. Je ne parle même pas de la musique du moyen-âge ou du très peu qui nous reste de l'antiquité.
Je lis avec intérêt la rubrique de Jean-François W. et je ne peux qu'y constater que les progrès réellement fulgurants de la technologie audio sert malheureusement surtout à servir une "soupe" écoutable sur n'importe quel appareil, avec un indiscutable nivellement par le bas.
Et ça, à mon avis, c'est un effet indirect mais délétère de cette débauche technologique. Avant le numérique c'était beaucoup plus compliqué à bricoler !
En parallèle, quand on voit les prix indécents de la HiFi HDG de maintenant, ça pousse à se réfugier vers l'audio pro...
Si j'avais un reproche à formuler aux "modernes", ça serait leur façon de croire qu'on peut ringardiser le passé. Les ingénieurs, entre autres, de la W.E. étaient des vrais scientifiques et leurs employeurs étaient tout sauf des audiophiles philanthropes !
Je ne connais Hiraga que de très loin, je l'ai croisé ici ou là, il a quelques "lubies" sympathiques, mais il a par contre une culture absolument encyclopédique de l'audio. Infiniment plus que tous les néo-scientifiques qui s'échinent maintenant sur la reproduction du son : il y a TOUJOURS intérêt à écouter les "anciens", ça évite de nombreuses ornières.
J'en profite pour répondre à Tonipe :
J'ai, par rapport à d'autres une toute petite expérience de l'écoute chez les uns et les autres, j'ai eu l'occasion d’ouïr des systèmes au prix délirant qui étaient de véritables bouses, d'autres exceptionnels tout aussi chers qui étaient exceptionnels, compressions, électrostatiques et cônes confondus. Des 15A avec un résultat épouvantable et d'autres extraordinaires. Et aussi des bidules bricolés avec des HP merdiques dans des caisses pourries qui marchaient exceptionnellement bien. Je viens la plupart du temps sans aucun a priori, je me fais mon idée et je repars poliment en remerciant.
Pour expliquer à quel point ces chamailleries m'énervent. Certainement parce que je respecte strictement les deux points de vues : celui du moniteur de studio hyper neutre et celui des antiquités audio euphoniques et assimilées.
Je vais citer 2 exemples :
- Un concernant un live en sono de musique "dub" ou je ne sais pas trop comment ça s'appelle, du reggae modernisé ?. Mon fils est allé à un concert au Forest National à Bruxelles, nous avons écouté le même "machin" à la maison sur mon système de l'époque qui était très loin d'être parfait. Mon fils a trouvé que c'était infiniment meilleur que dans la salle. Les modernes diront que les ingé-sons du lieux étaient des gros nuls ou que la sono de cette salle est particulièrement pourrie. Alors la bonne claque ...
Dans la même veine réactionnaire, je hais les surtitrages dont on affuble les opéras de nos jours : les paroles sont en général simplettes et ça n'est pas demander un gros effort que d'essayer de s'imprégner de la langue de l’œuvre !
- Un deuxième : les variations Goldberg, j'allais dire de Gould ... Un des quelques pont aux ânes de la musique classique. Il en existe une infinité d'enregistrements, de très anciens en mono sur des instruments ingrats (1933, sauf erreur), puis sur toutes les marques de piano, de pianoforte, de clavecins, d'épinettes et que sais-je encore, avec une quantité de remastering impressionnante. Et tout ça par une infinité d’interprètes. Chacun aura sa préférence, mais strictement personne ne sait avec certitude comment il était, même à peu près, prévu de les jouer.
Alors, la question de l'enregistrement et du mastering passe à mon très humble avis, infiniment derrière ces questions musicologiques qui resteront sans réponse. Je ne parle même pas de la musique du moyen-âge ou du très peu qui nous reste de l'antiquité.
Je lis avec intérêt la rubrique de Jean-François W. et je ne peux qu'y constater que les progrès réellement fulgurants de la technologie audio sert malheureusement surtout à servir une "soupe" écoutable sur n'importe quel appareil, avec un indiscutable nivellement par le bas.
Et ça, à mon avis, c'est un effet indirect mais délétère de cette débauche technologique. Avant le numérique c'était beaucoup plus compliqué à bricoler !
En parallèle, quand on voit les prix indécents de la HiFi HDG de maintenant, ça pousse à se réfugier vers l'audio pro...
Si j'avais un reproche à formuler aux "modernes", ça serait leur façon de croire qu'on peut ringardiser le passé. Les ingénieurs, entre autres, de la W.E. étaient des vrais scientifiques et leurs employeurs étaient tout sauf des audiophiles philanthropes !
Je ne connais Hiraga que de très loin, je l'ai croisé ici ou là, il a quelques "lubies" sympathiques, mais il a par contre une culture absolument encyclopédique de l'audio. Infiniment plus que tous les néo-scientifiques qui s'échinent maintenant sur la reproduction du son : il y a TOUJOURS intérêt à écouter les "anciens", ça évite de nombreuses ornières.
J'en profite pour répondre à Tonipe :
J'ai, par rapport à d'autres une toute petite expérience de l'écoute chez les uns et les autres, j'ai eu l'occasion d’ouïr des systèmes au prix délirant qui étaient de véritables bouses, d'autres exceptionnels tout aussi chers qui étaient exceptionnels, compressions, électrostatiques et cônes confondus. Des 15A avec un résultat épouvantable et d'autres extraordinaires. Et aussi des bidules bricolés avec des HP merdiques dans des caisses pourries qui marchaient exceptionnellement bien. Je viens la plupart du temps sans aucun a priori, je me fais mon idée et je repars poliment en remerciant.
Il n'est pire sourd que moi
Yves
Yves
