11/04/2022-15:27:50
(Modification du message : 11/04/2022-15:32:49 par Le Relais Sonore.
Raison de la modification: PS
)
RE: COMPARAISON DYNAMIQUE
Bonjour,
J'ai bien peur que le problème reste entier encore longtemps. Les initiatives comme celles de Bob Katz sont très rares dans la profession.
Qui dit profession dit business, ce n'est pas comme dans le domaine amateur ou c'est souvent la passion qui domine, là c'est le pognon !
Pour tout ce qui concerne les productions grand public, comme l'objectif est la vente et que cette vente est dépendante de la promotion, il est impossible à un producteur de ne pas consentir à la "loudness war". Imaginez que lorsque qu'on va faire la promotion d'un titre dans une radio et que le diffuseur va immédiatement comparer le nouveau titre à sa playlist du moment, si il n'y a pas le même niveau sonore que les concurrents, le morceau va être immédiatement recalé sans autre forme de procès. Lorsqu'un artiste s'en remet à un producteur, il n'a plus vraiment son mot à dire et quand bien même , ce ne serait pas dans son intérêt financier.
Il y a eu quelques tentatives de qualité de réédition numériques d'albums pop des années 70 en version "flat transfert", mais sans succès commercial, alors...
Reste les productions destinées à un public averti, il y en a dans la musique classique, dans le jazz, le blues, l'ethno .... etc. Là, le passage en promotion n'est pas régis par les mêmes règles même si il peut y avoir des notions de profits. On y trouve souvent des chefs d'orchestres, des compositeurs, des producteurs, des interprètes qui sont sensibles à un certain niveau de qualité. Lorsque cette recherche de qualité se retrouve entre compositeur, interprètes, et production, c'est gagné !
C'est pour cela que les initiatives comme celles de Raoul sont précieuses.
Pour revenir aux échantillons fournis par Stéphane, qui sont d'ailleurs très intéressants et tout à fait représentatifs, on peut observer ce qui s'est passé dans l'évolution de la relation à l'audio numérique.
Au départ dans les années 80 (bien visible sur le 1er échantillon), la doctrine voulait que pour être sûr de ne pas écrêter, on prenait une marge 3db systématique et ce sans chercher à compresser le signal original du master analogique ou numérique. C'est la qualité propre des ADC qui limitait la qualité du transfert.
Par la suite (années 90 ?) on a commencé à se dire qu'avec l'arrivée de convertisseurs de meilleur qualité, c'était vraiment dommage de ne pas exploiter ces fameux 3db (peut être pour le SNR ?) et on a vu arriver des limiteurs / compresseurs de plus en plus performants en studio et en mastering. (échantillon n°2 ?)
On en a remis une couche depuis les années 2000 (échantillon N°3 ?) avec un mastering outrancier, fait d'EQ , de compressions multibandes et de Hard-limiteurs !
Là on peut se retrouver avec des œuvres véritablement massacrées ou on ne cherche même plus sur certains disques à éviter l'écrêtage numérique.
A mon sens , il y a deux solutions à tout ça
1) Faire ses propres enregistrements
2) Eduquer les masses
Salutation
PS: Lorsque vous voyez sur la Jacquette "New Master" ou "Remastered", méfiez vous !
J'ai bien peur que le problème reste entier encore longtemps. Les initiatives comme celles de Bob Katz sont très rares dans la profession.
Qui dit profession dit business, ce n'est pas comme dans le domaine amateur ou c'est souvent la passion qui domine, là c'est le pognon !
Pour tout ce qui concerne les productions grand public, comme l'objectif est la vente et que cette vente est dépendante de la promotion, il est impossible à un producteur de ne pas consentir à la "loudness war". Imaginez que lorsque qu'on va faire la promotion d'un titre dans une radio et que le diffuseur va immédiatement comparer le nouveau titre à sa playlist du moment, si il n'y a pas le même niveau sonore que les concurrents, le morceau va être immédiatement recalé sans autre forme de procès. Lorsqu'un artiste s'en remet à un producteur, il n'a plus vraiment son mot à dire et quand bien même , ce ne serait pas dans son intérêt financier.
Il y a eu quelques tentatives de qualité de réédition numériques d'albums pop des années 70 en version "flat transfert", mais sans succès commercial, alors...
Reste les productions destinées à un public averti, il y en a dans la musique classique, dans le jazz, le blues, l'ethno .... etc. Là, le passage en promotion n'est pas régis par les mêmes règles même si il peut y avoir des notions de profits. On y trouve souvent des chefs d'orchestres, des compositeurs, des producteurs, des interprètes qui sont sensibles à un certain niveau de qualité. Lorsque cette recherche de qualité se retrouve entre compositeur, interprètes, et production, c'est gagné !
C'est pour cela que les initiatives comme celles de Raoul sont précieuses.
Pour revenir aux échantillons fournis par Stéphane, qui sont d'ailleurs très intéressants et tout à fait représentatifs, on peut observer ce qui s'est passé dans l'évolution de la relation à l'audio numérique.
Au départ dans les années 80 (bien visible sur le 1er échantillon), la doctrine voulait que pour être sûr de ne pas écrêter, on prenait une marge 3db systématique et ce sans chercher à compresser le signal original du master analogique ou numérique. C'est la qualité propre des ADC qui limitait la qualité du transfert.
Par la suite (années 90 ?) on a commencé à se dire qu'avec l'arrivée de convertisseurs de meilleur qualité, c'était vraiment dommage de ne pas exploiter ces fameux 3db (peut être pour le SNR ?) et on a vu arriver des limiteurs / compresseurs de plus en plus performants en studio et en mastering. (échantillon n°2 ?)
On en a remis une couche depuis les années 2000 (échantillon N°3 ?) avec un mastering outrancier, fait d'EQ , de compressions multibandes et de Hard-limiteurs !
Là on peut se retrouver avec des œuvres véritablement massacrées ou on ne cherche même plus sur certains disques à éviter l'écrêtage numérique.
A mon sens , il y a deux solutions à tout ça
1) Faire ses propres enregistrements
2) Eduquer les masses
Salutation
PS: Lorsque vous voyez sur la Jacquette "New Master" ou "Remastered", méfiez vous !
