(23/10/2021-19:02:57)jmg a écrit : Salut !Ce “par exemple” est un peu exceptionnel, justement.
Content de voir qu'il n'y a pas d'engueulades. De la véhémence, voir peut-être un peu de hargne, mais rien de bien surprenant sur ce sujet.
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Devant de tels puissants arguments, ceux du livre, on s'attendrait à voir s'opposer ceux qui s'opposent habituellement à l'idée de Dieu avec un temps de réflexion plus long, afin qu'ils aiguisent ou ré-aiguisent de façon circonstanciée les arguments habituels qui, eux, n'ont guère évolué en 400 ans.
1859, c’était il y a 162 ans, et il y a eu à ce moment là un argument puissant : qu’avec le Darwinisme, on pouvait expliquer simplement une évolution graduelle du vivant, du plus simple vers le plus complexe, l’homme compris. Mais il apparait inutile et incongru alors à continuer à vouloir placer un grand horloger, un être encore plus complexe, à l’origine du processus !
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Par exemple : le saut d'une molécule protéique ou une soupe de molécules protéique comme point de départ pose le problème du saut de complexité véritablement improbable vers une cellule vivante.
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C’est vraiment l’expérience qu’on n’a pas encore réussi à reproduire complétement en laboratoire… On doit mal s’y prendre ou être trop pressés pour mijoter de la bonne cuisine d’arrière grand-mère…
On a montré depuis plusieurs décennies que dans les conditions de la Terre primordiale, on pouvait, à partir d’éléments simples, produire une soupe primitive riche en acides aminés. Mais nos expériences mêmes prolongées ne durent qu’une infime partie (de l’ordre du cent-millionnième!) des éons de temps alors disponibles pendant laquelle cette soupe a pu rester exposer, attendant qu’une construction improbable apparaisse avec qui sait quel catalyseur, pour créer simplement une molécule capable de se reproduire à l’identique, sur la base de ces acides aminés.
Un argument important cependant est que si une seule de ces molécules apparaît quelque part, elle va trouver dans son milieu ambiant de quoi proliférer incroyablement dans un premier temps, elle sera alors en nombre bien suffisant pour très vite muter spontanément, la mécanique est alors lancée pour entrer en compétition avec elle-même, envahir d’autres milieux, conquérir la mer, la terre ferme… on a une certaine idée de la suite). Il aura juste fallu du temps avant qu’apparaissent des êtres capables de se poser les bonnes questions, et proposer des explications. Un certain Darwin, notamment.
C’est vrai que c’est le saut du non-vivant au vivant qui est fondamental et qui n’est pas encore démontré. Mais bon, devant ce gap, faut-il encore évoquer le divin, ou recourir au passage à la limite en considérant finalement le divin comme l’explication quant on est à cours ? L’humanité a plus progressé en se posant de bonnes questions et en éliminant les mauvaises réponses au fur et à mesure, qu’en posant des scellés sur sa curiosité.
Et je suis d’accord à 100 pour cent avec ta remarque initiale, on peut échanger sur des désaccords sans échanger des noms d’oiseaux. On peut critiquer des arguments et tenter d’être constructif en retour sans critiquer les personnes qui les avancent. C’est du respect et de la bienséance entre gens de bonne compagnie, puisque la musique nous fait tous vibrer et que nous aimons tout autant comprendre et mettre les mains dans le moteur…
Cordialement,
Christian
