Personnellement, je préférerai toujours la musique en concert à la musique en conserve.
Même dans une salle à l'acoustique pourrie, même avec des interprètes très très moyens.
Le pire, c’est évidemment le piano : sauf très gros budget, c’est le bastringue local, accordé "localement" qui est utilisé. Il y a des pianistes qui savent rattraper un peu le coup, voire mettre les mains dans le cambouis... et les stars. Dans ton festival, j'imagine qu'ils ont dû faire des pieds et des mains pour "avoir" Leonskaia.
Et soit la bouffe ne devait pas être terrible soit un larbin s'est mal comporté, alors elle a juste salopé comme il faut.
Malgré tout ces défauts, pour moi, c’est toujours magique comme expérience, même les simili-tziganes dans le métro (si ça existe encore).
Dans mon micro bled, il y a un organiste sénile et dit-on, alcoolique, mais c'est lui qui a tout restauré. En passant devant le temple le dimanche matin, je suis aimanté (par contre entendre Bach massacré en français par les ouailles, ça, c’est une épreuve). Il y a peu une voisine, chanteuse professionnelle, assez moyenne, nous a donné un récital de mélodies françaises en karaoké, une de ses potes avait enregistré le piano, dans la "maison du temps libre municipale" : une expérience totalement improbable, mais l'émotion était quand même là.
Quitte à remettre une pièce dans le juke-box, quand on voit à quel point des acousticiens chevronnés peuvent merder une salle dès sa conception, ça en dit long sur l'état de la dite science ...
Peut-être que le deep-learning permettra de créer des modèles potables ?
De mon temps, il y avait le théâtre des Champs Elysées, le Chatelet et Garnier : c'est dire si ça commence à dater... A Bruxelles la Monnaie est très correcte et il y a la salle du conservatoire aussi. A Marseille, j'ai pas mal apprécié l'Opéra municipal, bonbonnière rococo, mais à l'acoustique sympa.
L'intérêt de l'enregistrement, c’est :
- d'avoir accès à un répertoire plus confidentiel ; quand je dis confidentiel, c'est vaste : par exemple, les opéras de Berlioz sont très rarement joués.
- d'écouter des artistes ou des interprètes "défucntés" depuis longtemps, même quand ça gratte et que ça pleure, c'est vraiment émouvant.
- accessoirement d'éviter d'avoir mal au cul et des crampes aux jambes ...
- Enfin, je suppose que si un jour j'ai la chance d'aller à Bayreuth ou même à Aix, il y a peu de chance que ça soit LE concert du siècle, alors que des disques mythiques, il y en a beaucoup.
Pour le reste du répertoire, je n'ai strictement aucun avis ni expérience.
Pour Etmo : c'est malheureux, mais pour être dans des conditions correctes, il faut allonger les biftons ! Quoique à Bastille, je ne suis même pas sûr que le résultat soit garanti.
Même dans une salle à l'acoustique pourrie, même avec des interprètes très très moyens.
Le pire, c’est évidemment le piano : sauf très gros budget, c’est le bastringue local, accordé "localement" qui est utilisé. Il y a des pianistes qui savent rattraper un peu le coup, voire mettre les mains dans le cambouis... et les stars. Dans ton festival, j'imagine qu'ils ont dû faire des pieds et des mains pour "avoir" Leonskaia.
Et soit la bouffe ne devait pas être terrible soit un larbin s'est mal comporté, alors elle a juste salopé comme il faut.
Malgré tout ces défauts, pour moi, c’est toujours magique comme expérience, même les simili-tziganes dans le métro (si ça existe encore).
Dans mon micro bled, il y a un organiste sénile et dit-on, alcoolique, mais c'est lui qui a tout restauré. En passant devant le temple le dimanche matin, je suis aimanté (par contre entendre Bach massacré en français par les ouailles, ça, c’est une épreuve). Il y a peu une voisine, chanteuse professionnelle, assez moyenne, nous a donné un récital de mélodies françaises en karaoké, une de ses potes avait enregistré le piano, dans la "maison du temps libre municipale" : une expérience totalement improbable, mais l'émotion était quand même là.
Quitte à remettre une pièce dans le juke-box, quand on voit à quel point des acousticiens chevronnés peuvent merder une salle dès sa conception, ça en dit long sur l'état de la dite science ...
Peut-être que le deep-learning permettra de créer des modèles potables ?
De mon temps, il y avait le théâtre des Champs Elysées, le Chatelet et Garnier : c'est dire si ça commence à dater... A Bruxelles la Monnaie est très correcte et il y a la salle du conservatoire aussi. A Marseille, j'ai pas mal apprécié l'Opéra municipal, bonbonnière rococo, mais à l'acoustique sympa.
L'intérêt de l'enregistrement, c’est :
- d'avoir accès à un répertoire plus confidentiel ; quand je dis confidentiel, c'est vaste : par exemple, les opéras de Berlioz sont très rarement joués.
- d'écouter des artistes ou des interprètes "défucntés" depuis longtemps, même quand ça gratte et que ça pleure, c'est vraiment émouvant.
- accessoirement d'éviter d'avoir mal au cul et des crampes aux jambes ...
- Enfin, je suppose que si un jour j'ai la chance d'aller à Bayreuth ou même à Aix, il y a peu de chance que ça soit LE concert du siècle, alors que des disques mythiques, il y en a beaucoup.
Pour le reste du répertoire, je n'ai strictement aucun avis ni expérience.
Pour Etmo : c'est malheureux, mais pour être dans des conditions correctes, il faut allonger les biftons ! Quoique à Bastille, je ne suis même pas sûr que le résultat soit garanti.
Il n'est pire sourd que moi
Yves
Yves
