28/05/2012-10:50:37
(Modification du message : 28/05/2012-23:15:55 par Jean François.)
RE: Labels Audiophiles
rf_2006 a écrit :En musique classique je propose l'écoute des enregistrements de Lyrinx, de Dorian ou de Water Lily.
Je suis tombé l'année dernière sur un disque Water Lily, vraiment unique et enthousiasmant. Une cinquième de Mahler à saint Pétersbourg avec Termirkanov et un très beau Kandinsky sur la pochette, prise de son avec deux Pearl ELM 30 uniquement, pas de réducteur de bruit, de compression, bref le signal direct, brut de fonderie.
C'est très instructif et montre à quel point les prises de son sont souvent une remise en "image" sonore du réel et n'ont pas grand chose à "voir"avec la réalité que l'on perçoit dans la salle. Dans cet enregistrement, on y est dans la salle, on a presque froid, et comme en concert la masse des cordes est tout de suite dominée par les cuivres qui semblent se zoomer et se rapprocher plus ou moins selon la dynamique, les bois étant plus en arrière, et les coups de timbale percussifs à souhait et très colorés par la salle.
Une fois habitué, car on a l'impression que le potentiomètre est baissé dès que cela joue moins fort, il est curieux de constater que les passages les plus forts en décibel, ne sont pas toujours ceux qui d'habitude sont privilégiés dans la plupart des disques des cinquième de Mahler. J'entends pas là que la gradation des crescendo est beaucoup mieux ressenti et naturelle ici, très aéré. Les timbres sont très vrais, les bois les cuivres, les cymbales, tout comme la grosse caisse très coloré par les réflexions divers sur les murs de la salle. On est à des milliers de kilomètre des prises de son Decca multimicros où on entend d'ailleurs très bien au casque les manipulations au potentiomètre et surtout le manque de profondeur et d'espace.
Il y a de très bonnes prises aussi chez Denon, un cycle Mahler avec Inbal n'utilisant pour la quatrième que deux micros. Pour les autres symphonies avec chœur, ou avec une masse orchestrale plus imposante, deux autres micros avec un retard digital qui correspond à la profondeur que fait l'orchestre. C'est très réussi, et très dynamique aussi, mais moins brut de Fonderie que cette très belle cinquième chez Water Lily Acoustics...
Un autre disque à deux micros, chez RCA, les Pins de Rome de Respighi avec Maazel à la direction, très beau disque aussi
Les disques Telarc, il y a des joyaux et des enregistrements à deux micros aussi! Chez Caliope aussi, des prises toujours très fidèles, entendre absolument les suites pour violoncelles de Bach par Navarra, avec une tête artificielle, absolument magnifique, prise de Kisselhoff.
Et puis tous les permiers stereo chez RCA et Mercury, sublimes!!! Certains montrent à quel point la notion de progrès n'a pas toujours de sens. les Mercury était enregistrés avec trois micros, et trois voies, puis remis en stereo? On peut les acquérir aujourd'hui avec leur trois voix originales, malheureusement jamais entendu sous cette forme, il faut trois enceintes parfaitement semblables et amplis aussi.
Et même de vieilles prises mono que faisaient à ses débuts Charlin ont des leçons à donner à certains enregistrements d'aujourd'hui à cinq canaux, qui ne savent toujours pas ce que c'est que la sonorité d'un piano Steinway tellement c'est bidouillé où les micros sont mal placés.
Des joyaux chez Harmonia Mundi! Le haut du panier!
Et puis chez Chesky d'ancien enregistrement fait par Wilkinson prise de son dans les année 60, extraordinaires, et des chefs de premier rang comme Reiner( Brahms), Barbirolli(Sibélius), Horenstein(Rachmaninov, Wagner), Leibowitz( Beethoven, Stravinsky) Krips ( Haydn, Mozart), des merveilles aussi.
Et tout ce qui est fait chez ECM!!! Souvent remarquable, par exemple les disque sur Kancheli, les timbres et la dynamique sont toujours exceptionnels...
Des joyaux aussi chez Philips, DGG, et Decca bien sur! J'en reparlerai.
Du sirop de sublime...!
