Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
#67
RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain?
Greg Lagarrigue a écrit :Toujours pareil, tu ignore les justifications fondées et mesures.
J'ai déjà répondu là dessus, tu me dis que c'est parfait hors axe, mais ne me présente pas de mesures en extérieur, donc sans cela, je n'ai pas de preuve de cette perfection nécessaire pour répondre à la problématiques de l'usages de grands pavillons à centres acoustiques lointains (pour une écoute proche...)

Greg Lagarrigue a écrit :Une réponse en peigne vient d'un décalage temporel créant un déphasage variable entre 2 signaux, sur une plage de fonctionnement fréquentielle commune (2 sources, ou source + réflexion), tu es d'accord la dessus ?
Bien d'accord avec toi oui.
Mais est-ce le cas ?

Greg Lagarrigue a écrit :Dans ce cas, Comment peut-on donc en avoir si il n’existe pas de chevauchement de plage de fonctionnement entre 2 pavillons filtrés en pente "infini" ou proche?
Pente infinie, tu parles de Brick Wall, donc sans chevauchement, condition essentielle au principe que tu exposes, le seul permettant de t'affranchir de la problématique en effet.

Et tu penses que ce système n'a pas d'inconvénient ?
Le filtrage en BW a un problème majeur, il demande LA PARFAITE DIRECTIVITE des transducteurs à marier à Fc, donc des séries de mesures, permettant de définir AVEC UNE GRANDE EXACTITUDE la réponses en puissance des composants à marier... en chambre sourde.

C'est tout une étude sur le simple choix des transducteurs (sans même parler de pavillon.)

Sans chevauchement a Fc et sans le raccord précis à Fc, le risque est probable qu'un accident important (un trou dans la réponse hors axe) existe, ce genre de mesures complètes, faites sérieusement et avec des pavillons demande de sérieux moyens de mise en oeuvre.
Pour des amateurs comme nous, le risque d'échec est grand, ou alors, je sous estime les moyens que tu as mis en oeuvre (série de mesures en extérieur, par pas de 10° en H et V, simulation etc...)

La mise en phase temporelle est moins compliquée.

Mais on voit bien la complexité du chemin emprunté, tout ça pour seulement garder de la directivité dans le grave ???
Tu comprends ma méfiance dans cette approche de grands pavillons dans un salon...

Tu connais aussi les difficultés et je suis certain qu'au bout du compte, tu dois toi même te poser le gain de l'opération... c'est sympa pour le sport, dire "je l'ai fait" (dans l'hypothèse ou les points ci-dessus soient respectés...)

Je ne crois pas un un Brick Wall parfait chez un amateur, ça demande trop de mesures et de compétences et puis ce serait valable d'entamer cette démarche, si il y avait un SPL à tenir pour un problème de distance...
Et puis ensuite ce genre de montage est à faire exclusivement avec des pavillons dont les Fc acoustiques sont, dès la genèse du projet, conçus et pensés pour fonctionner ensemble, dont les Fc acoustiques sont calculées dans les lois d'expansions... Est ce le cas ?
Soyons sérieux 5 mn...

Saut à ce que tu me post des réponses hors axe extérieure (je ne pense pas que tu es eu recours à une chambre sourde) et pas un Waterfall..., je n'y croirais pas...


Greg Lagarrigue a écrit :Inversement, avec une source présentant des lobes latéraux ou a réponse proche cardioïde, que créera une première réflexion sur un mur ou au sol, associé au champs direct, vue du point d'écoute (le cas d'école) ?
Vu ce qui est exposé ci-dessus, je pense avoir la réponse... Je préfère le gain de la directivité en effet, par l'alignement de sources avec effet de lobes, on comprends pourquoi.

Pour finir, l'utilisation d'un grand pavillon demande à minima, 3 fois la distance de la longueur d'onde qu'il guide.
Un pavillon à 100Hz guide une longueur d'onde de 3,44 mètres, le recul théorique devrait être de 10 mètres...
Avant cette distance, l'écoute ne permet pas le bénéfice de la totalité du champ guidé par le pavillon, c'est donc un montage... inopérant..

Les grands pavillons sont conçus pour porter à distance, c'est l'essence même de leurs existences.

Un dernier point, la fréquence de Schroeder est définie par les caractéristiques acoustiques d'une pièce, en premier lieu ses dimensions qui font que les ondes rebondissent moins de murs en murs (sauf traitement de l'équivalent des longueurs d'ondes à traiter, avec un coefficient Alpha-Sabine (aS) adapté, soit environ 3m de LDR pour traiter 100Hz)...

400m3 avec un TR de 0,5 environ sont nécessaires pour l'obtention d'une Fc de Schroeder voisine des 100Hz...

Si la Fc de Schroeder se trouve vers les 300Hz, ce qui est le cas généralement dans nos pièces à vivre, voir pire... toutes les fréquences se trouvant dans cette région deviendrons isotropes...
Le pavillon guide de moins en moins dans cette région fréquentielle et ne guidera plus rien sous les 200Hz... là on est en régime modale... dès la sortie de la bouche....

Tout ceci n'est que théorique, mais bon, il faut aussi comprendre pourquoi personne n'utilise de grand pavillon dans des petites salles, en dehors de qqs passionnées de HiFi vintage, dont le jeu consiste a user de pavillons à toute les fréquences, ne pensant qu'au profit théorique de cet usage, mais... en occultant tout les points négatifs de l'approche.

Cet échange avec toi est un peu injuste, car a mon avis, tu es l'un de ce qui maitrise le mieux le principe, mais ça a pour avantage de mieux éclairer encore les points soulevés, j'ai en tout cas bcp de plaisir à être ton contradicteur, car je sais que tu comprends mes objections.
Répondre


Messages dans ce sujet
RE: Le controle de la directivité des grands pavillons, un avantage certain? - par Indien29 - 16/06/2019-17:20:58

Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)