MICROTECH a écrit :je souhaitais provoquer des réactions, mais pas trop brutales. Le cube de Jean Marc utilise la même courant de repos que le Renardson, soit 100mA que son auteur considère comme une class AB froid, courant qui correspondrait à une indifférence thermique, qui évite les emballements et les variations du point de repos.100 mA est celui de la stabilité thermique des Mosfets de sortie empoyés, c'est la même que celle des premiers amplificateurs à Mosfets de Hitachi (autour desquels j'ai bâti mon premier ampli à circuit maison, inverseur, 5 transistors par canal en tout et pour tout, par la suite j'y ai ajouté une source de courant constant au deuxième étage).
La polarisation de l'étage de sortie peut se limiter à une 100 Ω.
A propos des classe B et AB, il faut dire que la distinction a été longtemps très floue. La classe B au sens où chaque branche du push-pull ne passe qu'une alternance et rien de plus est impossible à obtenir. Pourtant les constructeurs d'amplis-op parlent de polarisation en classe B pour leurs produits. Douglas Self a éclairé la situation confuse de la classe B en proposant une définition plus souple au terme.
Citation :Le schéma du Blomley observé à bonne distance, tout comme le Renardson, n'augurent rien de bon...Je crois que Peter Blomley avait breveté son circuit et ce serait la raison pour laquelle il n'aurait pas rencontré de succès. Je joins un schéma d'un hollandais qui a tenté de s'en inspirer. Malheureusement je crains que ce dernier n'ait pas compris le fonctionnement du Blomley.
Citation :Une alimentation simple qui nécessite un condensateur de sortie, un fort taux de contre réaction, un schéma asymétrique...Une alimentation simple... on peut en prendre une régulée, histoire de voir, c'est un essai qui me reste à faire.
Fort taux de contre-réaction ? Aujourd'hui, il y en a qui ne font pas dans la dentelle... En 2011, Samuel Groner a pondu un amplificateur opérationnel en éléments discrets avec 240 dB de contre-réaction, slew-rate +/- 180 V/µs. Il a remis ça en 2017 avec deux amplis-op en cascade, distorsion harmonique annoncée -180 dB. Sont-ce des circuits ou des chiffres qui vont sonner épouvantable aux oreilles de certains ?
Si on limite les excursions en tension de leur sortie, les schémas asymétriques se comportent très bien. De leur côté, les schémas symétriques ont leurs défauts à eux.
Une remarque de Mike Renardson que je n'avais pas retenue jusqu'à présent : son amplificateur a une structure identique à celle d'un des tout premiers amplificateurs à transistors sans transformateurs, le LIN de 1957 (à noter que l'entrée était alimentée par une source de signal d'impédance relativement importante qui déterminait le gain en association avec R2//R10)
Un très gros avantage du Renardson est indirectement du à son nombre limité de composants. Il peut être construit de façon très compacte évitant les habituels soucis de masse, sujets de quantité de fils emmêlés sur les fora. Soulignons que c'est un avantage que l'on peut retrouver avec des circuits de puissance intégrés quarantenaires tels que le TDA2030.
