enregistrement à l'aide d'un microphone
#1
enregistrement à l'aide d'un microphone
Bonjour à tous,

avec ce nouveau sujet, je pense qu'il peut être interessant d'essayer de se pencher sur les caractéristiques de la prise de son à l'aide des microphones conçus au fil du temps.
Ici, certains vont pouvoir partager ce monde qui m'est inconnu et qui malgré tout me touche puisque j'aime écouter les restitutions musicale.

Ce sujet m'est dicté car je viens d'acquérir un micro qui en son temps a bouleversé le monde de la prise du son.
C'est un LMT 3639A le petit frère jumeau du Western Electric 639A.

Ci-joint ses caractéristiques et ses utilisations (en anglais): 
https://www.coutant.org/altec639/index.html

Deux photos de celui qui s'est égaré à la maison.
       

A la lecture, on peut s'apercevoir que pour le 639 il existe plusieurs façon de capter un son et je pense que cette façon de le capter doit avoir une incidence sur la restitution des sons enregistrés. Même lors d'une écoute en monophonie.

Dominique
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#2
RE: enregistrement à l'aide d'un microphone
Salut Dominique
pour dégrossir le sujet, voir déjà des infos sur la directivité :
https://www.projethomestudio.fr/directiv...crophones/
Intéressant ton micro, s'il est comme l'Altec 639, il est en fait universel, 2 technologies ruban et dynamique l'un ou l'autre ou les 2 à la fois... il fait tout... 

Le choix du (ou des) microphones(s) va dépendre aussi de l'acoustique du local, avec un premier choix : veut-on 
1/ extraire la voix ou l'instrument soliste > du local et/ou de l'orchestre, 
ou au contraire 
2/ prendre la voix (ou instrument) principale avec l'acoustique ambiante et les autres chants/ instruments ?

Si 1/
Alors micro cardioïde ou hyper cardioïde (en général un seul micro) car il ne capte que devant (donc pas l'ambiance de l'acoustique)
Et plus on le rapproche, plus il isole la voix qui devient dominante par rapport aux bruits ambiants.
Mais là les fréquences basses sont augmentées, il y a en effet de close miking, proximité, intimité de la voix proche de la bouche, ainsi que des problèmes de changement de volume sonore si la voix se déplace.
La voix du micro principal pris en close miking/ effet de proximité, a tendance à prendre de la place dans un mixage et devient "grosse".
Ça peut être un élément de style musical (voix sussurée au creux de l'oreille... intime à la Françoise Hardy, ou parlée à la Gainsbourg...)
Souvent ce type de prise de son demande égalisation (diminuer le grave) et compression déjà à la prise de son + au mixage (limiter / doser les effets de déplacement/changement de volume). 
Il faut compléter ce micro avec d'autres micros et d'autres prises de son avec des micros dédiés, cardio, omni, ambiance, mono, stéréo, etc... puis en mixant post prise de son les... jusqu'à 128 pistes, avec 1000 effets spaciaux et temporels et traitements dynamiques, débruitage, déesser, égaliser, vocoder, et même ça peut faire le café   Big Grin .

On peut laisser la voix "dry", sans écho/ ni réverbération, ou au contraire ajouter des effets "wet" qui font baigner la voix selon les multiples possibilités offertes par le matos de studio (réberbération et autres). 
Le mastering, + les traffics commerciaux peuvent (mais ce n'est pas obligé...) réduire en bouillie de bits de nombreux disques... et personne ne maitrise plus les chaines audios tant le son passe par 1000 et 1 trafficotages...
Et les prises de sons de ce type ont prises de l'ampleur dans les années 1960, et encore plus avec la généralisatiuon des consoles multipistes, début des années 1970
Ce type de prise de son implique mixage en console de mixage, enregistrement multipistes.
Les musiciens peuvent reprendre telle ou telle prise de son (soit pour chercher la perfction, soit car ils sont mauvais et n'arrivent pas à faire ce qu'un bon musicien fait du premier coup)
La voix peut être panoramiquée au centre ce qui fait qu'il y a sommation mono résultante du même signal sur les 2 canaux stéréo... (piste à suivre pour d'autres questions ?)
Pour des gros studios d'enregistrement, reconnaître qu'une simple prise mono, ou stéréo basique avec une économie de moyens d'un bout à l'autre de la chaine production, pourrait produire le nec plus ultra de la qalité audiophile serait pour ces studios scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Mais il faut aussi d'excellents musiciens qui font du "one take ok", dans de belles acoustiques, + un savoir faire empirique plus que théorique... cela n'est plus à la mode... et peut aussi avoir un coût.

Les micros cardioïdes ou hyper cardioïdes (par ailleurs) sont utilisés en micro chant de scène live, car pas de larsen, isolation de l'orchestre et des retours.
Les chanteurs qui les maitrisent sur scène savent les tenir et les déplacer selon qu'ils chantent fort ou pas.

Ces micros peuvent être electrostatiques ou dynamiques (souvent dynamiques car plus solides, et pas besoin d'alim. fantôme). 

Si 2/
C'est un tout autre monde... 
Un ou plusieurs micros, avec une distance de la voix calculée pour entendre la voix principale mais aussi l'acoustique du local et les autres musiciens.
Micros omnidirectionnels ou en 8 possibles.
Micros d'ambiance stéréo possibles.

Pas d'effets ajoutés au mixage, voir même pas de mixage du tout si la prise de son brute est bien faite. 

Possibilté de doser une voix devant et un orcheste ou une chorale derrière (comme les prises de son des années 1920/30/40/50 ou encore des fois actuellement / ex : certains CD des Moriarty) 
Possibilité alors de mixer un micro principal et un ou des micros d'ambiance.
Mais pas obligé, des fois un seul micro "et basta". Cela pouvait même donner avec la gravure directe du burin, un disque fait à la prise de son directement !
Les musiciens doivent être suffisemment bon car le moindre défaut sera "gravé" et non effaçable/ non réenregistrable.
Si c'est en mono, le graveur peut enregistrer tout le signal musical (sans être gêné par les éventuels problèmes de phases complexes dûs à la stéréo dès qu'on arrive dans le bas du spectre)

Ces micros (plus sensibles aux son faibles) peuvent être electrostatiques ou dynamiques mais de préférence electrostatiques.

Il existe des types de stéréophonies de phase, d'intensité, ou des 2 à la fois.
Si sommation monophonique à la lecture chez soi, elle ne donnera pas les même résultats (piste à suivre pour d'autres questions ?)

Les voix/ instruments/ ont des proportions plus proche de l'écoute réelle qui se fait en général à distances de 1 à 10m (mais jamais en close miking dans la vraie vie)
Les gros pavillons des audiophiles peuvent dans ce cas donner toute l'ampleur et la définition au son sans qu'il devienne "géant".
Les petites enceintes très bien réglées peuvent donner une ampleur étonnante aux espaces stéréo car l'effet stéréo est résultant de 2 canaux qui se complètent et pas que de la dimention en elles mêmes des sources émissives.

Il s'agit en général de musique Jazz ou Classique, parfois live, des années 1940 à maintenant, moins sujettes à surenchères commerciales, le son est généralement moins démoli que sur ce qui est cultisé et hyper médiatisé.

Pour la monophonie... vaste sujet, j'y reviendrai si je trouve par quel bout aborder le truc... hum...
Je dirais juste qu'un bon micro bien placé, donnera déjà des infos sur la proximité des sources sonores (plus c'est près, plus on a en + du son direct, des réflexions premières courtes et moins de champ diffus) et plus le son est éloigné, inversement...
Si un seul micro, en mono, niveau phase c'est idéal... les sons directs et les sons réverbérés sont absolument dissociés sans aucun autre mix que le naturel ambiant... ça peut sonner très réaliste et très dynamique... Comme les prises de son en gravure directe des années 1940... D'autant que si en plus le micro est bien placé, les musiciens idem, dans une acoustique bien choisie... bah... les studios 64 ou 128 pistes à xx00 dollars de l'heure sont quelque part inutiles (en termes de naturel) (ils peuvent faire 1000 fois plus mais ce n'est pas ce qu'un puriste de la belle prise de son demande)
Mébon, ils savent se vendre et se faire croire indispensables. Et répondre aux cahiers des charges du commerce dont ils sont acteurs eux mêmes. (juge et partie)

Voilou, pour un petit début de discussion...

Comme tout résumé, ce que je dis est parfois simplifié... car en réalité il y a des chemins de traverses entre tous concepts et réalisations...
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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#3
RE: enregistrement à l'aide d'un microphone
et bien très beau résumé ! Oui forcément une "simplification" est nécessaire, car tous les chemins comme tu le dis mériteraient un développement complet pour eux seuls.

bien cordialement
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#4
RE: enregistrement à l'aide d'un microphone
Bonjour,

Il y a des vieilleries qui marchaient très bien.
L'enregistrement de Sonny Rollins "way out of west" qui date de 1957 a été fait avec 2 micros et un magnétophone deux pistes, il reste une référence de naturel pour les instruments !
On a bien du mal à trouver des les productions actuelles aussi propres !
Mais alors: "Il est où le progrès technologique ?"
Perso j'ai un RODE M3 qui a un bon rapport qualité prix et ça me suffit.
Denis,
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