le mastering - une vision personnelle
#21
RE: le mastering
Oui mais tu n'exploites pas la dynamique du 24 bits pour arriver à faire ça.
Celà dit c'est sûrement suffisant. J'ai quelques enregistrements qui ressemblent à ça en amplitude.
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#22
RE: le mastering
Raoul ! Mais enfin .... Franchement....  Big Grin Big Grin Big Grin

Aller, vais retourner dans mon studio moi, vive le 32 bit flottant...

Bien cordialement
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#23
RE: le mastering
(04/02/2026-18:31:46)lamouette a écrit : Salut Raoul
Oui à peu près d'accord.
Quand à savoir qui fait plusieurs masters j'ai mes limites mais tout de même le master qui sert à faire un DVD audio ne peut pas être le même que celui qui est fait en mp3 pour les radios. Les masters des différentes plateformes de téléchargements ne sont pas les mêmes et ça s'entend, on peut même parfois détecter des pratiques un peu louches.
Ou alors en ce qui concerne les radios elles  se les bidouillent elles mêmes où  génèrent  la compression dynamique en temps réel sur place, ce que j'ai vu faire à l'époque chez France bleu qui utilisait les CD en réel dans les platines , utilisant un compresseur fabriqué par un ingénieur de la maison de la radio ainsi que le convertisseur , très beau boulot , belle qualité. On ne peut pas en dire autant de beaucoup de radios.
Mais tu ne peux pas faire rentrer la dynamique d'un enregistrement 24 bits dans un 16 bits ou pire dans un mp3 , c'est là que nous divergeons.
Même France Musique est obligée de réduire la dynamique, pas le choix , les radios émettent en analogique d'après mp3. Il y a compression numérique et dynamique.
Par contre les convertisseurs utilisés sont de très grande qualité.


Aucune raison technique dans cette vilaine pratique, 16 bits suffisent largement c'est plus que le rapport signal/bruit d'un micro. C'est purement commercial la musique est consommée principalement en mode nomade ou en voiture. Il faut qu'elle soit capable de couvrir les bruits ambiants sinon personne ne l'écoute...

joël
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#24
RE: le mastering
(04/02/2026-21:40:52)jsilvestre a écrit :
(04/02/2026-18:31:46)lamouette a écrit : Salut Raoul
Oui à peu près d'accord.
Quand à savoir qui fait plusieurs masters j'ai mes limites mais tout de même le master qui sert à faire un DVD audio ne peut pas être le même que celui qui est fait en mp3 pour les radios. Les masters des différentes plateformes de téléchargements ne sont pas les mêmes et ça s'entend, on peut même parfois détecter des pratiques un peu louches.
Ou alors en ce qui concerne les radios elles  se les bidouillent elles mêmes où  génèrent  la compression dynamique en temps réel sur place, ce que j'ai vu faire à l'époque chez France bleu qui utilisait les CD en réel dans les platines , utilisant un compresseur fabriqué par un ingénieur de la maison de la radio ainsi que le convertisseur , très beau boulot , belle qualité. On ne peut pas en dire autant de beaucoup de radios.
Mais tu ne peux pas faire rentrer la dynamique d'un enregistrement 24 bits dans un 16 bits ou pire dans un mp3 , c'est là que nous divergeons.
Même France Musique est obligée de réduire la dynamique, pas le choix , les radios émettent en analogique d'après mp3. Il y a compression numérique et dynamique.
Par contre les convertisseurs utilisés sont de très grande qualité.


Aucune raison technique dans cette vilaine pratique, 16 bits suffisent largement c'est plus que le rapport signal/bruit d'un micro. C'est purement commercial la musique est consommée principalement en mode nomade ou en voiture. Il faut qu'elle soit capable de couvrir les bruits ambiants sinon personne ne l'écoute...

joël
La dynamique oui, mais Raoul va sûrement te répondre que ce n'es pas le soucis , je me souviens bien avoir lu qu'il avait écrit quelque part que lorsque son interlocuteur aura comparé la  qualité d'un mix 32 bits même joué en 24, avec le master en 16 bits il changerait peut être d'avis. Là dessus je le rejoint totalement.
Couvrir les bruits ambiants oui mais l'électronique de l'auto radio pourrait savoir faire en faisant la compression lui même, ou le téléphone etc.
Bref , la compression dynamique est une ânerie, même thxrd me l'a dit en mp et bien sûr je suis d'accord.
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#25
RE: le mastering
(07/11/2024-09:58:59)calivin a écrit : Alors c’est un mystère.
Chaque musicien règle son instrument, ses effets, son jeux, … en cohérence avec le groupe, sa volonté d’ensemble.

Pourquoi rajouter quelque chose en plus de l’équilibrage des niveaux ?

Déjà on a quelques clés en écoutant un enregistrement , beaucoup même.
Sur la scène sonore, le positionnement dans l'espace  des sources, chanteurs, instruments.... ce n'est pas forcément naturel et même si ça l'est ce n'est pas forcément évident à respecter.
Il y a déjà une mise en scène et ça ne se règle pas que par les niveaux , il y a plusieurs techniques. On peut déplacer sur les cotés avec les panoramiques mais avec d'autres techniques, aussi en profondeur et même en hauteur
Il y a la couleur générale , l'emploi d'artifices si besoin, reverbe, comment, combien, quelle couleur de réverbe qui simule quel lieu ? Durée d'extinction , délai ...
Il y a les choix artistiques , que veut on exprimer? On aura une concertation entre artistes et ingés son.
Comme le fait un chef d'orchestre qui peut  moduler la quantité d'instrument pour faire son harmonie , le son désiré peut être harmonisé aussi en studio.
Les EQ etc etc
Au final on a des ambiances comme celles qu'avait David Bowie, complètement différente de ce qu'on a en jazz, encore très différente du classique baroque , du rap etc
Tout ça est artistique.
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#26
RE: le mastering
on pourrait également ressortir ça, pour ceux qui ont oublié ou sont passés à côté.
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#27
RE: le mastering
Bonjour à tous, j'ai relu quelques passage de ce fil.

Pour moi "le mastering" est comme "la voiture", c'est un sujet précis mais très indéfini à la fois.

Pour les productions actuelles en musique classique, je trouve qu'on a globalement du travail assez bien fait, mastering toujours un peu trop "formatant pour les radios" mais ça passe encore.
Pour les rééditions, c'est souvent "la cata" car chaque ingé son en mastering se croit obligé "d'en rajouter" pour justifier son salaire et répondre aux demandes du commerce, et souvent le travail est du saccage audio. Et les nombreuses rééditions font qu'on ne sait plus ni où se trouve ni comment écouter le document original de départ (même avec ses défauts, qui souvent sont préférables aux débruitages et traitement dynamiques et spaciaux intempestifs)

En jazz, un peu pareil, avec (le genre musical et la taille des orchestre obligeant) plus d'instruments électriques et de prises de son acoustiques "en studio"
Le mastering s'applique donc à un travail console plus standardisé (ajouts de réverb artificielles et prise de son de proximité en acoustiques neutre) Et ce mastering peut parfois rendre ce mix de console fourni totalement indigeste, plus qu'en classique. Mais il ya de belles exceptions... il faut écouter et trier.
Les rééditions, pareil, la cata.

En musiques rock, pop, c'est un n'importe quoi, un peu la cour des miracles, et avec l'IA ça va devenir carrément moins que n'importe quoi, ou de la mathématique appliquée, je ne sais si ce concept est énonçable artistiquement parlant avec des qualificatifs humains. Il y a des surprises édifiantes, voir par ex les merveilles que jeanfrancoisW nous montre parfois (Michael Jackson) et qui remettent en question bien des choses. Car il pourrait aussi y avoir de très belles résurrections d'oeuvres injustement sous-cotées avec des remasters actuels de grande qualité (en encore mieux si accompagnés de remix).

Le mastering et le remixage peuvent éteindre ou révéler des oeuvres... méfiance, ce sont des armes à double tranchant ! (meilleur et pire à la fois)
Amitiés, Denis  Smile
système à 6 voies : filtre actif analogique RANE AC23 24db/oct modifié (2x 3 voies + 2 sorties large bande / sorties boosté amplis op 3 alims de course) > sub/ 20 à 40Hz > caisson JBL avec 2x 46cm en sommation mono, grave/ 40 à 125Hz > caissons clos avec 38cm Eminence PF-400, bas-médium/ 125 à 400Hz > pavillons Sato sur moteur BMS 4599ND,  médium/ 400 à 900Hz + filtre passif 6db/oct à partir de 900Hz > pavillons mini WE66 DIY sur moteur BMS 4599HE, haut médium/ 0.9 à 10kHz > pavillons BMS 2250 sur moteur Radian 950PB, extrême aigu/ 10 à 20kHz > JBL 2405. Avec divers amplis tubes DIY "triodes SE sans contre réaction" (sauf ampli sub à transistors). + d'autres systèmes moyens et petits...
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#28
RE: le mastering
Un article que j'avais gardé de côté, attendant d'avoir le temps de le décortiquer :
https://fr.audiofanzine.com/mastering/ed...utile.html

audiofanzine a écrit :Pendant des décen­nies, il s’agis­sait de la fron­tière entre un mix studio et un disque capable d’être écouté dans un salon, sur une platine qui devait litté­ra­le­ment survivre au passage du diamant dans un sillon.
Par deux fois, j'ai produit un vinyle direct mix studio sans mastering, avec la bénédiction du graveur, sans jamais stresser aucune platine.

audiofanzine a écrit :Le vinyle impo­sait ses lois. Un burin devait graver laté­ra­le­ment les infor­ma­tions communes et verti­ca­le­ment les infor­ma­tions de diffé­rence, ce qui condam­nait toute fantai­sie de pano­ra­mique extrême dans le grave sous peine de voir l’ai­guille sauter du sillon. La dyna­mique devait être domp­tée comme un animal sauvage. Une caisse claire trop vive, une basse trop large, un effet de phase un peu joueur pouvait rendre le disque tout simple­ment impos­sible à pres­ser. Ceux qui ont vécu cette époque racontent l’ap­pré­hen­sion de voir le graveur renvoyer le mixeur refaire son travail. Beau­coup ont bâti leur répu­ta­tion sur un simple “ça se grave comme du beurre”.
Oui, les deux miens ont été gravés comme du beurre, direct mix studio sans mastering, sans faire sauter l'aiguille du sillon.
Ce sont les mauvais mixeurs qui se font recaler.

audiofanzine a écrit :Mais surtout, comment s’as­su­rer qu’un morceau reste agréable à écou­ter sachant que personne n’écoute la même chose au même volume, dans le même casque, le même salon, la même voiture ou le même smart­phone.
Pas de mastering si on ne veut pas niveler et sortir un produit moyen pour une écoute de qualité moyenne convenant à la moyenne des auditeurs.

Voilà pourquoi "le meilleur mastering est celui dont on n'a pas besoin" (c'est de moi).
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