Hier-15:28:17
Pink Floyd – Live from the Los Angeles Sports Arena – The legendary Bootleg
Bonjour,
Cet enregistrement live de Pink Floyd, Live From the Los Angeles Sports Arena, est sorti en vinyle le 18 avril à l’occasion du Record Store Day. Il est également disponible en CD ainsi que sur le Blu-ray du 50e anniversaire de Wish You Were Here.
Cette parution constitue une véritable reconnaissance du travail de Mike Millard, qui réalisa de nombreux enregistrements de concerts à l’époque, dont celui-ci en 1975.
Cet enregistrement est un bootleg, c’est-à-dire une captation non officielle réalisée depuis le public. Sa valeur ne réside donc pas dans sa qualité technique, mais dans son importance historique, d’autant plus qu’à l’époque tous les concerts n’étaient pas enregistrés.
Pour cette captation, Mike Millard utilisait un Nakamichi 550.
Trois éléments principaux ressortent :
• une réponse en fréquence limitée, atteignant environ 17 kHz à -3 dB ;
• un rapport signal/bruit d’environ 60 dB, visible dans les analyses spectrales ci-dessous ;
• et un niveau de distorsion relativement élevé, mais tout à fait respectable pour un magnétophone à cassette.
La vraie question est de savoir ce que cela donne à l’écoute, et si Steven Wilson a réussi à accomplir quelques miracles grâce à son travail de restauration et de mastering — ce que nous allons maintenant examiner.
La forme d’onde du CD – version 2026 montre une très bonne dynamique, confirmée par un DR12.
Le graphique ci-dessous compare le spectre du CD – 2026 (courbe blanche) avec celui du vinyle – 2026 (courbe bleue). Les courbes des deux spectres se superposent presque parfaitement entre 200 Hz et 5 kHz. En dessous de 200 Hz, la courbe du CD est légèrement supérieure à celle du vinyle (d’environ 2 à 3 dB). Au-dessus de 5 kHz — et surtout au-delà de 10 kHz — la courbe du vinyle dépasse celle du CD, atteignant jusqu’à 5 dB de plus à 20 kHz. On remarque également une atténuation sensible des hautes fréquences entre 5 kHz et 12 kHz, avec très peu de signal au-dessus de 12 kHz.
La qualité sonore maximale n’est pas ici l’objectif principal : le résultat est très correct pour un enregistrement bootleg, mais reste loin des standards des autres albums. Cependant, ce n’est pas l’essentiel. Ce qui ressort avant tout, c’est le caractère exceptionnel de cette captation live, qui n’existerait pas sans cet enregistrement.
Merci à Mike Millard pour cette archive.
Vous pouvez également retrouver l’analyse complète (avec tous les graphiques et mesures) ICI (lien).
Bonne écoute.
Jean-François
Cet enregistrement live de Pink Floyd, Live From the Los Angeles Sports Arena, est sorti en vinyle le 18 avril à l’occasion du Record Store Day. Il est également disponible en CD ainsi que sur le Blu-ray du 50e anniversaire de Wish You Were Here.
Cette parution constitue une véritable reconnaissance du travail de Mike Millard, qui réalisa de nombreux enregistrements de concerts à l’époque, dont celui-ci en 1975.
Cet enregistrement est un bootleg, c’est-à-dire une captation non officielle réalisée depuis le public. Sa valeur ne réside donc pas dans sa qualité technique, mais dans son importance historique, d’autant plus qu’à l’époque tous les concerts n’étaient pas enregistrés.
Pour cette captation, Mike Millard utilisait un Nakamichi 550.
Trois éléments principaux ressortent :
• une réponse en fréquence limitée, atteignant environ 17 kHz à -3 dB ;
• un rapport signal/bruit d’environ 60 dB, visible dans les analyses spectrales ci-dessous ;
• et un niveau de distorsion relativement élevé, mais tout à fait respectable pour un magnétophone à cassette.
La vraie question est de savoir ce que cela donne à l’écoute, et si Steven Wilson a réussi à accomplir quelques miracles grâce à son travail de restauration et de mastering — ce que nous allons maintenant examiner.
La forme d’onde du CD – version 2026 montre une très bonne dynamique, confirmée par un DR12.
Le graphique ci-dessous compare le spectre du CD – 2026 (courbe blanche) avec celui du vinyle – 2026 (courbe bleue). Les courbes des deux spectres se superposent presque parfaitement entre 200 Hz et 5 kHz. En dessous de 200 Hz, la courbe du CD est légèrement supérieure à celle du vinyle (d’environ 2 à 3 dB). Au-dessus de 5 kHz — et surtout au-delà de 10 kHz — la courbe du vinyle dépasse celle du CD, atteignant jusqu’à 5 dB de plus à 20 kHz. On remarque également une atténuation sensible des hautes fréquences entre 5 kHz et 12 kHz, avec très peu de signal au-dessus de 12 kHz.
La qualité sonore maximale n’est pas ici l’objectif principal : le résultat est très correct pour un enregistrement bootleg, mais reste loin des standards des autres albums. Cependant, ce n’est pas l’essentiel. Ce qui ressort avant tout, c’est le caractère exceptionnel de cette captation live, qui n’existerait pas sans cet enregistrement.
Merci à Mike Millard pour cette archive.
Vous pouvez également retrouver l’analyse complète (avec tous les graphiques et mesures) ICI (lien).
Bonne écoute.
Jean-François


pour ce compte rendu technique.