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Le room gain - Version imprimable +- MELAUDIA :: forums (https://forums.melaudia.net) +-- Forum : espace public (https://forums.melaudia.net/forumdisplay.php?fid=10) +--- Forum : acoustique & psychoacoustique (https://forums.melaudia.net/forumdisplay.php?fid=33) +--- Sujet : Le room gain (/showthread.php?tid=11238) Pages :
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Le room gain - jefourcade - 03/06/2022 Message supprimé RE: Le room gain - Indien29 - 04/06/2022 Bonjour Jean, Belle théorie, merci ! 2 détails - A dimension, il faut rajouter acoustique, car dimension seule n'est que géométrique, hors dans une salle, l'absorption des parois diminue en fonction de leur caractéristiques acoustiques, on a toujours les 2. Par exemple, JPL parle toujours de dimensions acoustiques, sinon il précise de quelle dimension il parle. - En anglais c'est boundary gain. Pour le gain dans une petite pièce (50 / 100m3), je pense que ce qui joue le plus, c'est la façon dont on place l'émetteur dans la pièce (la source ou les sources sonores pourrait s'appeler A) puis l'endroit ou l'auditeur se place en fonction des modes / dimensions acoustiques de la salle, auditeur s'appelant B. En hifi, comme en théorie, le point d'écoute est unique (écoute solitaire obligatoire pour respecter le temporel / phase / centre), il est possible de trouver à la mesure les points idéaux de A et B. Pour cela, il suffit de tester la position B en y plaçant un caisson de grave, puis de tenter de trouver A à l'aide d'une mesure MMM en se déplaçant devant la zone d'écoute, puis réitérer l'opération en bougeant B puis en cherchant encore A. Lorsque le mesure MMM (30 itérations suffisent) montre une coupe sans mode (pic de résonance du placement de B par rapport à A), on a trouver l'emplacement du caisson pour la zone d'écoute. On peut ensuite vérifier le temporel (waterfall ou ondelettes) C'est certe un peu du bricolage, mais ça permet de limiter la casse dans le grave, Patrick Thévenot appel ça l'optimisation du couplage dans la pièce pour le point d'écoute. Ensuite, il est possible de filtrer en faisant par exemple un LR24 acoustique au point d'écoute Les modes sont audibles ailleurs, mais limité sur cette zone théoriquement moins pire. Conclusion, on s'en fou un peu du gain de la pièce, on peut compenser par la puissance de la source émissive, tout ce qui compte, c'est la réponse au point d'écoute qui par ce moyen peut être sensiblement améliorée. Evidement, si on veut plusieurs places comme en HC, rien de tout ça est possible. RE: Le room gain - Bouzouk - 04/06/2022 Intéressant Pour info, dans la littérature française, au moins dans celle de J. Jouhanneau, la première propriété est désignée sous le vocable de directivité d’encastrement.Concernant la remarque de Jean-Marc relative aux dimensions acoustiques, je ne pense pas qu’elle soit pertinente dans le sujet évoqué. De plus, cette notion est assez mal définie puisqu’à chaque mode, correspond à chaque fois, trois dimensions. Il y aurait donc autant de dimensions acoustiques que de modes, et ça complique considérablement la chose. Il serait sans doute plus juste, de résoudre l’équation des ondes avec les conditions aux limites de Robin (impédance quelconque), plutôt que de chercher une correspondance avec la relation usuelle, celle qui utilise la condition d’impédance infinie. Cela dit, la dimension géométrique est très proche de la dimension acoustique de JPL dès lors que les parois sont en maçonnerie lourde. En pratique, ça suffit pour estimer les premiers modes. Ensuite, on affine à la mesure. Bouzouk RE: Le room gain - jefourcade - 04/06/2022 Merci Bachi pour se qualificatif de "directivité d’encastrement" qui évite les anglicisme. J'ai commencé à réaliser un script Scilab pour calculer la réponse à n sources dans une pièce. Je suis parti avec une impédance infinie des murs (mur infiniment rigides). Un projet de plus ... RE: Le room gain - Indien29 - 04/06/2022 Merci pour ta réponse Bachi, très intéressant. N'étant pas acousticien comme JPL ou toi, en lisant JPL, j'ai l'impression qu'il utilise tout le temps ce terme pour justement éviter la confusion avec des dimensions géométriques, sous entendu que la géométrie ne tient pas compte de l'impédance acoustique des murs alors qu'il faut en tenir compte dans tout les calculs. Le TR, qui est une composante majeure du room gain en dépends et vu que le sujet est le Room gain, le terme dimensions acoustique me parait le plus approprié. Le Room gain sera différent dans chaque salle, différent dans 2 salles géométriquement identiques.... mais dont l'impédance acoustique différenciera les 2 à la mesure comme à l'écoute, pas un détail donc. A Jean. Je ne comprends trop l'objet du post, quelle serait la finalité qui permettrait à chacun de tirer une conclusion pour mener une action pour chacun ? Si c'est de la théorie pure, c'est très bien si c'est abordé comme chacun de nous le fait (moi en particulier) ou l'idée est de conforter des points que j'ai mal compris et d'initier le débat, mais il y a peu de compétences de ce niveau (à part Bachi évidement) pour en débattre. Si c'est de la théorie pure, tout me semble déjà clairement abordé dans les livres spécialisés et ça a toujours un lien vers une application / mise en oeuvre, tu y viendra ensuite j'espère ! Par exemple, que faire ou ne pas faire etc... RE: Le room gain - Bouzouk - 04/06/2022 Pour être plus précis, dans le domaine unidimensionnel et avec la condition d’impédance infinie, les fréquences propres se déterminent d’après la relation usuelle: fn=nc/(2L) où L est la longueur géométrique. JPL a transformé la formule pour écrire L=nc/(2fn) où cette fois L est la longueur dite acoustique. Tu remarqueras que L est dépendant maintenant de l’indice n (n=1, 2, 3 ...), donc il faudrait écrite Ln=nc/(2fn). Autrement dit, il y a plusieurs longueurs acoustiques L1, L2 .... En fait, JPL cherche à faire correspondre une longueur à chaque fréquence propre. Mais pour être rigoureux, il faudrait plutôt dire dimension équivalente dans la condition de Neumann ou encore dimension équivalente dans la condition d’impédance infinie. À quoi ça sert ? À rien, si tu as conscience que la relation utilisée n’est valable que pour des parois dont l’impédance est infinie (ou d’admittance nulle). Je pense que JPL a voulu se faire un petit plaisir en laissant une trace sur le Web en introduisant d’une nouvelle grandeur acoustique. Mais il faudrait lui demander. Pour en revenir au sujet, Jean indique que la pression acoustique en deçà de la plus petite fréquence propre est théoriquement constante si la pièce est parfaitement étanche. Ce n’est pas de la théorie pure et bien une question déterminante notamment pour ceux qui s’intéressent à la qualité sonore dans les petits espaces, le car audio par exemple. J'ai commencé à réaliser un script Scilab pour calculer la réponse à n sources dans une pièce. Je suis parti avec une impédance infinie des murs (mur infiniment rigides). Un projet de plus ... Un très gros chantier... j'ai hâte de pouvoir le résultat. Extra Bouzoul RE: Le room gain - EBA - 04/06/2022 Bonjour Jean, En ce qui concerne la puissance nécessaire à une compression dans une salle semi réverbérante. Afin de vérifier si des amplis mono étage de faible puissance pouvaient convenir pour piloter des compressions: Le départ du travail était en 2012 et c'est prolongé pendant cinq ans. Des mesures de puissances en conditions réelles ont été faites avec micro étalonné, carte son Arta, step, oscillo et gbf. Les niveaux se situaient entre 85 dB et 100 dB ce dernier étant insuportable en continu. De mémoire on ne dépasse pas le 1/4 de watt. Puis des amplis à un seul étage furent testés, sur Tad 2001 et pb950. Le plus petit une seule EC8010, de 0,5 watt, fut le seul à être trop juste en puissance, avec un effet d'ecretage rapide provoquant des duretés sur les fortés et sur TAD 2001. Les précédents ou suivants de 1 watt et jusqu'à 4 watts convenaient tous. Je souligne avoir testé avec des niveaux forts mais supportables durablement sans se faire mal à la tête. Le dernier essai fut un WE437A à double tube de 2 watts, superbe son, sans que je puisse le départager des E55L sur mon système. Après ces 5 années d'essais, 5 watts ou 2 watts me semble encore trop élevé. Écoute dans trois pieces différentes, de 45 m2 à 120 m2 semi traitées pour la plus petite et non traitées pour les deux autes. Un petit watt voir tout petit comme l'a dit l'indien 29 me semble plus proche de la réalité. Il y a une dizaine de ces amplis en France chez différents propriétaires dont certains écoutent fort. Jamais eu de retour de limite de puissance. Eric RE: Le room gain - Indien29 - 04/06/2022 Sur les compressions, l’idéal est d’utiliser des amplis à faibles gains internes pour limiter le souffle, car avec 112 voir 115dB de rendement avec un petit watt, ça souffle ! J’utilise des amplis avec gain interne réglables, souvent 26dB mais moins c’est mieux encore, la puissance est par contre forte 50w et même plus pour s’assurer un gros facteur de crête car ce qui casse une compression, c’est l’ecretage de l’ampli, faut donc une grosse réserve, surtout en cas de fausse manip Pour le gain, Jim qui a une salle tres silencieuse modifié des Yam P2500 dont il réduit le gain interne, c’est ce que j’utilise aussi, l’oreille sur le pavillon ne montre par de souffle, l’ampli est super silencieux J’ai aussi essayé des amplis à lampes, dont un petit bijou fabriqué par Gilougilou, très agréable, bien que je n’ai pas comparé en ABX pour juger, mais l’écoute était bonne RE: Le room gain - EBA - 05/06/2022 Bonjour, En ce qui concerne les amplis cités , il ne produisent aucun souffle, on off idem l'oreille dans le pavillon. En ce qui concerne la puissance sur compression, d'autres utilisateurs pilotes leurs compressions avec des amplis mono étage. Jacque LE DAUPHIN, E55L de très faible puissance. Un autre m'a contacté, il utilise depuis les années 80 un Spud de 4 tubes PT100 en // soit 2 watts max et un Spud E55L 1,6 watt ou 3 watts, 2 tubes en //. Eric Autre point, Un écrétage est forme de distortion qui tout comme une guitare électrique saturée au max va distorde le son. Une compression casse que si on lui injecte une puissance au delà de sa puissance maxi constructeur à une fréquence donnée. En utilisation Hi-Fi, le fait de descendre en-dessous des préconisations en fréquences constructeur en lui injectant une puissance qu'elle ne peut supporter, pourra conduire à la casse aussi. Mais toute forme de distortion en dessous des limites de puissance non, sinon à chaque fois que vous écouter ACDC ou du métal ou toute forme de musique hyper distordue les compressions casseraient. J'ai utilsé ces tous petits amplis pendant 7 ans, je n'ai jamais eu de casse ou autre détérioration. Eric RE: Le room gain - jefourcade - 06/06/2022 Oui, une compression casse principalement quand le diaphragme entre en contact avec la pièce de phase. Cela est principalement dû à une puissance trop élevée à la fréquence utilisée. On peut très bien utiliser les compressions avec des fréquences plus basses que recommandées par les constructeurs mais à la condition de diminuer la puissance. D'ailleurs, les puissances admissibles de la TAD 2001 sont de 40W, 30W et 20W pour des fréquences de coupures respectivement de de 800 hz, 700 hz, 600hz. L'écrêtage qui génère des harmoniques supérieures au fondamental en théorie ne peut donc pas abimer une compression sauf si celui-ci n'est pas symétrique et génère une composante continue. Mais je ne connais pas bien ce sujet. |