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RE: le mastering - lamouette - 04/02/2026 Oui mais tu n'exploites pas la dynamique du 24 bits pour arriver à faire ça. Celà dit c'est sûrement suffisant. J'ai quelques enregistrements qui ressemblent à ça en amplitude. RE: le mastering - banzai - 04/02/2026 Raoul ! Mais enfin .... Franchement.... ![]() Aller, vais retourner dans mon studio moi, vive le 32 bit flottant... Bien cordialement RE: le mastering - jsilvestre - 04/02/2026 (04/02/2026-18:31:46)lamouette a écrit : Salut Raoul Aucune raison technique dans cette vilaine pratique, 16 bits suffisent largement c'est plus que le rapport signal/bruit d'un micro. C'est purement commercial la musique est consommée principalement en mode nomade ou en voiture. Il faut qu'elle soit capable de couvrir les bruits ambiants sinon personne ne l'écoute... joël RE: le mastering - lamouette - 04/02/2026 (04/02/2026-21:40:52)jsilvestre a écrit :La dynamique oui, mais Raoul va sûrement te répondre que ce n'es pas le soucis , je me souviens bien avoir lu qu'il avait écrit quelque part que lorsque son interlocuteur aura comparé la qualité d'un mix 32 bits même joué en 24, avec le master en 16 bits il changerait peut être d'avis. Là dessus je le rejoint totalement.(04/02/2026-18:31:46)lamouette a écrit : Salut Raoul Couvrir les bruits ambiants oui mais l'électronique de l'auto radio pourrait savoir faire en faisant la compression lui même, ou le téléphone etc. Bref , la compression dynamique est une ânerie, même thxrd me l'a dit en mp et bien sûr je suis d'accord. RE: le mastering - lamouette - 05/02/2026 (07/11/2024-09:58:59)calivin a écrit : Alors c’est un mystère. Déjà on a quelques clés en écoutant un enregistrement , beaucoup même. Sur la scène sonore, le positionnement dans l'espace des sources, chanteurs, instruments.... ce n'est pas forcément naturel et même si ça l'est ce n'est pas forcément évident à respecter. Il y a déjà une mise en scène et ça ne se règle pas que par les niveaux , il y a plusieurs techniques. On peut déplacer sur les cotés avec les panoramiques mais avec d'autres techniques, aussi en profondeur et même en hauteur Il y a la couleur générale , l'emploi d'artifices si besoin, reverbe, comment, combien, quelle couleur de réverbe qui simule quel lieu ? Durée d'extinction , délai ... Il y a les choix artistiques , que veut on exprimer? On aura une concertation entre artistes et ingés son. Comme le fait un chef d'orchestre qui peut moduler la quantité d'instrument pour faire son harmonie , le son désiré peut être harmonisé aussi en studio. Les EQ etc etc Au final on a des ambiances comme celles qu'avait David Bowie, complètement différente de ce qu'on a en jazz, encore très différente du classique baroque , du rap etc Tout ça est artistique. RE: le mastering - raoul - 16/05/2026 on pourrait également ressortir ça, pour ceux qui ont oublié ou sont passés à côté. RE: le mastering - dechab58 - 18/05/2026 Bonjour à tous, j'ai relu quelques passage de ce fil. Pour moi "le mastering" est comme "la voiture", c'est un sujet précis mais très indéfini à la fois. Pour les productions actuelles en musique classique, je trouve qu'on a globalement du travail assez bien fait, mastering toujours un peu trop "formatant pour les radios" mais ça passe encore. Pour les rééditions, c'est souvent "la cata" car chaque ingé son en mastering se croit obligé "d'en rajouter" pour justifier son salaire et répondre aux demandes du commerce, et souvent le travail est du saccage audio. Et les nombreuses rééditions font qu'on ne sait plus ni où se trouve ni comment écouter le document original de départ (même avec ses défauts, qui souvent sont préférables aux débruitages et traitement dynamiques et spaciaux intempestifs) En jazz, un peu pareil, avec (le genre musical et la taille des orchestre obligeant) plus d'instruments électriques et de prises de son acoustiques "en studio" Le mastering s'applique donc à un travail console plus standardisé (ajouts de réverb artificielles et prise de son de proximité en acoustiques neutre) Et ce mastering peut parfois rendre ce mix de console fourni totalement indigeste, plus qu'en classique. Mais il ya de belles exceptions... il faut écouter et trier. Les rééditions, pareil, la cata. En musiques rock, pop, c'est un n'importe quoi, un peu la cour des miracles, et avec l'IA ça va devenir carrément moins que n'importe quoi, ou de la mathématique appliquée, je ne sais si ce concept est énonçable artistiquement parlant avec des qualificatifs humains. Il y a des surprises édifiantes, voir par ex les merveilles que jeanfrancoisW nous montre parfois (Michael Jackson) et qui remettent en question bien des choses. Car il pourrait aussi y avoir de très belles résurrections d'oeuvres injustement sous-cotées avec des remasters actuels de grande qualité (en encore mieux si accompagnés de remix). Le mastering et le remixage peuvent éteindre ou révéler des oeuvres... méfiance, ce sont des armes à double tranchant ! (meilleur et pire à la fois) RE: le mastering - raoul - 18/05/2026 Un article que j'avais gardé de côté, attendant d'avoir le temps de le décortiquer : https://fr.audiofanzine.com/mastering/editorial/dossiers/le-mastering-est-il-devenu-inutile.html audiofanzine a écrit :Pendant des décennies, il s’agissait de la frontière entre un mix studio et un disque capable d’être écouté dans un salon, sur une platine qui devait littéralement survivre au passage du diamant dans un sillon.Par deux fois, j'ai produit un vinyle direct mix studio sans mastering, avec la bénédiction du graveur, sans jamais stresser aucune platine. audiofanzine a écrit :Le vinyle imposait ses lois. Un burin devait graver latéralement les informations communes et verticalement les informations de différence, ce qui condamnait toute fantaisie de panoramique extrême dans le grave sous peine de voir l’aiguille sauter du sillon. La dynamique devait être domptée comme un animal sauvage. Une caisse claire trop vive, une basse trop large, un effet de phase un peu joueur pouvait rendre le disque tout simplement impossible à presser. Ceux qui ont vécu cette époque racontent l’appréhension de voir le graveur renvoyer le mixeur refaire son travail. Beaucoup ont bâti leur réputation sur un simple “ça se grave comme du beurre”.Oui, les deux miens ont été gravés comme du beurre, direct mix studio sans mastering, sans faire sauter l'aiguille du sillon. Ce sont les mauvais mixeurs qui se font recaler. audiofanzine a écrit :Mais surtout, comment s’assurer qu’un morceau reste agréable à écouter sachant que personne n’écoute la même chose au même volume, dans le même casque, le même salon, la même voiture ou le même smartphone.Pas de mastering si on ne veut pas niveler et sortir un produit moyen pour une écoute de qualité moyenne convenant à la moyenne des auditeurs. Voilà pourquoi "le meilleur mastering est celui dont on n'a pas besoin" (c'est de moi). |