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Tout est dit... - xtof - 11/05/2026

Cool 

Bonjour à tous, 
Je viens de visionner la dernière vidéo de Florent Garcia (bien connu pour ses analyses pédagogiques) intitulée "Pourquoi tout le monde adore le vinyle alors que c'est objectivement nul ?"

https://www.youtube.com/watch?v=9Shl6XXU7rE

Au-delà du titre provocateur, il soulève un point fondamental qui mérite que l'on s'y attarde : le numérique est aujourd'hui la base technique incontournable de la quasi-totalité de la production vinyle.

Voici les arguments qui montrent que le vinyle moderne est, par nature, un produit du numérique :
  1. La chaîne de production (DDA/DDT) : De l'enregistrement au mixage, 99 % des productions actuelles sont réalisées sous station de travail numérique (DAW). Même pour les rééditions, le passage par un transfert numérique haute résolution est devenu la norme pour restaurer les bandes et préparer le master de gravure.
  2. La gravure assistée par ordinateur : Lors de la gravure sur laque, les tours (lathes) modernes utilisent souvent des lignes de retard numériques (Digital Delay Lines). Cela permet d'analyser le signal quelques millisecondes avant que le burin ne touche la laque pour ajuster l'espacement des sillons en fonction de l'amplitude (surtout dans le grave).
  3. Le mastering correctif : Les limitations physiques du vinyle (distorsion de fin de disque, gestion des basses en mono via des "Elliptical EQ", gestion des sifflantes avec des de-essers) sont aujourd'hui traitées avec une précision chirurgicale grâce aux outils numériques de mastering avant même que le signal n'atteigne la tête de gravure.
  4. Le cas des fichiers Hi-Res comme source : Les maisons de pressage reçoivent généralement des fichiers 24 bits / 96 kHz ou 192 kHz. Le vinyle devient alors, techniquement, un convertisseur numérique-analogique passif en plastique.
Le travail de Jean-François Wiorek sur son site MagicVinylDigital est à ce titre exemplaire. Ses analyses techniques (spectrogrammes, mesures de Dynamic Range - DR) montrent un paradoxe fascinant : le vinyle "sonne" souvent mieux parce qu'il impose une contrainte technique salutaire.

https://www.reddit.com/r/audiophile/comments/1k92vhv/vinyl_succumbs_to_loudness_war_more_than_just/

Sur MagicVinylDigital, on voit clairement que la version dématérialisée est souvent victime de la Loudness War (compression de dynamique agressive pour sonner fort), alors que la version vinyle conserve une dynamique bien plus élevée. Non pas parce que le support est supérieur, mais parce qu'un master "brickwallé" (écrasé) ferait littéralement sauter le diamant du sillon !

Ma question est donc la suivante : Si tout est dit, pourquoi n'avons-nous pas accès, sur les plateformes de streaming (Qobuz, Tidal...), au "Vinyl Master" ? Techniquement, rien n'empêche les labels de nous fournir le fichier numérique haute résolution (celui-là même qui a servi à la gravure) sans la compression dynamique de la version "standard". On aurait alors la dynamique exceptionnelle du vinyle et la propreté absolue du numérique (sans les craquements, le souffle et la distorsion de fin de face).
Qu’en pensez-vous ? Est-ce une stratégie purement commerciale pour forcer les audiophiles à acheter les deux supports ?

Au plaisir de lire vos avis.

Bonne soirée

Christophe.

PS : Le jour où l'on trouvera les "Vinyl Master" sur les plateformes de streaming je m'abonnerai  Big Grin


RE: Tout est dit... - lamouette - 11/05/2026

Bonsoir Xtof. Tout n'est pas dit .
Certains oublient que lorsque qu'on lit un vinyle on reste en analogique et si la qualité est là et le matériel qui suit , cette qualité va suivre. Peu importe qu'il y ait eu des phases numériques avant , celà a été fait avec du matériel de grande qualité qui n'a pas altéré le message.
Avec le numérique est ce qu'on a forcément une bonne qualité chez soi? Avec toute l'armada de matériel numérique qu'il faut jusqu'à la conversion et selon la qualité du convertisseur et de tout le matériel rien n'est sûr, nous n'avons pas les moyens des maisons de production.
Je crois qu'on est encore dans le mythe du numérique parfait qui en fait n'existe pas en audio, surtout au niveau domestique.
Tu n'aura pas le vinyl master , tu n'as pas forcément le matériel pour le lire correctement Smile
Qu'on nous fournisse simplement le numérique avec une dynamique exceptionnelle, car c'est tout à fait possible.
J'ai bien entendu parfois des qualités de retransmissions radio exceptionelles qui passent pourtant par des phase numériques justement parce que le matériel de conversion utilisé par Radio France était meilleur que le mien et qu'en analogique je n'avais donc pas de conversion à faire.


RE: Tout est dit... - raoul - 11/05/2026

Bonjour Christophe,

Je n'ai pas encore visionné les vidéos, puisque j'ai commencé à écouter de la musique et qu'il faudrait une raison bien plus impérieuse pour que je change de programme.

(Hier-20:53:43)xtof a écrit : ...
Au-delà du titre provocateur, il soulève un point fondamental qui mérite que l'on s'y attarde : le numérique est aujourd'hui la base technique incontournable de la quasi-totalité de la production vinyle.
oui, et alors ?
hébé, il y a quoi d'autre à dire une fois qu'on a donné ce constat ?

(Hier-20:53:43)xtof a écrit : Voici les arguments qui montrent que le vinyle moderne est, par nature, un produit du numérique :
  1. La chaîne de production (DDA/DDT) : De l'enregistrement au mixage, 99 % des productions actuelles sont réalisées sous station de travail numérique (DAW). Même pour les rééditions, le passage par un transfert numérique haute résolution est devenu la norme pour restaurer les bandes et préparer le master de gravure.

  1. oui, qui conteste que les vinyles d'aujourd'hui descendent de l'arbre numérique ?
    hébé, il y a quoi d'autre à dire une fois qu'on a donné ce constat ?

    (Hier-20:53:43)xtof a écrit :
  2. La gravure assistée par ordinateur : Lors de la gravure sur laque, les tours (lathes) modernes utilisent souvent des lignes de retard numériques (Digital Delay Lines). Cela permet d'analyser le signal quelques millisecondes avant que le burin ne touche la laque pour ajuster l'espacement des sillons en fonction de l'amplitude (surtout dans le grave).
  3. Un bon graveur aura analysé le signal préalablement à la phase de gravure à proprement parler.
    Et puis, ce délai numérique doit pouvoir intervenir avant la conversion DA.

    (Hier-20:53:43)xtof a écrit :
  4. Le mastering correctif : Les limitations physiques du vinyle (distorsion de fin de disque, gestion des basses en mono via des "Elliptical EQ", gestion des sifflantes avec des de-essers) sont aujourd'hui traitées avec une précision chirurgicale grâce aux outils numériques de mastering avant même que le signal n'atteigne la tête de gravure.
  5. Pour les deux vinyles que j'ai produits, avec deux graveurs différents, j'ai expressément demandé à vérifier si les disques pouvaient être gravés sans appliquer AUCUNE correction. À chaque fois la réponse était positive, donc mes disques ont été gravés sans correction AUCUNE du master.
    Pour ce qui est de la fin de disque, yaka moins remplir pour en rester loin.

    (Hier-20:53:43)xtof a écrit :
  6. Le cas des fichiers Hi-Res comme source : Les maisons de pressage reçoivent généralement des fichiers 24 bits / 96 kHz ou 192 kHz. Le vinyle devient alors, techniquement, un convertisseur numérique-analogique passif en plastique.
[*][*]

[*]oui, et alors ?

(Hier-20:53:43)xtof a écrit : Le travail de Jean-François Wiorek sur son site MagicVinylDigital est à ce titre exemplaire. Ses analyses techniques (spectrogrammes, mesures de Dynamic Range - DR) montrent un paradoxe fascinant : le vinyle "sonne" souvent mieux parce qu'il impose une contrainte technique salutaire.
quelle est cette contrainte salutaire ?
comment cette contrainte agit sur le son du vinyle ?

(Hier-20:53:43)xtof a écrit : Sur MagicVinylDigital, on voit clairement que la version dématérialisée est souvent victime de la Loudness War (compression de dynamique agressive pour sonner fort), alors que la version vinyle conserve une dynamique bien plus élevée. Non pas parce que le support est supérieur, mais parce qu'un master "brickwallé" (écrasé) ferait littéralement sauter le diamant du sillon !
analyse erronée, la musique numérique est compressée par/pour les médias de masse pour uniformiser l'offre, le vinyle n'intégrant pas ce circuit peut se permettre le luxe de ne pas être compressé, la compression donne un niveau fort tout le temps et non pas pas un niveau plus fort que si ça n'était pas compressé

(Hier-20:53:43)xtof a écrit : Ma question est donc la suivante : Si tout est dit,
non, tout n'a pas été dit, le discours que tu reproduit enfonce des portes ouvertes et passe à côté de l'essentiel

(Hier-20:53:43)xtof a écrit : ... pourquoi n'avons-nous pas accès, sur les plateformes de streaming (Qobuz, Tidal...), au "Vinyl Master" ? Techniquement, rien n'empêche les labels de nous fournir le fichier numérique haute résolution (celui-là même qui a servi à la gravure) sans la compression dynamique de la version "standard". On aurait alors la dynamique exceptionnelle du vinyle et la propreté absolue du numérique (sans les craquements, le souffle et la distorsion de fin de face).
Qu’en pensez-vous ? Est-ce une stratégie purement commerciale pour forcer les audiophiles à acheter les deux supports ?
...
PS : Le jour où l'on trouvera les "Vinyl Masrter" sur les plateformes de streaming je m'abonnerai  Big Grin
les maisons de disque ont simplement la trouille de se faire pirater si elles mettaient sur le marché ces fichiers.

pour les deux vinyles que j'ai produits, le master studio est offert au souscripteur, avec l'accord des artistes.
alors tu peux venir https://akelson.com/productions/
(le troisième n'a pas encore vu le jour faute de souscripteurs)


RE: Tout est dit... - xtof - 11/05/2026

(Hier-21:59:05)lamouette a écrit : Bonsoir Xtof.  Tout n'est pas dit .
Certains oublient  que lorsque qu'on lit un vinyle on reste en analogique et si la qualité est là et le matériel qui suit , cette qualité va suivre. Peu importe qu'il y ait eu des phases numériques avant , celà a été fait avec du matériel de grande qualité qui n'a pas altéré le message.
Avec le numérique est ce qu'on a forcément une bonne qualité  chez soi? Avec toute l'armada de matériel numérique qu'il faut jusqu'à la conversion et selon la qualité du convertisseur et de tout le matériel  rien n'est sûr, nous n'avons pas les moyens des maisons de production.
Je crois qu'on est encore dans le mythe du numérique parfait qui en fait n'existe pas en audio, surtout au niveau domestique.
Tu n'aura pas le vinyl master , tu n'as pas forcément le matériel pour le lire correctement Smile
Qu'on nous fournisse simplement le numérique avec une dynamique exceptionnelle, car c'est tout à fait possible.
J'ai bien entendu parfois des qualités de retransmissions radio exceptionelles qui passent pourtant par des  phase numériques  justement parce que le matériel de conversion utilisé par Radio France était meilleur que le mien et qu'en analogique je n'avais donc pas de conversion à faire.

Bonsoir lamouette,

C'est vrai pour les vinyles d'époque, mais il ne faut pas occulter les limites physiques de la gravure. Entre l'usure du support de qualité variable, les erreurs de tracking et le fait que la qualité technique se dégrade à mesure que l'on se rapproche du centre du disque (vitesse linéaire plus faible), on perd souvent plus d'informations lors du pressage que lors d'une numérisation haute résolution. Au final, la fidélité intrinsèque de la bande magnétique originale est souvent mieux préservée par un transfert numérique rigoureux que par les contraintes mécaniques du vinyle.

Bonne soirée,
Christophe.


RE: Tout est dit... - xtof - 11/05/2026

Raoul à écrit : 

quelle est cette contrainte salutaire ?
comment cette contrainte agit sur le son du vinyle ?

La contrainte salutaire, c'est que le vinyle agit comme un garde-fou physique : il punit immédiatement les mauvais réglages de la guerre du volume par un son inécoutable ou un disque illisible, forçant ainsi les labels à nous rendre la dynamique qu'ils nous volent en numérique.

les maisons de disque ont simplement la trouille de se faire pirater si elles mettaient sur le marché ces fichiers.


Je pense que c'est avant tout une stratégie de segmentation. Le 'Master Numérique' est calibré pour une écoute tout terrain (voiture, smartphone, enceintes connectées), là où le volume doit être constant. Le vinyle est vendu comme un objet premium pour une écoute attentive. Si les labels donnaient le master dynamique en streaming, ils perdraient l'un des principaux arguments de vente du vinyle : ce fameux 'son différent' qui est, en réalité, souvent juste un master moins compressé.

De plus, proposer le 'Vinyl Master' en numérique, ce serait admettre que la supériorité du vinyle ne vient pas du support en lui-même, mais du fait qu'on a volontairement dégradé la version numérique. Commercialement, c'est un aveu difficile à faire pour l'industrie.

Bonne soirée,
Christophe.


RE: Tout est dit... - raoul - 11/05/2026

(Hier-22:43:22)xtof a écrit : Raoul à écrit : 

quelle est cette contrainte salutaire ?
comment cette contrainte agit sur le son du vinyle ?

La contrainte salutaire, c'est que le vinyle agit comme un garde-fou physique : il punit immédiatement les mauvais réglages de la guerre du volume par un son inécoutable ou un disque illisible, forçant ainsi les labels à nous rendre la dynamique qu'ils nous volent en numérique.
un vinyle avec une dynamique compressée est tout aussi lisible que si la dynamique était "normale".
un vinyle avec une dynamique compressée est tout aussi inécoutable que le média numérique correspondant.

(Hier-22:43:22)xtof a écrit : les maisons de disque ont simplement la trouille de se faire pirater si elles mettaient sur le marché ces fichiers.


Je pense que c'est avant tout une stratégie de segmentation. Le 'Master Numérique' est calibré pour une écoute tout terrain (voiture, smartphone, enceintes connectées), là où le volume doit être constant. Le vinyle est vendu comme un objet premium pour une écoute attentive. Si les labels donnaient le master dynamique en streaming, ils perdraient l'un des principaux arguments de vente du vinyle : ce fameux 'son différent' qui est, en réalité, souvent juste un master moins compressé.

De plus, proposer le 'Vinyl Master' en numérique, ce serait admettre que la supériorité du vinyle ne vient pas du support en lui-même, mais du fait qu'on a volontairement dégradé la version numérique. Commercialement, c'est un aveu difficile à faire pour l'industrie.
si tu sais tout ça pourquoi tu as posé toutes ces questions ?


RE: Tout est dit... - xtof - 11/05/2026

(Hier-22:53:27)raoul a écrit :
(Hier-22:43:22)xtof a écrit : Raoul à écrit : 

quelle est cette contrainte salutaire ?
comment cette contrainte agit sur le son du vinyle ?

La contrainte salutaire, c'est que le vinyle agit comme un garde-fou physique : il punit immédiatement les mauvais réglages de la guerre du volume par un son inécoutable ou un disque illisible, forçant ainsi les labels à nous rendre la dynamique qu'ils nous volent en numérique.

les maisons de disque ont simplement la trouille de se faire pirater si elles mettaient sur le marché ces fichiers.


Je pense que c'est avant tout une stratégie de segmentation. Le 'Master Numérique' est calibré pour une écoute tout terrain (voiture, smartphone, enceintes connectées), là où le volume doit être constant. Le vinyle est vendu comme un objet premium pour une écoute attentive. Si les labels donnaient le master dynamique en streaming, ils perdraient l'un des principaux arguments de vente du vinyle : ce fameux 'son différent' qui est, en réalité, souvent juste un master moins compressé.

De plus, proposer le 'Vinyl Master' en numérique, ce serait admettre que la supériorité du vinyle ne vient pas du support en lui-même, mais du fait qu'on a volontairement dégradé la version numérique. Commercialement, c'est un aveu difficile à faire pour l'industrie.

Bonne soirée,
Christophe.

si tu sais tout ça pourquoi tu as posé toutes ces questions ?
 Détrompe-toi Raoul, je ne prétends pas 'tout savoir'. Si je pose ces questions au départ, c'est justement parce que le sujet est complexe et que j'essaie de confronter mes propres réflexions avec les tiennes.

Poser des questions est le seul moyen d'aller au bout d'un sujet aussi complexe que le mastering. Ce que j'ai exposé plus haut ne sort pas d'un chapeau : c'est l'analyse logique des mesures de Dynamic Range (DR) et des contraintes physiques de gravure. Si je pose la question du 'pourquoi', c'est pour que nous puissions analyser ensemble pourquoi un support techniquement inférieur comme le vinyle finit souvent avec une meilleure partition dynamique qu'un flux numérique HD. C'est ce paradoxe-là qui m'intéresse.

Bonne soirée,
Christophe.


RE: Tout est dit... - RM8Kinoshita - 11/05/2026

(Hier-22:31:21)xtof a écrit : ... C'est vrai pour les vinyles d'époque, mais il ne faut pas occulter les limites physiques de la gravure. Entre l'usure du support de qualité variable, les erreurs de tracking et le fait que la qualité technique se dégrade à mesure que l'on se rapproche du centre du disque (vitesse linéaire plus faible), on perd souvent plus d'informations lors du pressage que lors d'une numérisation haute résolution. Au final, la fidélité intrinsèque de la bande magnétique originale est souvent mieux préservée par un transfert numérique rigoureux que par les contraintes mécaniques du vinyle.

Une vérité, dite très clairement en plus !  Merci xtof.

Même avec le meilleur des matériels, à la gravure le signal ne subit-il pas des déperditions inévitables, ne se voit-il pas greffer des défauts irrattrapables en passant du domaine électrique au domaine mécanique, à travers les bobines et le stylet du graveur ? 

L'opération inverse à la lecture n'est-elle pas une étape de déperditions de plus, ... qu'on tente de réduire du mieux possible.

Pour le signal, cela ne représente-t-il pas une double conversion, électrique vers mécanique (pas lossless) à la gravure, et mécanique vers électrique à la lecture (pas lossless non plus) ? 

Sans doute pire qu'une double conversion AD/DA avec du matériel numérique qualitatif récent.


Bonne soirée,

@+
.


RE: Tout est dit... - lamouette - 11/05/2026

(Hier-22:31:21)xtof a écrit :
(Hier-21:59:05)lamouette a écrit : Bonsoir Xtof.  Tout n'est pas dit .
Certains oublient  que lorsque qu'on lit un vinyle on reste en analogique et si la qualité est là et le matériel qui suit , cette qualité va suivre. Peu importe qu'il y ait eu des phases numériques avant , celà a été fait avec du matériel de grande qualité qui n'a pas altéré le message.
Avec le numérique est ce qu'on a forcément une bonne qualité  chez soi? Avec toute l'armada de matériel numérique qu'il faut jusqu'à la conversion et selon la qualité du convertisseur et de tout le matériel  rien n'est sûr, nous n'avons pas les moyens des maisons de production.
Je crois qu'on est encore dans le mythe du numérique parfait qui en fait n'existe pas en audio, surtout au niveau domestique.
Tu n'aura pas le vinyl master , tu n'as pas forcément le matériel pour le lire correctement Smile
Qu'on nous fournisse simplement le numérique avec une dynamique exceptionnelle, car c'est tout à fait possible.
J'ai bien entendu parfois des qualités de retransmissions radio exceptionelles qui passent pourtant par des  phase numériques  justement parce que le matériel de conversion utilisé par Radio France était meilleur que le mien et qu'en analogique je n'avais donc pas de conversion à faire.

Bonsoir lamouette,

C'est vrai pour les vinyles d'époque, mais il ne faut pas occulter les limites physiques de la gravure. Entre l'usure du support de qualité variable, les erreurs de tracking et le fait que la qualité technique se dégrade à mesure que l'on se rapproche du centre du disque (vitesse linéaire plus faible), on perd souvent plus d'informations lors du pressage que lors d'une numérisation haute résolution. Au final, la fidélité intrinsèque de la bande magnétique originale est souvent mieux préservée par un transfert numérique rigoureux que par les contraintes mécaniques du vinyle.

Bonne soirée,
Christophe.

Bien sur Wink Mais quelque part c'est un faux débat car le support vinyle n'est de toute façon  pas un vrai support de conservation à part ceux qui ont été faits en gravure directe.
Donc on ne transfère pas du vinyle au numérique mais de la bande au numérique. Où est le problème? Où est le problème que ça repasse en vinyle si c'est très bien fait? Même si il y a des pertes mécaniques tu aura des pertes de qualité aussi avec ton matos numérique amateur.

Cette phrase est franchement impertinente: "Pourquoi tout le monde adore le vinyle alors que c'est objectivement nul ?" , vu la mauvaise qualité de beaucoup de supports numériques il serait même plus juste, en généralisant bêtement de la même façon , de dire qu'objectivement c'est le numérique qui est nul.
En réalité c'est surtout idiot de généraliser ainsi.


RE: Tout est dit... - raoul - 11/05/2026

(Hier-20:53:43)xtof a écrit : Cool 

Bonjour à tous, 
Je viens de visionner la dernière vidéo de Florent Garcia (bien connu pour ses analyses pédagogiques) intitulée "Pourquoi tout le monde adore le vinyle alors que c'est objectivement nul ?"

https://www.youtube.com/watch?v=9Shl6XXU7rE
...

J'ai arrêté la musique, je peux regarder enfin la vidéo.

Je ne sais pas qui c'est ce Florent Garcia.
Son discours est assez grand public, il y a quelques approximations, des contrevérités, des choix et des affirmations convenant à un public peu exigeant.

C'est pas avec ça que je vais progresser.

Si tu as apprécié les réponses que tu as eues ici sur Mélaudia, j'en suis content pour toi et c'est bien l'essentiel.